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PAC

PMTVA : rien ne va plus !

Entre le ministre et la FNB, la guerre est déclarée sur la PMTVA. De l’issue du bras de fer en cours pourrait bien dépendre le sort et donc l’avenir de l’élevage “made in France”.
Par Ma signature
Rien ne va plus sur le front de la PMTVA, alors que l’arbitrage du ministre de l’Agriculture est toujours attendu, la FNB est très inquiète quant au niveau de la prime qui sera retenue au-delà de la 40ème vache. Dans un communiqué la FNB dénonce [I]«les dérobades des Pouvoirs publics, une idéologie du passé et des préoccupations électoralistes qui sont en passe de ruiner les efforts et les espoirs des éleveurs spécialisés. Plus globalement, avec la nouvelle Pac nombre de producteurs bovins subiront de lourdes pertes et ce, sans transition dès 2015»[i]. Dans un interview, Jean-Pierre Fleury, président de la FNB, déclare [I]«entre la FNB et le ministre de l’Agriculture c’est la guerre. Je crains que Stéphane Le Foll ne confonde idéologie et économie. Il donne davantage l’impression de faire du saupoudrage électoral que de préparer l’élevage de demain. Il faut comprendre que l’enveloppe prévue pour dans la nouvelle Pac est la même, alors qu’il y a 300 000 vaches de plus ! Le ministre annonce donc 200 euros jusqu’à 40 vaches et il a répété dans les allées du dernier Salon de l’agriculture que le montant serait de 105 euros à partir de la 41ème. La FNB ne veut pas de cela et propose la mise en place d’une franchise sur les premiers animaux, afin de transférer le reste au-delà des quarante. Nous maintenons qu’il ne doit pas y avoir plus 25 euros d’écarts entre la 39ème et la 41ème vache et, avec cette franchise, c’est possible»[i]. La position actuelle du gouvernement ne peut donc, selon la FNB, que décourager la production par une aide PMTVA [I]«au rabais»[i]. Quant aux autres mesures (aide aux surfaces protéiques, modernisation, MAE...) annoncées comme pouvant bénéficier à l’élevage bovin-viande [I]«encore faudrait-il savoir où et comment ces mesures s’appliqueront, alors que le plus grand flou règne sur les critères d’accès, les zonages et les enveloppes financières affectées»[i].