Manifestation devant la sous-préfecture de Château-Chinon
«Nous ne sommes plus en mode dialogue !»
Mercredi 21 mai vers 21h, une centaine d’agriculteurs du Morvan et des cantons limitrophes, ainsi qu’une vingtaine de tracteurs, sont venus déverser leur mécontentement devant la sous-préfecture de Château-Chinon. La Pac, dont les annonces tardent autant que les propositions inquiètent, a motivé les troupes placées sous les banderoles du syndicalisme majoritaire.
François Rosa ne s’attendait sûrement pas à çà. Mercredi dernier, en début de soirée, les agriculteurs morvandiaux ont déversé, durant plus de deux heures, paille, fumier, pneus, lisier, déchets verts, blocs de pierre et autres gravats devant les grilles de sa sous-préfecture. [I]«Château-Chinon n’avait encore connu aucune manifestation agricole de cette envergure»[i] témoignait l’un des participants... C’est dire si les professionnels morvandiaux, habitués des bras de fer avec les représentants de l’Etat successifs dans la capitale morvandelle, étaient remontés. Portant plus ou moins les bannières de la FDSEA et des JA de la Nièvre mais attachés à démontrer l’exaspération et le mécontentement de tous les paysans du Morvan et des alentours, spécialisés dans l’élevage bovin allaitant, ils dénonçaient cette fois-ci à la fois les atermoiements du gouvernement dans l’annonce de la nouvelle Pac et les propositions, dans les tuyaux, concernant ses modalités. Comme chez le député Christian Paul, la semaine passée, les agriculteurs du Morvan craignent des mesures défavorables à leur spécialisation et à leur zone intermédiaire, le tout en contradiction avec les engagements de François Hollande, au dernier Sommet de l’élevage de Cournon d’Auvergne.
[INTER]«Pas de dialogue»[inter][INTER][inter]
Le sous-préfet, averti de l’action un peu plus tôt, et entouré de deux gendarmes, était sorti accueillir les manifestants et tenteé de nouer un dialogue avec leurs représentants. Il proposait même à Michel Prévotat et Alexandre Lorré, qui l’ont dès leur arrivée mis au [I]«parfum», d’entrer[i] en communication avec Michèle Kirry, la préfète de la Nièvre. Issue déclinée par les intéressés car «ce n’est plus le temps du dialogue. Nous avons été pique-niqué le 9 avril à Nevers. Nous devions avoir des réponses sous huit jours et nous attendons toujours. On nous ballade» lui ont opposé les agriculteurs énervés. François Rosa a bien essayé de convaincre que les propositions de la FNB, suite au rassemblement régional de Nevers, étaient étudiées au ministère et que les études techniques avançaient à Paris, rien n’y a fait. Les objets de la colère se déversaient, dans des proportions jamais encore atteintes, devant, au-dessous et par-dessus les gilles et les portes de la sous-préfecture. Le lendemain, ce sont les services techniques de la ville qui ont été chargées d’effacer les stigmates de la contestation agricole. Jusqu’à la prochaine fois. [I]«Si la PMTVA et la nouvelle Pac ne vont pas dans notre sens, nous continuerons, la semaine prochaine et celle d’après»[i] a prévenu Alexandre Lorré devant le sous-préfet dépité.
[INTER]«Pas de dialogue»[inter][INTER][inter]
Le sous-préfet, averti de l’action un peu plus tôt, et entouré de deux gendarmes, était sorti accueillir les manifestants et tenteé de nouer un dialogue avec leurs représentants. Il proposait même à Michel Prévotat et Alexandre Lorré, qui l’ont dès leur arrivée mis au [I]«parfum», d’entrer[i] en communication avec Michèle Kirry, la préfète de la Nièvre. Issue déclinée par les intéressés car «ce n’est plus le temps du dialogue. Nous avons été pique-niqué le 9 avril à Nevers. Nous devions avoir des réponses sous huit jours et nous attendons toujours. On nous ballade» lui ont opposé les agriculteurs énervés. François Rosa a bien essayé de convaincre que les propositions de la FNB, suite au rassemblement régional de Nevers, étaient étudiées au ministère et que les études techniques avançaient à Paris, rien n’y a fait. Les objets de la colère se déversaient, dans des proportions jamais encore atteintes, devant, au-dessous et par-dessus les gilles et les portes de la sous-préfecture. Le lendemain, ce sont les services techniques de la ville qui ont été chargées d’effacer les stigmates de la contestation agricole. Jusqu’à la prochaine fois. [I]«Si la PMTVA et la nouvelle Pac ne vont pas dans notre sens, nous continuerons, la semaine prochaine et celle d’après»[i] a prévenu Alexandre Lorré devant le sous-préfet dépité.