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Etablissement Départemental de l’Elevage

«Nous ne sommes pas des contrôleurs»

L’identification est un sujet d’actualité alors que la DDT dévoile son bilan des contrôles 2016 et ses estimations 2017. L’occasion de revenir sur le rôle de l’Établissement  Départemental de l’Élevage (EDE) dont la vocation est de détecter, conseiller, corriger… mais en aucun cas contrôler
Par Fabienne Desseux
«Nous ne sommes pas des contrôleurs»
EDE : L’identification des animaux, une cause fréquente l’anomalie
«On entend souvent : «Tiens, on a été contrôlés par l’EDE !» mais ce n’est pas notre mission, nous ne sommes pas des contrôleurs» martèlent Thérèse Romefort, directrice du service à la Chambre, et Jean-Louis Bridier, conseiller élevage. Une confusion qui vient du fait que l’administration peut diligenter l’EDE suite à l’envoi d’un courrier notifiant à l’éleveur diverses anomalies. La visite des conseillers devant, dans ce cas, aider le professionnel à se mettre en conformité. Le service, quant à lui, venant en prévention le reste du temps. Ainsi deux équipes ont visité cette année 150 élevages pour 27 000 bêtes vérifiées (présence des animaux, boucles, notifications, passeports...) «L’info ne remonte pas, ça reste entre eux et nous» tient à souligner Jean-Louis Bridier qui explique que ces visites sont proposées – et non imposées – aux éleveurs par l’EBE. Une aide qui peut aussi être sollicitée par l’exploitant lui-même. La Nièvre est le premier département en taille de cheptels et il est courant de se retrouver noyé dans le suivi des animaux tant il y a de choses à enregistrer, de délais à respecter. Personne n’est à l’abri, on peut se sentir perdu ou dépassé, par exemple en cas de soucis personnels. L’EDE peut donc être d’un grand secours si on sait, si on sent qu’il n’y a plus la maitrise. D’autant que la visite sur l’exploitation n’est pas payante. Seul le temps de la correction peut l’être si celle-ci est effectuée par l’EDE. Ce qui n’est pas systématique. Si les erreurs sont simples, elles peuvent en effet être corrigées par l’éleveur lui même.

Pratique : Contact et renseignements : Élodie Merliln ou Jean-Louis Bridier 03 86 93 40 40