Des ateliers qui se pérennisent
À l'occasion de la journée technique départementale ovine du 2 septembre dernier, la Chambre d'agriculture de l'Yonne et Alysé ont présenté deux enquêtes.
Marie Mauchossé, technicienne élevage à Alysé présentait le 2 septembre dernier une enquête réalisée sur les départements de l'Yonne, de l'Aube et du Loiret portant sur les impacts de la Fièvre catarrhale ovine (FCO) sur les élevages ovins. Grâce à 76 répondants dont plus de 35 dans l'Yonne, Marie Mauchossé a pu analyser des tendances. Dans un premier temps, l'objectif était d'identifier le profil des élevages, où 39 % d'entre eux sont installés depuis plus de 20 ans, en grande majorité, et pour 27 % d'entre eux sont installés depuis 5 à 10 ans. Plus de 23 % des répondants ont annoncé qu'ils avaient entre 40 à 49 ans, suivi par 22 % des répondants qui expriment avoir entre 30 et 40 ans. « Pour ce qui concerne le profil des élevages, la grande majorité (41 réponses) des répondants a des élevages de 100 à 399 brebis, 19 répondants ont moins de 100 brebis et 15 élevages ont 400 brebis ou + », chiffraient la technicienne, avant d'ajouter que 24 répondants (à grande majorité), « possèdent environ 100 hectares dédiés à l'élevage ovin ». La grande majorité des exploitants possèdent à (+ 21 réponses), un système polyculture en bergerie, suivi de près par le système de poly élevage bovin ovin à plus de 14 réponses. La crise sanitaire de la FCO relève que, parmi les 48 élevages déclarant avoir été touchés, « 26 foyers ont été reconnus et ont donc eu accès aux aides exceptionnelles possibles, contre 22 cas non reconnus ». Parmi les 48 élevages concernés, différents symptômes ont été mentionnés concernant la reproduction des agneaux dont « trois avortements, quatre malformations des agneaux et trois agneaux faibles, non viables ou aveugles ». Quant à l'estimation des pertes, « non évaluables », l'enquête annonce près de « 571 brebis mortes, 41 béliers morts et 465 agneaux morts ». Bien heureusement, les éleveurs ovins restent optimistes (plus de 34 réponses), malgré le fait que la crise sanitaire « est perçue comme un facteur supplémentaire de fragilisation de la filière ».
Atelier ovin, une activité solitaire
Marianne Ranque, conseillère en élevage à la Chambre d'agriculture de l'Yonne présentait à la suite, l'enquête réalisée au cours de l'année sur les besoins des éleveurs ovins, comptabilisant 54 réponses sur le département. D'après ses analyses, elle exprimait que « la moitié des élevages dédie au moins 50 % de leur surface à l'élevage. Plus l'exploitation est petite en SAU plus la part est importante ». Les éleveurs ovins ont également témoigné du fait qu'à grande majorité (26 réponses), ils travaillaient seuls sur l'exploitation. Pour les exploitants travaillant à plusieurs, c'est à grande majorité (14 réponses), par le biais d'associés. À ce jour, les éleveurs affirmaient ne pas souhaiter de main-d’œuvre (10 réponses) et ne trouvaient pas d'offres adaptées à leurs besoins (5 réponses). Les accompagnements que les éleveurs ovins peuvent recevoir à grande majorité sont réalisés par terre d'Ovin (18 réponses) et Sicarev Coop (12 réponses). Les priorités des exploitants sur leur atelier se portent majoritairement sur la performance technico-économique, la sécurisation du système de production. A cela peut s'ajouter, la rentabilité, l'augmentation du nombre d'agneaux commercialisés et la sécurité fourragère.