Accès au contenu
Visite officielle de l’espace-test de la Baratte

Portes-ouvertes sur des perspectives

L’espace-test maraîcher de Nevers a pour ambition de soutenir des projets de développement agricole en grandeur réelle et de manière sécurisée sur trois ans. Une démarche partenariale qui a accueilli ses deuxièmes porteurs de projet.
Par Fabienne Desseux
Portes-ouvertes sur des perspectives
Visite guidée  : l’occasion pour les élus d’un tour d’horizon complet de l’espace-test.
Il y avait foule rue de la Chaume pour saluer officiellement l’arrivée des nouveaux testeurs – Raphaël Revenu et Jean-Marie Lambert et leur «Le potager d’ici» – qui se sont appropriés ces terres il y a quelques mois déjà. L’occasion pour les institutions à l’origine de l’idée lancée en 2013 – et qui a vu l’aboutissement d’un premier projet – de faire un tour du propriétaire. Une visite guidée en présence de Justine Guérin du Conseil départemental, Denis Thuriot – avec la double casquette de maire mais aussi de président de l’Agglomération – ainsi que Éric Bertrand, président de la Chambre d’agriculture et Bernard Krempp président des «Semeurs du possible». Une visite afin de découvrir le travail effectué par les deux nouveaux maraichers en matière de culture locale et biologique mais aussi de voir où était dorénavant installé Guillaume Debeer de la première couvée.

Une promenade parmi les cultures installées mais aussi pour parler des débouchés, des questionnements et des visions de ces exploitants. En parallèle à ces portes ouvertes, les visiteurs pouvaient aussi profiter d’un marché de producteurs locaux installés sur le site. Après cette visite des plus concrètes ont eu lieu les prises de paroles inaugurales. Des discours se voulant orientés vers un développement notable à la fois du projet mais aussi des possibilités de commercialisation de ces produits biologiques.

Un espace qui ouvre des perspectives  
Ainsi Denis Thuriot a précisé qu’il existait déjà «une réflexion au niveau de l’agglomération» pour d’autres espaces-tests. Et en matière de restauration scolaire, les produits locaux et biologiques auront pour lui une place croissante notamment avec la «reconstruction de la cuisine centrale qui aura une légumerie. La filière courte pourra davantage occuper les repas des plus jeunes». Pour lui, il faut d’ailleurs que  «les états généraux de l’alimentation et une réflexion sur le modèle agricole» ailent dans le sens de la demande sociétale. Éric Bertrand s’est quant à lui félicité de ce projet d’espace-test car durant des années «la Baratte était toujours une question sans réponse». Soulignant que ce dispositif «ouvre des perspectives».
Un système comme celui-ci pouvant sans aucun doute se transposer, comme par exemple dans le domaine de l’apiculture.
Pour finir, Jocelyne Guérin a tenu à saluer «les hommes et femmes qui constituent la Nièvre» ceux qui font démarrer et grandir les idées. Pour l’élue, «il faut contractualiser avec les cantons du territoire pour que naissent ailleurs de beaux projets» ajoutant qu’il a de «la place pour l’agriculture classique et l’agriculture biologique. Pour que les besoins de la population aient en réponse des projets sur les territoires».