Maintenant, on attend
Christophe Verdot, agriculteur à Villaines-en-Duesmois, a semé son colza le 18 août. Sans la moindre certitude.
Sèmera, sèmera pas ? Pour Christophe Verdot, c'est semé. « La question s'est tout de même posée jusqu'au dernier moment, compte tenu de ces conditions météo exceptionnelles. D'ailleurs, j'ai des collègues qui n'en sèmeront pas cette année, leur décision est prise », nous apprend le Côte-d'orien. Celui-ci a toutefois réduit sa surface de plus de 60 % : « quitte à prendre des risques, autant le faire sur le moins d'hectares possibles. Mais ne rien semer du tout aurait été regrettable si la pluie venait à revenir… Même s'il coûte cher à produire, le colza reste une des rares cultures rentables en ce moment. Du moins, quand nous arrivons à faire au moins 30 q/ha, ce qui n'a pas été le cas cet été avec une moyenne de 27 q/ha. Pour limiter les frais engagés, je n'ai pas encore désherbé, j'attendrai encore un peu ». L'exploitant se souvient d'une année similaire à celle en cours :
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