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Jean-Luc Baudot

«Nous sommes tous des sélectionneurs»

Éleveur-naisseur et sélectionneur, Jean-Luc Baudot (Gaec Baudot Elevage) à Pont-et-Massène (21), présente un veau au concours de reproducteur et un vache au concours de viande.
Par Propos recueillis par Anne-Marie Klein
«Nous sommes tous des sélectionneurs»
Jean-Luc Baudot, “se régale à l’avance” d’un Mondial charolais où le monde de l’élevage va se trouver rassemblé.
[I]«De la sélection tous les éleveurs en font, qu’ils soient vendeurs de broutards ou de reproducteurs, car quand on fait naître ce qui compte c’est de réussir le vêlage et d’avoir le meilleur animal possible en fonction de sa destination. Notre métier a beaucoup évolué, le marché est difficile et il ne faut pas attendre de miracle sur le prix de la viande. C’est sur les charges que l’on peut et que l’on doit encore agir en apportant notamment une attention particulière aux conditions d’élevage. Avoir des vaches résistantes, faciles à conduire et à vêler qui optimisent la ration, c’est un plus. Pour ce Mondial charolais il est important dans le contexte de travail actuel que tous les acteurs de la filière se trouvent rassemblés. Ce rapprochement entre le monde de la sélection et celui de la viande a été initié lors du Salon du charolais qui s’est tenu à Saulieu en août 2012. Le déclic s’est fait là, lors de cette première occasion de rapprochement formel et officiel. Et cela s’est traduit par de nouvelles relations commerciales et un rapprochement durable. Pour nous tous, les concours permettent de valoriser ce que l’on fait, de montrer notre savoir-faire et nous faisons tous partie de la même chaîne de valeur. Ce Mondial, je m’en régale à l’avance, certains concours comme Gueugnon ou Roanne fonctionnent déjà sur ce principe du grand rassemblement et on sait que les éleveurs apprécient ces événements. Nous sélectionnons des reproducteurs mais nous produisons aussi des broutards et il faut toujours avoir à l’esprit que la destination de la race charolaise c’est l’assiette du consommateur. En tant que sélectionneurs nous sommes des multiplicateurs, à ce titre nous nous devons de bien travailler à l’amélioration de la race pour répondre aux besoins des utilisateurs et nous avons aujourd’hui tous les outils nécessaires pour y parvenir»[i].