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Fédération des CUMA Bourgogne – antenne Nièvre

Moins de CUMA mais plus d’adhérents

L’Assemblée générale de l’antenne Nièvre de la Fédération CUMA Bourgogne (FCB), le 16 mai chez André Bourry à Saint-Jean-aux-Amognes, a été l’occasion de faire un point sur l’évolution du mouvement cumiste dans la Nièvre en 2013. La tendance est à la diminution du nombre de CUMA mais à l’augmentation de celui de leurs adhérents.
Par Emmanuel Coulombeix
Moins de CUMA mais plus d’adhérents
C‘est Mathilde Capet, l’une des deux animatrices de l’antenne, avec Benjamin Pinel, qui a présenté les rapports d’activités de l’année écoulée, devant une quinzaine d’adhérents et en présence de Lucien Brossard, président départemental, et Jean-Philippe Rousseau, directeur régional de la FCB. [I]«Le nombre de Cuma dans la Nièvre est en baisse, faible mais constante»[i] a-t-elle observé. Le département perd régulièrement deux ou trois structures chaque année. En revanche, les Cuma attirent toujours plus. Leur nombre d’adhérents ne cesse de grimper, [I]«principalement du fait de la création de la Cuma du Vignoble de Pouily qui s’est construite autour de 86 adhérents»[i]. Du coup, la courbe du chiffre d’affaires cumulé des Cuma nivernaises s’avère elle aussi en hausse, avec une augmentation sur un an de près de 374 000 euros (à 3 151 000 euros).

A l’exception d’une certaine stagnation en 2009-2010, cette évolution est constante depuis 2007 (2 225 000 euros) tandis que le nombre d’adhérents est passé entre 2007 et 2012, de moins de 1500 à près de 1800. Rien d’alarmant, donc, dans le phénomène de [I]«concentration»[i] des structures existantes qui laisse entrevoir un bel avenir au mouvement dans la Nièvre...

Travail du sol et récolte des fourrages
Il semble d’ailleurs que les [I]«cumistes»[i] en soient d’ailleurs les premiers convaincus, puisque, [I]«après plusieurs années de baisse, les investissements dans les Cuma nivernaises ont dépassé le niveau des cinq dernières années, pour atteindre 3,87 millions d’euros»[i] (2,38 millions en 2007).

Cette augmentation, entamée entre 2011 et 2012, [I]«trouve une partie de son explication dans la forte évolution du nombre de matériels achetés»[i] souligne Mathilde Capet avant de nuancer son propos: [I]«si on considère le nombre de matériels achetés, le niveau de 2012 n’est pas exceptionnel. Il ne constitue qu’un retour à un investissement moyen de 130 matériels par an»[i]. Vu le nombre, le prix d’achat du matériel participe de manière importante à cette évolution, d’autant plus que les Cuma investissent principalement dans du matériel neuf (cent quinze neufs et dix huit d’occasion en 2012), gage de meilleures performances. Dans le détail, l’année passée, les Cuma ont préféré les matériels de travail du sol (dix sept déchaumeurs et rouleaux) et dans le matériel de récolte du fourrage (quinze faucheuses, faneuses, andaineurs, enrubanneuses, presses...). Quatre moissonneuses ont aussi été achetées en Cuma.

La fabrication d’aliments à la ferme

La maîtrise des coûts alimentaires est une grande problématique des éleveurs, particulièrement en l’absence de production de céréales sur l’exploitation. L’une des solutions réside dans la fabrication d’aliments à la ferme (FAF), telle que l’antenne Nièvre de la Fédération Cuma Bourgogne l’a démontré lors de sa dernière assemblée générale. Différentes solutions de productions ont été présentées sur ce sujet particulièrement adapté au travail collectif. La FAF peut comprendre différents éléments tels qu’un broyeur, un aplatisseur ou un lamineur. Le choix de s’orienter vers l’un ou l’autre dépend de la composition de la ration et de la mouture souhaitée. Il est possible d’ajouter un mélangeur afin d’obtenir en sortie une ration complète, prête à distribuer. La FAF peut se réfléchir à partir de matériels fixes dont le principal avantage est de permettre un coût d’installation limité. Elle peut également être un investissement réfléchi au sein d’un groupe d’éleveurs souhaitant s’orienter vers une solution collective et mobile. Dans ce cas, les possibilités techniques ne manquent pas. Du simple broyeur tracté au camion-broyeur-aplatisseur-mélangeur, tout est envisageable. La Cuma peut être porteuse d’un tel projet, à l’instar de la Cuma des Monts du Lyonnais, citée en exemple, qui propose à ses adhérents un service complet (broyeur-mélangeur + tracteur + chauffeur) pour un coût de prestation de 10 euros/t. S’équiper ou faire appel à un prestataire, il existe autant de modèles de FAF que d’éleveurs «fafeurs».