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Feder Élevage

Merci Michel !

L'ancien directeur de Feder Élevage a été salué lors de l'assemblée générale de la coopérative. 

Par AG
Merci Michel !
Michel Millot, entouré de son successeur Yves Jehanno et du président Josselin Laligant.

Son départ en retraite date du 1er février, mais l’assemblée générale a permis de « marquer le coup », plusieurs mois après. De nombreux hommages se sont succédé, le palais des congrès de Beaune s'est même levé à deux reprises pour l'applaudir ! Michel Millot, 64 ans, a réalisé l'intégralité de sa carrière au sein de la coopérative, les marques de sympathie ont été nombreuses à son égard. Son meilleur souvenir professionnel ? Le rapprochement des coopératives Socaviac (Allier) et Global (Charolles) en 2012, qui sera à l'origine de l’Union des coopératives agricoles (UCA) Feder, puis de Feder Élevage après la fusion des deux entités en 2020. « Socaviac et Global étaient en très bonne santé financière mais nous les avons tout de même réunies. D'ordinaire, ce sont des entreprises qui ne vont pas forcément bien, qui s'unissent. Notre groupe coopératif est aujourd'hui un super outil, une véritable machine de guerre en ordre de marche !», nous confie fièrement l'ancien directeur. Les fusions, ce Côte-d'orien les connait décidément très bien puisqu'il était maire de sa commune lors de la fusion de Flée et Bierre-lès-Semur, qui ont donné naissance en 2019 au Val-Larrey. Michel Millot ne quitte pas définitivement la coopérative : « plusieurs missions me seront confiées, je serai toujours un peu là mais désormais, je serai au ralenti... ». Des loisirs « en lien avec la nature » vont occuper la majeure partie de son nouveau quotidien. Mais que veut-il dire par là ? Un peu de pêche et de chasse ? « Ah non, pas du tout ! Un peu de jardinage et plein d'autres petites choses », nous répond le jeune retraité.

Dans la continuité

Yves Jehanno succède donc à Michel Millot à la direction générale depuis le 1er février. Cet homme de 57 ans n'est pas inconnu au bataillon : il fait partie de la « maison » depuis une quinzaine d'années. Différentes fonctions ont déjà été assurées par cet habitant de Molinet, village du 03 à la limite de la Saône-et-Loire, principalement dans les domaines de la technique et de la génétique. Yves Jehanno partage avec nous sa volonté de poursuivre « dans la continuité » le travail entrepris par son prédécesseur : « l'humain est et sera toujours au centre de nos projets ! Cette notion est très importante à nos yeux, c'est notre ADN et nous voulons le conserver avec toutes nos équipes. Nous partageons tous la même volonté de faire avancer les choses et de structurer au mieux la filière. Chez Feder Élevage, nous n'opposons jamais les allaitants aux laitiers, jamais la viande avec le maigre, jamais la France avec l'export... Il n'y a jamais d’opposition, cela est essentiel dans ce monde en perpétuelle évolution » . Le nouveau directeur rappelle quelques chiffres clés de Féder Élevage : « 220 000 bovins et 140 000 ovins sont commercialisés chaque année, notre chiffre d'affaires sur le volet approvisionnement et technique s'élève à 12 millions d'euros, nous avons un peu plus de 200 salariés. Feder, ce sont 4 500 éleveurs, apporteurs, adhérents et actionnaires répartis dans 27 départements. Notre chiffre d'affaires 2025 a explosé et réalise un record inédit à plus de 520 millions d'euros, soit plus de 110 millions supplémentaires par rapport à 2024 ».

Une belle assemblée

Josselin Laligant, le président, se félicitait de la belle tenue de cette assemblée : « Nous avons accueilli beaucoup de monde, ce n'est pas une surprise avec le départ de notre directeur général... Michel Millot a énormément compté pour notre coopérative, il a toujours été présent et acteur lors de son évolution. Ce que je retiendrai de lui ? Son côté humaniste, aussi bien avec le personnel que les adhérents. Michel a la particularité d'être très ferme dans ses décisions : avec du recul, il faut bien reconnaître qu'il avait bien souvent raison ! ». L'éleveur de Gissey-sous-Flavigny salue à son tour le chiffre d'affaires réalisé l'an passé par la coopérative : « la hausse des cours a permis d’avoir ce niveau exceptionnel... Si nous pouvions rester sur la plage de prix actuels, ce serait bénéfique à toute la filière. Quoiqu'il advienne, nous donnerons notre maximum pour maintenir un niveau de rémunération rentable chez les adhérents. Ce critère nous permettra d'avoir encore de l'élevage demain, dans nos fermes. Il faut croire en l'élevage et en l'avenir, il y a encore de belles choses à faire. C'est dans cet état d'esprit que nous allons nous pencher sur le dossier, peut-être ambitieux, de la recapitalisation ».