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Concours général agricole des animaux

Paris, l’autre «pays» du mouton nivernais

Si le grand événement pour les éleveurs nivernais venus concourir au Salon, c’est le prix de championnat de la Ferme du Rompoué (Chougny) et d’Hugues Pichard (71) pour Hatenon, le beau «bébé charolais», d’autres animaux venus de la Nièvre ont aussi brillé à Paris. Les éleveurs ovins du département ont remporté de nombreux prix.
Par Emmanuel Coulombeix
Paris, l’autre «pays» du mouton nivernais
Toujours en Berrichon du Cher et aussi à Tronsanges, Bernard Lospied, lui, a obtenu un 3è prix viande en agnelles et une très belle 3è place au challenge génétique, qui récompense la performance génétique des élevages.
Terre d’élevage de bovins charolais, et reconnue comme telle au plus haut niveau, puisque Hatenon qui a remporté le Prix de championnat 2016 vient de Chougny (lire le palmarès en pages Région), la Nièvre est aussi un territoire propice à l’élevage ovin. Et sa diversité de races et de catégories... Pas moins de 6 moutonniers sont allés défendre les couleurs départementales cette année à Paris, et beaucoup tous sont revenus avec des prix, que ce soit en races Charollaise, Suffolk, Charmoise ou Berrichon du Cher. Le conseiller élevage de la Chambre d’agriculture, Christophe Rainon, qui a remporté deux prix pour ses charmoises, est aussi le naisseur du bélier sacré champion de la race en 2016. «Ce n’est pas dit durant le concours et on ne le sait pas toujours, mais c’est tellement plus valorisant» témoigne-t-il. Benjamin Pommier et Bernard Lospied, tous les deux éleveurs à Tronsanges, chacun avec leurs troupes de Berrichon du Cher, ont aussi quelques raisons de se satisfaire de leurs résultats  : un prix de championnat en mâles tondus pour le premier, une 3è place au challenge génétique de la race pour le second... Grand vainqueur des éleveurs nivernais, toutes races confondues, le Luzycois Michel Marion, un fidèle de Paris, a, lui, remporté 6 places sur les podiums de la race Charollaise. Et même trois 4è prix, en plus. Une satisfaction professionnelle plus qu’un gage de retour sur investissement, comme il l’expliquait à Terres de Bourgogne dans l’édition n°1362. Tout comme lui, Michel Clément a gagné un 3è prix viande dans la section des mâles adultes charollais. Quant à Julie Chevalier et à son père, Christophe, la race Suffolk leur réussit bien puisqu’un de leur bélier fait un 1er prix viande et un 2è prix laine. Au total, les différents concours de races ovines au Salon de l’agriculture rapportent donc 13 places sur les podiums aux Nivernais.

Les bovins charolais nivernais reconnus au top

Hatenon, le taureau bien né, est donc le grand champion de Paris 2016. Il fait la fierté de ses propriétaires, la SAS Ferme du Rompoué à Chougny et la SCEA Hugues Pichard (71).

Et comme lui, les charolais de la Nièvre se sont bien comportés en concours, avec un palmarès désormais devenu traditionnel pour les éleveurs du département. Ainsi, Gandin, un taureau né avant le 1er décembre 2011, a aussi obtenu un 2è prix de section, à la grande satisfaction de son propriétaire, Gilles Mayet de Livry. Et les résultats des mâles ne doivent pas masquer celui des femelles.

Notons le très beau 1er prix de section d’Irlandaise (vaches suitées nées du 15 août 2012 au 14 août 2013), présentée par le Gaec Roubé-Fayet de Magny-Cours, ainsi que les 3è prix de section de Grace et d’Elsa, deux vaches suitées appartenant respectivement au Gaec Gauthé d’Isenay et au Gaec de Beaumont d’Alligny-en-Morvan.