Marché au cadran de Moulins-Engilbert
Moins de volume en 2013 mais une meilleure valorisation
La Sicafome tenait son assemblée générale vendredi 6 juin à la salle polyvalente de Moulins-Engilbert. Bernard Gauthier, son président, était satisfait du bilan de l’exercice 2013 dont l’activité a été présentée par Philippe Martin, vice-président. Si l’année passée a été «une très bonne année», les chiffres des premiers mois de 2014 sont bien moins encourageants.
En 2013, le marché au cadran de Moulins-Engilbert a vu ses apports se stabiliser tant sur le nombre d’animaux présentés que vendus.
55 934 bovins, ce sont 329 animaux de moins (-1%) qu’en 2012 qui ont été apportés pour 52 060 vendus soit 746 de moins (taux d’invendus de 7%).
Surtout, le prix moyen d’un bovin s’est établi à 1115 euros, soit 21 euros de plus qu’en 2012. En bovins, le chiffre d’affaires progresse de 277 953 euros (à 58 037 633 euros) par rapport à l’exercice 2012. En ce qui concerne les ovins, le nombre d’animaux présentés est de 22 308, soit 1618 de moins que l’année précédente. 21 673 animaux ont été vendus, soit 1372 de moins. Leur prix moyen s’établit à 107 euros, soit 3 euros de plus qu’en 2012. Cette augmentation ne permet toutefois pas de maintenir le chiffre d’affaires ovins, en diminution de 3% à 2 308 667 euros. Si en moyenne par jour de vente, l’an dernier, la Sicafome a vendu 1041 bovins (sur 1119 présentés) et 803 ovins (sur 826), la principale satisfaction de ses responsables repose sur une meilleure valorisation des animaux vendus l’an dernier. Ainsi, le solde bénéficiaire de la société grimpe à 98 607 euros en 2013 contre 38 382 euros en 2012. Les comptes présentés par Pierre Brossard, le trésorier, ont été adoptés à l’immense majorité des 63 000 voix exprimées (quorum de 15 000 voix). De même que la 1ère résolution de l’après-midi qui consiste à appliquer une ristourne supplémentaire de 0,45% par animal aux vendeurs adhérents qui commercialisent plus de 80% de leur production sur le marché.
[INTER]2014 «nettement moins bon !»[inter]
Bernard Gauthier, en revanche, constate qu’en 2013, [I]«c’est la valeur qui a fait le résultat. On sait déjà que 2014 sera nettement moins bonne»[i]. Par exemple, sur les 5 premiers mois de l’année, le président fait état d’une baisse des tarifs, particulièrement marquée dans la catégorie des vaches. Ainsi, le prix moyen des bovins en mai dernier s’établissait à 1154 euros, contre 1208 au mois de mai 2013. [I]«Sur une vache, on en est à -200 euros par rapport à juin 2013»[i] relève-t-il, [I]«et si on multiplie par le nombre de vaches de l’exploitation...»[i]
A cela s’ajoutent des facteurs d’incertitude pour l’avenir. Il cite, en dépit de cours meilleurs en 2013, une production en baisse, des trésoreries d’exploitations [I]«au plus mal»[i] suite à des conditions climatiques et sanitaires désastreuses depuis 2007 (pluviométrie, FCO, sécheresse, virus de Schmallenberg...), des mises aux normes qui ont parfois entraîné de très importants endettements, et les charges de nutrition et de carburant qui ont explosé dans le même temps. Enfin, Bernard Gauthier évoque aussi le cas de certains des adhérents qui, au regard de la nouvelle Pac, risquent d’être sérieusement pénalisés par le nouveau barême de la PMTVA parce qu’ils dépassent les 140 bovins. [I]«Pour toutes ces raisons, nous avons donc décidé, cette année, de faire un effort afin de récompenser et de fidéliser les éleveurs à cet outil qui est indispensable au service de la filière. Mais au vu de ces indices inquiétants, nous ne pouvons pas nous risquer à un pronostic pour 2014. D’autant plus qu’il y a plus d’importations et que la négociation sur le traité transatlantique, qui pourrait concerner 300 à 600 000 t de viande, pourrait venir déstabiliser nos marchés»[i]. Prudence, donc...
55 934 bovins, ce sont 329 animaux de moins (-1%) qu’en 2012 qui ont été apportés pour 52 060 vendus soit 746 de moins (taux d’invendus de 7%).
Surtout, le prix moyen d’un bovin s’est établi à 1115 euros, soit 21 euros de plus qu’en 2012. En bovins, le chiffre d’affaires progresse de 277 953 euros (à 58 037 633 euros) par rapport à l’exercice 2012. En ce qui concerne les ovins, le nombre d’animaux présentés est de 22 308, soit 1618 de moins que l’année précédente. 21 673 animaux ont été vendus, soit 1372 de moins. Leur prix moyen s’établit à 107 euros, soit 3 euros de plus qu’en 2012. Cette augmentation ne permet toutefois pas de maintenir le chiffre d’affaires ovins, en diminution de 3% à 2 308 667 euros. Si en moyenne par jour de vente, l’an dernier, la Sicafome a vendu 1041 bovins (sur 1119 présentés) et 803 ovins (sur 826), la principale satisfaction de ses responsables repose sur une meilleure valorisation des animaux vendus l’an dernier. Ainsi, le solde bénéficiaire de la société grimpe à 98 607 euros en 2013 contre 38 382 euros en 2012. Les comptes présentés par Pierre Brossard, le trésorier, ont été adoptés à l’immense majorité des 63 000 voix exprimées (quorum de 15 000 voix). De même que la 1ère résolution de l’après-midi qui consiste à appliquer une ristourne supplémentaire de 0,45% par animal aux vendeurs adhérents qui commercialisent plus de 80% de leur production sur le marché.
[INTER]2014 «nettement moins bon !»[inter]
Bernard Gauthier, en revanche, constate qu’en 2013, [I]«c’est la valeur qui a fait le résultat. On sait déjà que 2014 sera nettement moins bonne»[i]. Par exemple, sur les 5 premiers mois de l’année, le président fait état d’une baisse des tarifs, particulièrement marquée dans la catégorie des vaches. Ainsi, le prix moyen des bovins en mai dernier s’établissait à 1154 euros, contre 1208 au mois de mai 2013. [I]«Sur une vache, on en est à -200 euros par rapport à juin 2013»[i] relève-t-il, [I]«et si on multiplie par le nombre de vaches de l’exploitation...»[i]
A cela s’ajoutent des facteurs d’incertitude pour l’avenir. Il cite, en dépit de cours meilleurs en 2013, une production en baisse, des trésoreries d’exploitations [I]«au plus mal»[i] suite à des conditions climatiques et sanitaires désastreuses depuis 2007 (pluviométrie, FCO, sécheresse, virus de Schmallenberg...), des mises aux normes qui ont parfois entraîné de très importants endettements, et les charges de nutrition et de carburant qui ont explosé dans le même temps. Enfin, Bernard Gauthier évoque aussi le cas de certains des adhérents qui, au regard de la nouvelle Pac, risquent d’être sérieusement pénalisés par le nouveau barême de la PMTVA parce qu’ils dépassent les 140 bovins. [I]«Pour toutes ces raisons, nous avons donc décidé, cette année, de faire un effort afin de récompenser et de fidéliser les éleveurs à cet outil qui est indispensable au service de la filière. Mais au vu de ces indices inquiétants, nous ne pouvons pas nous risquer à un pronostic pour 2014. D’autant plus qu’il y a plus d’importations et que la négociation sur le traité transatlantique, qui pourrait concerner 300 à 600 000 t de viande, pourrait venir déstabiliser nos marchés»[i]. Prudence, donc...