Concours de La Nocle Maulaix
Moindre participation, «à l’instar de tous les autres concours»
Une quarantaine de bovins charolais, apportés par une douzaine d’éleveurs de la Nièvre et un de Saône-et-Loire, se sont retrouvés samedi 15 novembre après-midi au pied de l’église de La Nocle Maulaix, pour sa traditionnelle foire-concours annuelle. C’est une participation presque divisée par deux depuis l’édition 2013.
Organisateur de cet événement incon-tournable de l’élevage charolais en sud-Nièvre, la foire-concours de La Nocle Maulaix est l’avant-dernière de la saison, avant celle de Luzy, vendredi et samedi prochains. C’est aussi celle où est désigné habituellement le Super prix d’honneur des veaux non-inscrits de toutes les foires-concours non reconnues de la Nièvre. Autant dire que pour les professionnels, l’événement est de taille et la quête des prix à la hauteur des espoirs de reconnaissance et de valorisation des veaux de l’année. Samedi dernier, pourtant, près de la moitié des participants d’il y a un an avait disparue. Si les visiteurs sont venus assez nombreux jeter un œil sur les résultats au moment du palmarès, le nombre d’animaux présentés a sensiblement reculé. Pour Joël Pautet, éleveur à Savigny Poil Fol et grand manitou du rendez-vous de La Nocle Maulaix, plusieurs raisons expliquent cette moindre affluence : «la conjoncture est mauvaise; certains éleveurs sont pris ailleurs et il y a ceux qui n’ont pas fait l’effort de venir, parfois par manque de personnel sur leurs exploitations». Cours en berne et morosité, c’est aussi le constat qu’ont fait les trois membres du jury (Didier Paponneau de Livry, Eric Dessauny de Saincaize et François Durand de Parigny-les-Vaux), regrettant le moindre nombre de concurrents mais louant tout de même «une très belle présentation».
Jangos, Super prix d’honneur
Quant à Jean-Marc Terreau, seul éleveur de Saône-et-Loire participant et qui a remporté le Prix d’honneur des taureaux de 18 mois, «c’est un phénomène général. Dans toutes les foires-concours de la région, cette année, il y a eu moins d’animaux présentés et des éleveurs qui ne sont pas venus». Tous témoignent donc que le monde de l’élevage traverse une période sombre et que le cœur n’y est pas...
Pourtant, au micro, vers 16h30, c’est M. Paponneau qui s’est fait le porte-parole des trois membres du jury pour justifier le palmarès qui venait d’être dévoilé. Il a tenu à dire «merci aux éleveurs pour cette belle présentation car aujourd’hui il y avait de la belle qualité en viande et en développement squelettique. Nous avons recherché les animaux les plus parfaits, c’est-à-dire ceux qui avaient le moins grand nombre de défauts» a-t-il expliqué, laissant supposer que le niveau était très homogène et que chaque jury n’a pas toujours partagé l’avis de ses collègues. A ce compte-là, c’est Jangos qui a été sacré Super prix d’honneur, «parce qu’il est très bien équilibré, il a de la viande, une belle allure, une bonne marche, et qu’il fera sans doute un très joli taureau»... Jangos n’est pas un inconnu des professionnels du Sud-Nivernais puisque le veau présenté par l’EARL de Frédéric Renaud, à Diennes-Aubigny, avait remporté le 1er prix d’honneur des veaux non-inscrits, le week-end précédent, lors de la Fête de l’élevage et des plaisirs gourmands de Cercy-la-Tour. Il a donc reçu cette fois-ci la consécration ultime à La Nocle Maulaix. Devant plus d’une centaine de curieux massés autour du ring, dont une bonne partie devait se retrouver, le soir, à la salle des fêtes, pour le traditionnel dîner de clôture. «130 repas sont réservés. C’est plein» se réjouissait Joël Pautet vers 16h. Preuve que les éleveurs et leurs proches, dans le sud du département, aiment ne pas se laisser abattre trop facilement...
Jangos, Super prix d’honneur
Quant à Jean-Marc Terreau, seul éleveur de Saône-et-Loire participant et qui a remporté le Prix d’honneur des taureaux de 18 mois, «c’est un phénomène général. Dans toutes les foires-concours de la région, cette année, il y a eu moins d’animaux présentés et des éleveurs qui ne sont pas venus». Tous témoignent donc que le monde de l’élevage traverse une période sombre et que le cœur n’y est pas...
Pourtant, au micro, vers 16h30, c’est M. Paponneau qui s’est fait le porte-parole des trois membres du jury pour justifier le palmarès qui venait d’être dévoilé. Il a tenu à dire «merci aux éleveurs pour cette belle présentation car aujourd’hui il y avait de la belle qualité en viande et en développement squelettique. Nous avons recherché les animaux les plus parfaits, c’est-à-dire ceux qui avaient le moins grand nombre de défauts» a-t-il expliqué, laissant supposer que le niveau était très homogène et que chaque jury n’a pas toujours partagé l’avis de ses collègues. A ce compte-là, c’est Jangos qui a été sacré Super prix d’honneur, «parce qu’il est très bien équilibré, il a de la viande, une belle allure, une bonne marche, et qu’il fera sans doute un très joli taureau»... Jangos n’est pas un inconnu des professionnels du Sud-Nivernais puisque le veau présenté par l’EARL de Frédéric Renaud, à Diennes-Aubigny, avait remporté le 1er prix d’honneur des veaux non-inscrits, le week-end précédent, lors de la Fête de l’élevage et des plaisirs gourmands de Cercy-la-Tour. Il a donc reçu cette fois-ci la consécration ultime à La Nocle Maulaix. Devant plus d’une centaine de curieux massés autour du ring, dont une bonne partie devait se retrouver, le soir, à la salle des fêtes, pour le traditionnel dîner de clôture. «130 repas sont réservés. C’est plein» se réjouissait Joël Pautet vers 16h. Preuve que les éleveurs et leurs proches, dans le sud du département, aiment ne pas se laisser abattre trop facilement...