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Équins

Un petit coup de chaud

La météo a des impacts sur tout, même sur le concours Trait Auxois qui s'est tenu à Liernais.


 

Par AG
Un petit coup de chaud
Romaric Guyollot avait cinq chevaux : tous ont décroché leur billet pour le national !

Entre 10 et 15 chevaux de moins que d'ordinaire : la canicule et la sécheresse n'ont pas de répit. Abel Bizouard, que l'on ne présente plus, nous livrait son ressenti à Liernais : « Avec ces fortes températures, les chevaux ne sont pas bien, ils changent leurs habitudes et ne mangent pas en journée. Ils attendent la nuit pour le faire. Forcément, cela se ressent sur leur état général et quand celui-ci n'est pas optimal, les éleveurs ne les amènent pas en concours ». Cette baisse d'effectifs a été le fait marquant de cette édition mais pour le reste, le concours s'est très bien passé. Les éleveurs en lice ont tenté de se qualifier pour le national de Semur.

Rencontres

Stéphane Léger avait fait le déplacement avec deux juments suitées et une pouliche. Cet éleveur de Villargoix a lui aussi hésité un temps à amener tous ses chevaux, mais a préféré le faire pour les sortir. Choix pertinent, puisque Nouchka de Thomirey, sa jument de trois ans, a obtenu son billet pour le national des 12 et 13 septembre. Romaric Guyollot, de Saints-en-Puisaye (89), était lui aussi de la partie avec cinq Traits Auxois. L'éleveur a réussi la performance de qualifier tous ses chevaux pour Semur ! Deux d'entre eux ont même remporté leur section : Nina des Cueillis chez les trois ans et Jenna des Cueillis dans la catégorie des juments suitées grande taille. Nous avons également échangé sur place avec Guillaume et Nicolas Picard : leurs deux chevaux Nocturne de Posanges et Nuit de Conforgien se sont également distingués en prenant date pour le mois prochain !

Témoignage

Vivement que tout reverdisse

Vivement que tout reverdisse
Abel Bizouard.

Cette situation est pratiquement inédite selon Abel Bizouard, « même en 1976, nous n'avions pas de telles chaleurs. Cette année-là, nous avions 70 chevaux en concours ici, à Liernais. Cet été, le soleil a brûlé les 7 à 8 premiers centimètres du sol dans lesquels il n'y a plus de vie. C'est impressionnant. Je n'ai pas souvenir d'une période estivale aussi compliquée. Il va falloir beaucoup d'eau pour remettre tout cela en ordre de marche… Nos chevaux ont besoin d'herbe, vivement que tout reverdisse ! ».