Élections municipales
M. le Maire de Garchy, agriculteur, est seul candidat à sa succession
Le 1er tour des municipales a lieu ce dimanche, 23 mars. Dans certaines communes rurales, les candidatures se résument à une seule liste. C’est le cas à Garchy, au Nord-Ouest de la Nièvre, 445 habitants (dont 371 inscrits sur les listes électorales), où Denis Houchot, exploitant céréalier, brigue un deuxième mandat. Terres de Bourgogne l’a rencontré.
A l’instar de nombreuses communes rurales, l’enjeu de dimanche n’est pas de savoir s’il y aura un nouveau maire mais si sa liste sera élue dès le 1er tour. Avec la réforme de la loi électorale, les petites communes aussi sont soumises à un taux de participation minimum d’un tiers des inscrits. Et, à Garchy, commune rurale de 445 habitants près de Pouily-sur-Loire, Denis Houchot, seul en lice avec 10 co-listiers, s’interroge sur la mobilisation de ses électeurs dimanche: [I]«quelle sera la météo, les habitants sont-ils sensibles aux enjeux de la gestion de leur municipalité, même si nous sommes loin des grands débats politiques nationaux?»[i] Maire depuis 2009, après un mandat de [I]«simple conseiller»[i] de 2001 à 2008 et de 1er adjoint entre 2008 et 2009, M. le Maire, qui a fêté ses 58 ans le 10 mars dernier, n’a pas hésité une seule seconde à [I]«repartir»[i] en campagne. [I]«Cela prend du temps si on veut bien le faire mais je pense que les gens doivent rester maîtres chez eux et qu’ils connaissent bien les élus qui vont les représenter à la tête de la commune, qu’ils puissent participer aux décisions qui les concernent»[i]. La liste qu’il vient de monter compte 9 élus sortants et 2 nouveaux. Parmi eux, Denis Houchot compte 3 agriculteurs, dont lui-même, et un directeur de syndicat agricole dont la compagne vient de s’installer en fromages de chèvres dans un des hameaux de la commune. [I]«J’ai surtout voulu que les différents secteurs géographiques de la commune soient représentés. A Garchy, il y a le bourg, mais il y a aussi Maizières, qui est encore plus peuplé, et trois autres hameaux, sans parler des fermes isolées»[i]... Au total, Garchy compte encore 7 agriculteurs dont le siège social de l’exploitation se situe sur son territoire et quelques exploitants des alentours qui ont racheté une ferme ou des parcelles mais Denis Houchot reconnaît que les dossiers agricoles à gérer, dans son quotidien de maire, sont anecdotiques voire inexistants: [I]«il n’aurait pas fallu que nous soyons plus de 4 issus du milieu agricole sur la liste car j’entends des critiques de la part d’habitants qui nous reprochent déjà d’être trop nombreux. Ce sont plutôt des habitants de résidences secondaires ou des retraités qui nous font ce grief. Je pense qu’ils ont peur que leurs préoccupations ne soient pas les mêmes que celles des agriculteurs et qu’ils passent après dans les priorités. Les autres conseillers de ma liste savent me le rappeler»[i]... Il y a là aussi 1 technico-commercial, 1 assistante commerciale, 1 retraité du bâtiment et 1 aide-soignante... [I]«On se complète bien, j’espère que les deux nouveaux vont se mettre dans le même sens»[i].
[INTER]Liste apolitique...dans la continuité[inter]
Denis Houchot, donc, n’a pas hésité. [I]«Je veux continuer tout ce que nous avons commencé»[i] explique-t-il. Et les électeurs de Garchy ne s’y trompent pas: [I]«les enjeux ne sont pas très politiques, l’élection est même moins disputée qu’en 2008. Notre liste est apolitique et comprend des candidats que je connais bien mais dont j’ignore la tendance. Cela ne me regarde pas. Il y a des gens biens partout pour travailler dans l’intérêt de la commune !»[i]. Et l’intérêt de Garchy, Denis Houchot a eu le temps de l’apprécier et de l’évaluer. D’abord parce qu’il vient d’achever un premier mandat et ensuite parce que [I]«je suis depuis 34 ans sur la commune»[i]. Son beau-père, Clément Morlat, a été maire en 1968 durant trois ans et de nouveau premier magistrat de 1983 à 2001. Et c’est avec son beau-père qu’il s’est installé en tant que céréalier, en 1976, en Gaec jusqu’en 1988, à la retraite de celui-ci, avant de créer la SCEA familiale qui compte aujourd’hui un ouvrier agricole. M. le maire, quand il n’est pas en train de tenir permanence à la mairie, de régler le problème d’un de ses concitoyens, de s’occuper de voirie ou de travaux, exploite 320 ha de céréales: [I]«les seuls animaux que j’ai à la ferme sont mes deux chiens»[i] plaisante-t-il. Avec son épouse, Denis Houchot a eu deux filles, dont l’une est institutrice à Charrin, dans le sud du département, et qui vit avec un éleveur bovin. L’agriculture reste la grande affaire familiale mais à Garchy, la continuité politique passe par bien d’autres sujets. Parmi ses fiertés, Denis Houchot cite la réalisation de la carte communale en 2011 [I]«pour savoir ce qui est constructible»[i], la poursuite de la création d’un 5ème logement en location, [I]«dont deux logements sociaux»[i] et trois maisons neuves à construire cette année, une population qui rajeunit [I]«parce que nous attirons des jeunes couples avec enfants, notamment du fait de la proximité de Nevers et Cosne-sur-Loire par la voie rapide»[i] et aussi parce que [I]«les impôts et les terres (8 euros du m2 en moyenne) ne sont pas chers»[i], et parce que [I]«nous nous attachons à entretenir le patrimoine communal sans trop influer sur les impôts, en essayant de ne pas louper le potentiel de développement»[i]. Denis Houchot se réjouit de compter encore à Garchy deux boulangers, dont un bio en vente directe, un ancien restaurant, une discothèque, un maçon, un peintre en bâtiment, un menuisier, une société de feux d’artifices sur une partie de l’ancien Centre de géophysique et les silos de la coopérative Epis-Centre. [I]«Nous ne sommes pas à l’affût de nouvelles entreprises en permanence mais s’il y a des projets, on sautera dessus !»[i].
[INTER]3-4 mariages dans l’année[inter]
Si le maire de Garchy a très peu l’occasion de ceindre son écharpe tricolore dans l’année (3 ou 4 mariages par an dont un Mariage pour tous en 2013), il reste sur le pont en permanence. L’activité d’édile est [I]«très prenante. Je suis très souvent sollicité pour mon matériel professionnel au profit de la commune, ce n’est pas toujours le plus positif mais je suis bien obligé... Je passe au minimum 1 heure par jour dans mes fonctions en plus répondre au téléphone, de tenir des permanences, et d’être disponible le soir»[i]. Denis Houchot concède que son [I]«deuxième métier»[i] perturbe un peu son activité professionnelle à la ferme mais il l’accepte. [I]«C’est valorisant de se rendre utile à la collectivité, à sa commune, aux habitants»[i]. Sur les qualités requises, il ne tarit pas d’un argument: [I]«être à l’écoute des gens, bien réfléchir avant de répondre à une demande, ne pas être trop impulsif et surtout, se montrer toujours disponible»[i]. Et l’élu admet que son expérience professionnelle lui sert dans la gestion des affaires communales: [I]«j’ai l’habitude des problèmes de haies ou de fossés, çà me sert, et, au niveau de la gestion, c’est plus facile pour moi d’élaborer le budget»[i]. A Garchy, cela représente 320 000 euros de fonctionnement et 100 000 euros d’investissement par an. Ce dimanche ou le suivant, M. le Maire de Garchy devrait être reconduit pour six ans...
[INTER]Liste apolitique...dans la continuité[inter]
Denis Houchot, donc, n’a pas hésité. [I]«Je veux continuer tout ce que nous avons commencé»[i] explique-t-il. Et les électeurs de Garchy ne s’y trompent pas: [I]«les enjeux ne sont pas très politiques, l’élection est même moins disputée qu’en 2008. Notre liste est apolitique et comprend des candidats que je connais bien mais dont j’ignore la tendance. Cela ne me regarde pas. Il y a des gens biens partout pour travailler dans l’intérêt de la commune !»[i]. Et l’intérêt de Garchy, Denis Houchot a eu le temps de l’apprécier et de l’évaluer. D’abord parce qu’il vient d’achever un premier mandat et ensuite parce que [I]«je suis depuis 34 ans sur la commune»[i]. Son beau-père, Clément Morlat, a été maire en 1968 durant trois ans et de nouveau premier magistrat de 1983 à 2001. Et c’est avec son beau-père qu’il s’est installé en tant que céréalier, en 1976, en Gaec jusqu’en 1988, à la retraite de celui-ci, avant de créer la SCEA familiale qui compte aujourd’hui un ouvrier agricole. M. le maire, quand il n’est pas en train de tenir permanence à la mairie, de régler le problème d’un de ses concitoyens, de s’occuper de voirie ou de travaux, exploite 320 ha de céréales: [I]«les seuls animaux que j’ai à la ferme sont mes deux chiens»[i] plaisante-t-il. Avec son épouse, Denis Houchot a eu deux filles, dont l’une est institutrice à Charrin, dans le sud du département, et qui vit avec un éleveur bovin. L’agriculture reste la grande affaire familiale mais à Garchy, la continuité politique passe par bien d’autres sujets. Parmi ses fiertés, Denis Houchot cite la réalisation de la carte communale en 2011 [I]«pour savoir ce qui est constructible»[i], la poursuite de la création d’un 5ème logement en location, [I]«dont deux logements sociaux»[i] et trois maisons neuves à construire cette année, une population qui rajeunit [I]«parce que nous attirons des jeunes couples avec enfants, notamment du fait de la proximité de Nevers et Cosne-sur-Loire par la voie rapide»[i] et aussi parce que [I]«les impôts et les terres (8 euros du m2 en moyenne) ne sont pas chers»[i], et parce que [I]«nous nous attachons à entretenir le patrimoine communal sans trop influer sur les impôts, en essayant de ne pas louper le potentiel de développement»[i]. Denis Houchot se réjouit de compter encore à Garchy deux boulangers, dont un bio en vente directe, un ancien restaurant, une discothèque, un maçon, un peintre en bâtiment, un menuisier, une société de feux d’artifices sur une partie de l’ancien Centre de géophysique et les silos de la coopérative Epis-Centre. [I]«Nous ne sommes pas à l’affût de nouvelles entreprises en permanence mais s’il y a des projets, on sautera dessus !»[i].
[INTER]3-4 mariages dans l’année[inter]
Si le maire de Garchy a très peu l’occasion de ceindre son écharpe tricolore dans l’année (3 ou 4 mariages par an dont un Mariage pour tous en 2013), il reste sur le pont en permanence. L’activité d’édile est [I]«très prenante. Je suis très souvent sollicité pour mon matériel professionnel au profit de la commune, ce n’est pas toujours le plus positif mais je suis bien obligé... Je passe au minimum 1 heure par jour dans mes fonctions en plus répondre au téléphone, de tenir des permanences, et d’être disponible le soir»[i]. Denis Houchot concède que son [I]«deuxième métier»[i] perturbe un peu son activité professionnelle à la ferme mais il l’accepte. [I]«C’est valorisant de se rendre utile à la collectivité, à sa commune, aux habitants»[i]. Sur les qualités requises, il ne tarit pas d’un argument: [I]«être à l’écoute des gens, bien réfléchir avant de répondre à une demande, ne pas être trop impulsif et surtout, se montrer toujours disponible»[i]. Et l’élu admet que son expérience professionnelle lui sert dans la gestion des affaires communales: [I]«j’ai l’habitude des problèmes de haies ou de fossés, çà me sert, et, au niveau de la gestion, c’est plus facile pour moi d’élaborer le budget»[i]. A Garchy, cela représente 320 000 euros de fonctionnement et 100 000 euros d’investissement par an. Ce dimanche ou le suivant, M. le Maire de Garchy devrait être reconduit pour six ans...