Filière Bois-Forêt
Mon beau Morvan... roi des sapins
Du poids économique de la production de sapins de Noël en Bourgogne, on sait assez peu de choses. Grâce au travail d'un ingénieur agricole, également animateur de l'Association française des sapins de Noël naturels, on sait tout de même qu'ils sont une centaine à pratiquer cette activité dans le Morvan et qu'ils «pèsent» un quart de la consommation nationale.
Vincent Houis, de son bureau à la Maison du Parc Naturel régional du Morvan, anime l'Association française des sapins de Noël naturels, qui regroupe 88 producteurs français dont une quinzaine de Bourgogne. «Il n'existe pas encore de statistiques officielles sur la filière dans le Morvan, les données collectées pour la première fois dans le cadre du Recensement général agricole 2010 n'ayant pas encore été décortiquées» prévient-il. De son travail de quelques années dans cette association nationale, Vincent Houis a tout de même dégagé quelques données lourdes. Avec 1500 hectares dans le périmètre du Parc, l'activité sapins de Noël regroupe une centaine de producteurs de la région. Des petits, des moyens et des grands. S'il est impossible d'affiner au point de savoir quelles sont les surfaces de chacun, leurs systèmes de production, et leurs réseaux de distribution, l'ingénieur souligne qu'il en a réalisé une typologie approximative: des amateurs ou des retraités qui cultivent le sapin «pour mettre du beurre dans les épinards» avec 3 à 5 hectares de surface, des agriculteurs diversifiés, le plus souvent éleveurs bovins, qui disposent de 15 à 30 hectares et des professionnels spécialisés dont c'est l'activité unique, tout au long de l'année, sur 60 à 70 hectares. Vincent Houis ne peut pas délimiter la proportion de chaque catégorie. Il peut en revanche définir que la centaine de Bourguignons producteurs du précieux arbre décoratif représente environ un quart de la consommation nationale annuelle. Ce qui fait de la Bourgogne le leader incontesté du sapin de Noël.
L'ingénieur agricole sait également, grâce à une étude menée par France AgriMer et Val'hor chaque année, quelles sont les données commerciales du marché du sapin de Noël en France. En 2010, il s'est vendu 5,1 millions de sapins naturels dans tout le pays, toutes essences confondues. Les Bourguignons sont particulièrement friands d'àpicéas, de Nordmann et de Nobilis à distribuer par autant de réseaux que de types de producteurs. Sur les 5,1 millions d'unités, près de 1 million était importé de Belgique et du Danemark. On peut donc évaluer à 4 millions le volume global national et donc à près d'un million le nombre de sapins «made in Bourgogne».
[INTER]Vente directe, GMS, fleuristes, Ikea...[inter]
Selon le type d'exploitation, les producteurs commercialisent par l'intermédiaire des groupements, sur les marchés d'intérêt national (comme le M.I.N. de Rungis), en contractant avec les grandes surfaces, en travaillant avec des fleuristes ou par le biais de la vente directe. Les plus petits producteurs choisissent ces deux derniers modes de commercialisation le plus souvent. Vincent Houis cite aussi le cas de l'enseigne Ikea, très en vogue dans ce secteur d'activité, «mais qui nous concerne moins car faisant appel à l'importation». Certains producteurs assurent aussi leurs débouchés auprès de comités d'entreprises et de collectivités publiques telles que les écoles, les mairies, les maisons de retraite... Pour que Noël rime toujours avec «Mon beau sapin, roi des forêts».
L'ingénieur agricole sait également, grâce à une étude menée par France AgriMer et Val'hor chaque année, quelles sont les données commerciales du marché du sapin de Noël en France. En 2010, il s'est vendu 5,1 millions de sapins naturels dans tout le pays, toutes essences confondues. Les Bourguignons sont particulièrement friands d'àpicéas, de Nordmann et de Nobilis à distribuer par autant de réseaux que de types de producteurs. Sur les 5,1 millions d'unités, près de 1 million était importé de Belgique et du Danemark. On peut donc évaluer à 4 millions le volume global national et donc à près d'un million le nombre de sapins «made in Bourgogne».
[INTER]Vente directe, GMS, fleuristes, Ikea...[inter]
Selon le type d'exploitation, les producteurs commercialisent par l'intermédiaire des groupements, sur les marchés d'intérêt national (comme le M.I.N. de Rungis), en contractant avec les grandes surfaces, en travaillant avec des fleuristes ou par le biais de la vente directe. Les plus petits producteurs choisissent ces deux derniers modes de commercialisation le plus souvent. Vincent Houis cite aussi le cas de l'enseigne Ikea, très en vogue dans ce secteur d'activité, «mais qui nous concerne moins car faisant appel à l'importation». Certains producteurs assurent aussi leurs débouchés auprès de comités d'entreprises et de collectivités publiques telles que les écoles, les mairies, les maisons de retraite... Pour que Noël rime toujours avec «Mon beau sapin, roi des forêts».