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6/7 Dossier Enseignement : Parcours professionnel

Pas d’âge pour se former et évoluer

Un agent du Service de remplacement Côte d’Or évoque ses formations et ses motivations à passer le certificat de qualification professionnelle.
Par Aurélien Genest
Pas d’âge pour se former et évoluer
Jean-Claude Laurent : «j’y suis allé dans l’optique d’apprendre des choses, évoluer et mieux maîtriser les différentes tâches du métier».
Jean-Claude Laurent a aujourd’hui 50 ans. Habitant Essey dans le canton de Pouilly-en-Auxois, ce fils d’agriculteur nivernais travaille au Service de remplacement Auxois/Morvan qui emploie neuf salariés à temps plein : [I]«C’est ma neuvième année ici. Je travaillais auparavant chez un paysagiste et j’étais moi-même agriculteur au début de ma carrière»[i]. En 2013, Jean-Claude Laurent est intervenu dans une quarantaine d’exploitations agricoles, afin de pallier l’indisponibilité du chef d’exploitation ou d’un autre salarié. [I]«Il existe une forte demande. C’est un métier très varié, j’interviens principalement dans les systèmes bovins viande mais pas seulement»[i] ajoute l’agent, [I]«le travail est de plus en plus technique. Avant, n’importe qui ou presque aurait pu rentrer au service. Je n’avais qu’un BEP option polyculture élevage, mais c’est mon expérience dans le domaine agricole qui a pesé. Aujourd’hui, je pense que les recruteurs seraient un peu plus exigeants sur les diplômes des candidats»[i].
[INTER]Une augmentation de salaire[inter]
Durant les premières années de son contrat, Jean-Claude Laurent participe à plusieurs formations qui n’étaient pourtant pas obligatoires : [I]«j’y suis allé dans l’optique d’apprendre des choses, évoluer et mieux maîtriser les différentes tâches du métier. J’ai participé à des formations sur le secourisme, la manipulation des bovins, les accidents de la route, les éleveurs infirmiers avec la participation d’un vétérinaire, et une formation sur le bûcheronnage. C’est sans doute celle-ci qui m’a été le plus utile et dans laquelle j’ai le plus appris. Sans elle, je serais sans doute moins efficace aujourd’hui, et peut-être aurais-je eu un accident...»[i] En 2007, l’agent de remplacement entend parler du certificat de qualification professionnelle (CQP). Ce [I]«diplôme»[i] fabriqué sur mesure par des professions est une reconnaissance des capacités du salarié dans sa branche professionnelle. [I]«J’ai sauté sur l’occasion»[i] explique Jean-Claude Laurent, [I]«ma première motivation était financière : en l’obtenant je gravissais des échelons. C’était économiquement intéressant, même si on ne gagne pas quatre fois le Smic pour autant!»[i] L’autre intérêt de l’agent de remplacement était la reconnaissance de son travail par rapport à l’employeur. Dans la pratique, le Côte d’orien a entrepris un long travail d’écriture et réaliser un dossier : [I]«je devais retranscrire mes tâches quotidiennes, prouver que je connaissais bien le métier, répondre à des questions devant un jury... J’ai obtenu la CQP en 2008. Cela a été un travail relativement conséquent mais ce n’a pas été désagréable de le faire, même s’il n’est pas toujours facile de reprendre le stylo à l’âge de 45 ans... Aujourd’hui, je me sens plus sûr de moi et en cas de pépin dans le travail, je peux davantage me défendre, comprendre et expliquer les raisons du problème»[i].

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