Salon de l’agriculture
Michel Marion en route pour Paris !
Parmi la dizaine d’éleveurs nivernais qui emmènent des animaux au Concours général agricole (CGA), Michel Marion, du Gaec Marion à Luzy, est sans doute l’un des plus fidèles. Même si Paris n’est plus synonyme d’échanges commerciaux fructueux...
«Avec Races de France, l’OS Mouton Charollais et d’autres ont remis en question la participation des animaux au Salon de l’agriculture cette année. Après mûre réflexion, nous avons quand même décidé d’y aller mais on a quand même l’impression de servir de prétextes aux grandes enseignes présentes dans le hall 1 ». Michel Marion est pourtant un habitué et il en a vu d’autres mais il considère que les éleveurs ne sont pas reconnus ni soutenus à leur juste valeur. L’éleveur de Luzy prévoit même quelques chahuts dans les allées, au passage des habituelles personnalités politiques. «Il était même question d’interdire l’accès du Centre des expositions aux politiques» révèle-t-il. Pour autant, depuis 14 ans qu’il monte à Paris, l’éleveur-sélectionneur de moutons charollais ressent le même plaisir et la même passion à faire le déplacement. Sa motivation -la promotion de la race charollaise- demeure intacte, même si, depuis quatre ou cinq ans, le salon est beaucoup moins porteur pour les professionnels. «Quand j’ai commencé en 2000, l’événement était un incontournable pour drainer de la clientèle. Les éleveurs acheteurs pouvaient voir ce que nous proposions de meilleur dans nos cheptels. Aujourd’hui, la grosse crise et le désintérêt pour la production ovine sont passés par là. A part quelques contacts avec des étrangers, dont un ou deux sont fructueux, la clientèle nationale est quasiment nulle». Michel Marion déplore que «nous servions d’appât pour les grandes enseignes qui s’adressent au grand public. C’est dommage» ! D’autant qu’il considère aussi que «le salon n’a plus toute sa place là-haut. Il y a une clientèle plus fidèle et plus intéressante pour nous à Cournon».
Transport en commun
Si l’associé du Gaec Marion, qui devrait prendre sa retraite l’an prochain, regrette que «contrairement à tous les départements voisins, la Nièvre n’aide pas financièrement les éleveurs qui montent à Paris», il sait qu’il peut compter sur l’appui de l’OS mouton charollais. Un tri parmi les animaux a eu lieu à Palinges (71), à côté de Charolles, le 18 février, les 80 specimens sélectionnés (dont ses deux jeunes brebis et ses cinq béliers) dans toute la France seront regroupés ce vendredi matin, avant un départ en camion collectif vers la Porte de Versailles. «Tout est pris en charge par l’OS» se félicite Michel Marion. Ses moutons de compétition sont depuis lundi bichonnés, pour que la laine soit la plus belle possible, dans une cellule de la stabulation de la ferme, à côté des bovins charolais. Au quotidien, Michel et Mikaël, son fils, conduisent 100 brebis mères et 140 femelles charolaises. «Pour moi, le mouton est une diversification que j’ai prise au sérieux dès 1983, en inscrivant les deux cheptels à la fois à l’UPRA (devenue OS) Mouton charollais et au Herd Book Charolais». Contrairement aux éleveurs bovins, Michel n’aura pas à rester toute la semaine sur place. «Il faut saluer les efforts de l’OS pour embaucher deux jeunes bergers qui feront les soins de nos animaux durant tout le salon. Je n’irai à Paris que le jour du concours (qui a lieu à la même date que celui des bovins charolais, le 3 mars) et la veille ou le lendemain. Et l’OS se chargera des moutons au retour». Peut-être glanera-t-il encore quelques prix en viande ou en laine, cette année ? «Nous, notre pub est déjà faite, même s’il faut se battre pour aller chercher des transactions commerciales dans toute la France. Un jeune qui débuterait aujourd’hui à Paris, ce serait plus dur. Déjà que moi, il y a quinze ans, je trouvais que c’était plus compliqué que 20 ans avant. Dans les années 80, des anciens me disaient qu’ils vendaient la moitié de leur production, toutes les femelles, durant le Salon. Les contacts étaient multiples» ! Le mouton charollais, race officialisée en 1960, est la plus grosse race à viande ovine de France, avec 150 sélectionneurs. «On continue à aller à Paris malgré tout parce que nos animaux et le stand de la race sont une vitrine de ce qui se fait de mieux» !
Transport en commun
Si l’associé du Gaec Marion, qui devrait prendre sa retraite l’an prochain, regrette que «contrairement à tous les départements voisins, la Nièvre n’aide pas financièrement les éleveurs qui montent à Paris», il sait qu’il peut compter sur l’appui de l’OS mouton charollais. Un tri parmi les animaux a eu lieu à Palinges (71), à côté de Charolles, le 18 février, les 80 specimens sélectionnés (dont ses deux jeunes brebis et ses cinq béliers) dans toute la France seront regroupés ce vendredi matin, avant un départ en camion collectif vers la Porte de Versailles. «Tout est pris en charge par l’OS» se félicite Michel Marion. Ses moutons de compétition sont depuis lundi bichonnés, pour que la laine soit la plus belle possible, dans une cellule de la stabulation de la ferme, à côté des bovins charolais. Au quotidien, Michel et Mikaël, son fils, conduisent 100 brebis mères et 140 femelles charolaises. «Pour moi, le mouton est une diversification que j’ai prise au sérieux dès 1983, en inscrivant les deux cheptels à la fois à l’UPRA (devenue OS) Mouton charollais et au Herd Book Charolais». Contrairement aux éleveurs bovins, Michel n’aura pas à rester toute la semaine sur place. «Il faut saluer les efforts de l’OS pour embaucher deux jeunes bergers qui feront les soins de nos animaux durant tout le salon. Je n’irai à Paris que le jour du concours (qui a lieu à la même date que celui des bovins charolais, le 3 mars) et la veille ou le lendemain. Et l’OS se chargera des moutons au retour». Peut-être glanera-t-il encore quelques prix en viande ou en laine, cette année ? «Nous, notre pub est déjà faite, même s’il faut se battre pour aller chercher des transactions commerciales dans toute la France. Un jeune qui débuterait aujourd’hui à Paris, ce serait plus dur. Déjà que moi, il y a quinze ans, je trouvais que c’était plus compliqué que 20 ans avant. Dans les années 80, des anciens me disaient qu’ils vendaient la moitié de leur production, toutes les femelles, durant le Salon. Les contacts étaient multiples» ! Le mouton charollais, race officialisée en 1960, est la plus grosse race à viande ovine de France, avec 150 sélectionneurs. «On continue à aller à Paris malgré tout parce que nos animaux et le stand de la race sont une vitrine de ce qui se fait de mieux» !