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Finale départementale de jugement de bétail

Moment de cohésion et d’espoir

La finale départementale de jugement de bétail, qui avait lieu dimanche à la Celle sur Nièvre, a vu 5 JA consacrés pour leur talent d’évaluation des bovins, ovins et équins présents sur l’exploitation.
Par Emmanuel Coulombeix
Moment de cohésion et d’espoir
Entourés des représentants d’OPA, les cinq jeunes lauréats qui iront défendre les couleurs nivernaises à la finale nationale de jugement de bétail, lors du prochain salon de l’agriculture à Paris.
Avec la finale du concours de labours, la finale de jugement de bétail est l’autre événement-phare de l’année pour les jeunes agriculteurs du département. Dimanche, à l’invitation de l’échelon départemental et de l’équipe du canton de La Charité/Pouilly/Donzy, ce sont 54 jeunes concurrents dans la catégorie bovins, 28 en ovins (parfois participant aux deux épreuves) et 11 en équins qui se sont affrontés pour noter au plus près les animaux par rapport à leurs témoins. «C’est plus que d’habitude» commentait Alexandre Lorré, le président départemental des JA, sans toutefois «pouvoir l’expliquer». Une belle démonstration d’enthousiasme et de vigueur, dans ces temps économiques troublés, de la part de jeunes «pleins de talents» qui partagent, dans la bonne humeur, «une même passion pour l’élevage, un même engouement pour le métier». Les deux lauréats du jugement en bovins et ovins et celui de la catégorie équins iront défendre les couleurs de la Nièvre à la finale nationale, lors du prochain Salon de l’agriculture à Paris. Dans son discours, avant la proclamation du palmarès et après avoir remercié l’engagement des organisateurs, Alexandre Lorré a tenu à souligner que «dans ce contexte économique malmené, dans cette concurrence de la végétalisation toujours très forte, des jeunes font le choix de faire perdurer notre élevage et nos territoires. Soit il y a l’option de se résigner, soit nous considérons que l’union fait la force et que, si nous n’avons pas toutes les cartes en main, on arrivera à inverser la vapeur». Un plaidoyer que le jeune responsable syndical a eu longuement le temps d’exposer, plus tôt dans la journée, au préfet de la Nièvre. Jean-Pierre Condemine est venu rencontrer en fin de matinée les JA ainsi que le président de la Chambre d’agriculture sur place. «Le préfet a été très attentif à nos revendications. L’échange, conclu par un déjeuner en commun, a duré plus de 2h30, entre le moment où il est arrivé et celui où il est reparti de La Celle-sur-Nièvre» expliquait dimanche soir le président des JA58. «Tous les dossiers agricoles du département ont été balayés, à commencer par la conjoncture économique et l’impérative nécessité de trouver des solutions rapidement mais aussi la mise en avant et la valorisation de nos productions et de nos territoires». Les JA participent aux quatre groupes de travail mis en place sous l’autorité du préfet, à l’initiative de Michèle Kirry, son prédécesseur, au soir de la manifestation du 15 octobre à Nevers.

Du bien au moral   !
Comparant les relations de la FDSEA avec les JA aux liens de solidarité entre un père et son fils, Stéphane Aurousseau, à son tour, a insisté sur la dimension «plus festive, plus conviviale, de la manifestation d’aujourd’hui. Depuis six mois que je suis président de la FDSEA 58, j’ai pris l’habitude de dire que tout va mal mais il y a un temps pour tout. Aujourd’hui il est important de dire que nous devons attirer beaucoup de jeunes. Il ne faut pas qu’on les décourage du métier. Notre rôle est de les alerter que ce ne sera pas facile, qu’ils devront être de bons professionnels et des gestionnaires rigoureux mais il faut aussi qu’on les encourage en leur expliquant que notre métier a de vrais attraits, comme la liberté quand on se lève le matin de décider ce qu’on va faire dans la journée ou celle de rester maîtres chez nous». Le credo a ensuite été décliné par Éric Bertrand, le président de la Chambre, sur le même mode positiviste : «Cette manifestation, à laquelle ont répondu de si nombreux jeunes, donne de l’espoir et fait du bien au moral. Notre agriculture ne sera riche que des femmes et des hommes qui s’y engageront. On a beaucoup besoin de vous. La Chambre d’agriculture est votre boutique, faite pour vous avec des compétences multiples. Questionnez-là ! Mettez-nous au défi  ! On essaiera de répondre !» a-t-il lancé devant les jeunes, les responsables professionnels et le nombreux public.