Action syndicale
Pac : ils durcissent le mouvement
Plus de 100 agriculteurs ont fait irruption au Conseil régional de Bourgogne lundi matin à Dijon. Les représentants JA et FDSEA de Côte d’Or accompagnés de la FRSEA et JA Bourgogne ont réaffirmé leurs revendications sur la prochaine politique agricole commune.
Tous les élus de Bourgogne étaient là, qu’ils soient de la majorité, de l’opposition ou présidents de groupes. En intervenant lors de la session plénière du Conseil régional, les représentants JA et FDSEA des départements bourguignons ont choisi un moment opportun pour être entendus.
Cinq responsables professionnels se sont exprimés chacun leur tour : Fabrice Faivre (président de la FDSEA de Côte d’Or), Francis Letellier (président de la FRSEA), Jacques de Loisy (président de la commission productions végétales de la FDSEA de Côte d’Or), Aurélien Viellard (président des JA de Côte d’Or au nom des JA Bourgogne) puis Jean-Pierre Fleury au nom de la Chambre d’agriculture régionale.
[INTER]Demandes sur les MAE[inter]
Fabrice Faivre a déploré les impacts négatifs de la prochaine réforme de la Pac : [I]«Le premier pilier va entraîner une perte de 15 à 20 millions d’euros pour notre région. Nous avons déjà perdu entre 30 et 35 millions d’euros lors de la réforme Barnier. La coupe est pleine !»[i]. Pour combler ces pertes, Fabrice Faivre souhaite que le second pilier soit suffisamment fourni pour la Bourgogne, région particulièrement [I]«mal servie par rapport à d’autres»[i] : [I]«il nous faut retrouver des marges de manœuvre et une mesure de soutien aux exploitations de grandes cultures en zone à faible potentiel : ça se fera dans le cadre de MAE. Vous, Conseil régional, vous avez la main avec la Draaf : trouvez un consensus et des aménagements !»[i].
Le président de la FDSEA de Côte d’Or a rappelé le [I]«profond malaise»[i] dans lequel se trouve actuellement le monde rural. [I]«La Pac ne favorisera pas non plus l’élevage bourguignon»[i] ajoute Fabrice Faivre, [I]«nos éleveurs vont être les dindons de la farce. Nous demandions le retournement des prairies pour être plus autonomes et moins écrasés par les charges»[i][I][i].
[INTER]Récupérer 50 millions d’euros[inter]
Francis Letellier a abordé les soutiens Feader : [I]«Il va nous manquer 80 millions d’euros dans le deuxième pilier. Il faut au moins en récupérer une cinquantaine. Rien n’est figé à Paris, aidez-nous. Il y a une enveloppe à aller chercher pour soutenir et corriger les handicaps en Bourgogne sur toutes les productions et sur tous les territoires qui en ont besoin»[i]. Jacques de Loisy s’est indigné de voir, pour son département, une aide à l’hectare [I]«inférieure de moitié, voire trois fois moindre»[i] que dans certaines zones de la France. Jacques de Loisy a également parlé d’emploi: [I]«plus de la moitié des exploitations céréalières embauchent. Ceux qui prônent la décroissance de nos exploitations sont contre l’emploi»[i].
[INTER]Demande de rendez-vous[inter]
Aurélien Viellard a demandé à François Patriat de fixer un rendez-vous avec le ministre de l’Agriculture et même avec le Premier Ministre : [I]«Nous irons ensemble chercher cette enveloppe à Paris. Nous ne sortirons pas de cette réunion sans avoir une réponse sur les zones intermédiaires. Les mesures annoncées aujourd’hui sont un gros manque à gagner pour la ruralité. Elles vont accentuer l’agrandissement des exploitations et le retard des installations !»[i].
Jean-Pierre Fleury a quant à lui insisté sur l’importance des négociations au plan national : [I]«Cette période s’inscrit dans six années à venir mais les critères qui sont en train d’être définis sont discriminatoires pour notre région et vont durer dans le temps. Nous devons bâtir ensemble un modèle pour la Bourgogne»[i]. Jean-Pierre Fleury a considéré la sur-prime des 52 premiers hectares comme une [I]«véritable erreur historique»[i].
Cinq responsables professionnels se sont exprimés chacun leur tour : Fabrice Faivre (président de la FDSEA de Côte d’Or), Francis Letellier (président de la FRSEA), Jacques de Loisy (président de la commission productions végétales de la FDSEA de Côte d’Or), Aurélien Viellard (président des JA de Côte d’Or au nom des JA Bourgogne) puis Jean-Pierre Fleury au nom de la Chambre d’agriculture régionale.
[INTER]Demandes sur les MAE[inter]
Fabrice Faivre a déploré les impacts négatifs de la prochaine réforme de la Pac : [I]«Le premier pilier va entraîner une perte de 15 à 20 millions d’euros pour notre région. Nous avons déjà perdu entre 30 et 35 millions d’euros lors de la réforme Barnier. La coupe est pleine !»[i]. Pour combler ces pertes, Fabrice Faivre souhaite que le second pilier soit suffisamment fourni pour la Bourgogne, région particulièrement [I]«mal servie par rapport à d’autres»[i] : [I]«il nous faut retrouver des marges de manœuvre et une mesure de soutien aux exploitations de grandes cultures en zone à faible potentiel : ça se fera dans le cadre de MAE. Vous, Conseil régional, vous avez la main avec la Draaf : trouvez un consensus et des aménagements !»[i].
Le président de la FDSEA de Côte d’Or a rappelé le [I]«profond malaise»[i] dans lequel se trouve actuellement le monde rural. [I]«La Pac ne favorisera pas non plus l’élevage bourguignon»[i] ajoute Fabrice Faivre, [I]«nos éleveurs vont être les dindons de la farce. Nous demandions le retournement des prairies pour être plus autonomes et moins écrasés par les charges»[i][I][i].
[INTER]Récupérer 50 millions d’euros[inter]
Francis Letellier a abordé les soutiens Feader : [I]«Il va nous manquer 80 millions d’euros dans le deuxième pilier. Il faut au moins en récupérer une cinquantaine. Rien n’est figé à Paris, aidez-nous. Il y a une enveloppe à aller chercher pour soutenir et corriger les handicaps en Bourgogne sur toutes les productions et sur tous les territoires qui en ont besoin»[i]. Jacques de Loisy s’est indigné de voir, pour son département, une aide à l’hectare [I]«inférieure de moitié, voire trois fois moindre»[i] que dans certaines zones de la France. Jacques de Loisy a également parlé d’emploi: [I]«plus de la moitié des exploitations céréalières embauchent. Ceux qui prônent la décroissance de nos exploitations sont contre l’emploi»[i].
[INTER]Demande de rendez-vous[inter]
Aurélien Viellard a demandé à François Patriat de fixer un rendez-vous avec le ministre de l’Agriculture et même avec le Premier Ministre : [I]«Nous irons ensemble chercher cette enveloppe à Paris. Nous ne sortirons pas de cette réunion sans avoir une réponse sur les zones intermédiaires. Les mesures annoncées aujourd’hui sont un gros manque à gagner pour la ruralité. Elles vont accentuer l’agrandissement des exploitations et le retard des installations !»[i].
Jean-Pierre Fleury a quant à lui insisté sur l’importance des négociations au plan national : [I]«Cette période s’inscrit dans six années à venir mais les critères qui sont en train d’être définis sont discriminatoires pour notre région et vont durer dans le temps. Nous devons bâtir ensemble un modèle pour la Bourgogne»[i]. Jean-Pierre Fleury a considéré la sur-prime des 52 premiers hectares comme une [I]«véritable erreur historique»[i].
La réponse de François Patriat
Le président du Conseil régional a rappelé que la région n’avait jamais baissé la garde sur l’agriculture : «Dès que j’ai vu que la Bourgogne était dans le peloton de queue, j’ai aussitôt alerté mes collègues des autres régions. Sachez que nous avons déjà sauvé l’ICHN et le couplage pour l’élevage. Je retourne à l’ARF la semaine prochaine, je ferai remonter votre action d’aujourd’hui. Nous allons nous battre pour obtenir des mesures supplémentaires sur le deuxième pilier qui a déjà bien avancé depuis le début de l’année (passage de 385 à 554 millions d’euros). Les critères ont été retenus à l’unanimité des régions. Pour cette réforme de la Pac, je n’ai pas donné mon accord global, j’ai continué de travailler pour que l’on puisse faire mieux pour la Bourgogne».