Environnement
Mieux valoriser les paysages nivernais
Paysagiste et membre de la fédération française du paysage, Jean-Jacques Verdier souhaite que soit davantage reconnu et valorisé le patrimoine naturel, historique et culturel de la Nièvre. Une ambition qui comprend aussi l’agriculture, actrice du territoire
En 2008, 13 unités paysagères remarquables étaient identifiées dans la Nièvre et recensées dans un atlas des paysages. Celui-ci, élaboré par une équipe composée d’architectes, de paysagistes et d’urbanistes, devait être diffusé sur le site Internet de la Direction départementale des territoires (DDT).
Et pourtant, malgré sa diffusion, il est resté peu pris en compte dans les politiques locales et peu considéré par les élus. Fort de ce constat, Jean-Jacques Verdier, un paysagiste passionné qui partage son temps entre Paris et sa maison familiale à Alligny, a souhaité sensibiliser les collectivités locales, communes et communautés de communes à l’importance de l’utilisation de cet atlas dans leur politique et leur communication.
«Il y a un travail à faire auprès des collectivités pour que cet atlas soit davantage utilisé pour montrer la valeur du territoire, lequel passe par la perception paysagère, explique ce professionnel du paysage. Cet atlas pourrait servir également à la préservation des terres agricoles».
Pour Jean-Jacques Verdier, «il faut distinguer les habitants et leur cadre de vie. Il y a deux types d’observateurs du territoire : les professionnels et les visiteurs lambda, les élus doivent aussi s’appuyer sur ces observations».
Mieux identifier en les valorisant les caractéristiques paysagères de la Nièvre : c’est pour Jean-Jacques Verdier une nécessité absolue dans un département en proie à la désertification rurale et désireux d’attirer de nouveaux habitants. «La Nièvre n’est pas suffisamment reconnue, ni par ses habitants, ni par les élus ni par les touristes. Si l’on veut faire venir de nouveaux arrivants, urbains et citadins, il faut pouvoir mettre en avant la campagne nivernaise. Pour cela le paysage est un véritable levier de développement local».
Ce manque de reconnaissance du département, qui a ses raisons historiques, géographiques et démographiques, il appartient aux élus de le changer. D’où l’importance de connaître les points forts du territoire.
à commencer par les forêts nivernaises, d’importantes superficies qu’il importe de distinguer du Morvan et qui souffrent réellement d’un manque de valorisation. La Loire nivernaise, avec les vignobles de Pouilly, de Sancerre et des Coteaux du Giennois, doit elle aussi être reconnue à sa juste valeur.
Mais aussi la Puisaye, les Côtes du nivernais, les Vaux d’Yonne et de Montenoison, le Bazois, les Amognes ou encore le nivernais bourbonnais. Autant de territoires qui, d’après Jean-Jacques Verdier, devraient faire l’objet de projets structurants et collectifs.
Des projets dans lesquels l’agriculture tient elle aussi toute sa place. «L’agriculture participe largement de la perception paysagère que l’on a de son territoire. Il est important de mettre en avant les terres agricoles car si on veut avoir une bonne gestion du territoire, on doit avoir une bonne gestion agricole de ce territoire».
Et pourtant, malgré sa diffusion, il est resté peu pris en compte dans les politiques locales et peu considéré par les élus. Fort de ce constat, Jean-Jacques Verdier, un paysagiste passionné qui partage son temps entre Paris et sa maison familiale à Alligny, a souhaité sensibiliser les collectivités locales, communes et communautés de communes à l’importance de l’utilisation de cet atlas dans leur politique et leur communication.
«Il y a un travail à faire auprès des collectivités pour que cet atlas soit davantage utilisé pour montrer la valeur du territoire, lequel passe par la perception paysagère, explique ce professionnel du paysage. Cet atlas pourrait servir également à la préservation des terres agricoles».
Pour Jean-Jacques Verdier, «il faut distinguer les habitants et leur cadre de vie. Il y a deux types d’observateurs du territoire : les professionnels et les visiteurs lambda, les élus doivent aussi s’appuyer sur ces observations».
Mieux identifier en les valorisant les caractéristiques paysagères de la Nièvre : c’est pour Jean-Jacques Verdier une nécessité absolue dans un département en proie à la désertification rurale et désireux d’attirer de nouveaux habitants. «La Nièvre n’est pas suffisamment reconnue, ni par ses habitants, ni par les élus ni par les touristes. Si l’on veut faire venir de nouveaux arrivants, urbains et citadins, il faut pouvoir mettre en avant la campagne nivernaise. Pour cela le paysage est un véritable levier de développement local».
Ce manque de reconnaissance du département, qui a ses raisons historiques, géographiques et démographiques, il appartient aux élus de le changer. D’où l’importance de connaître les points forts du territoire.
à commencer par les forêts nivernaises, d’importantes superficies qu’il importe de distinguer du Morvan et qui souffrent réellement d’un manque de valorisation. La Loire nivernaise, avec les vignobles de Pouilly, de Sancerre et des Coteaux du Giennois, doit elle aussi être reconnue à sa juste valeur.
Mais aussi la Puisaye, les Côtes du nivernais, les Vaux d’Yonne et de Montenoison, le Bazois, les Amognes ou encore le nivernais bourbonnais. Autant de territoires qui, d’après Jean-Jacques Verdier, devraient faire l’objet de projets structurants et collectifs.
Des projets dans lesquels l’agriculture tient elle aussi toute sa place. «L’agriculture participe largement de la perception paysagère que l’on a de son territoire. Il est important de mettre en avant les terres agricoles car si on veut avoir une bonne gestion du territoire, on doit avoir une bonne gestion agricole de ce territoire».