Deux inaugurations dédiées à la viande locale
Luzy concrétise les filières courtes
Vendredi dernier à Luzy, une centaine d'agriculteurs du Sud-Morvan ont assisté à l'inauguration, par les officiels de la région, de deux projets visant à valoriser les ressources agricoles locales. La création d'un atelier conditionnement de l'abattoir et la mise en place d'une société privée de transformation de la viande sont autant de sources de débouchés pour les éleveurs locaux. A l'heure où les filières courtes sont à la mode, Luzy s'y engage concrètement.
«Circuits courts: en parler, c'est bien, le faire, c'est mieux»! Ainsi le président du Conseil régional, François Patriat, a-t-il ponctué les deux inaugurations. A l'invitation de Jean-Louis Rollot, maire et président de la communauté de communes, il était assisté de Patrice Joly, président du conseil général, Jocelyne Guérin, conseillère générale de Luzy, Christian Paul député et président du Pays Nivernais Morvan et d'Alain Ngouoto, le nouveau sous-préfet de Château-Chinon, pour couper les rubans tricolores. Les deux projets sont des exemples emblématiques de ce que les partenaires financiers peuvent offrir de mieux en matière de partenariats croisés: des projets d'un montant respectif de 507 000 et 490 000 euros.
[INTER]Emballage sous vide[inter]
Premier effort réalisé au profit de l'abattoir du sud-Morvan, la rénovation de l'atelier de découpe et la mise en place d'une salle dédiée au conditionnement symbolise sa politique de diversification. Après de multiples aléas, depuis dix ans, qui lui avaient même fait craindre de mettre la clé sous la porte, l'abattoir propose aujourd'hui à ses clients, des services d'abattage, de découpe à façon, de conditionnement sous vide et de réalisations de lots complexes jusqu'à la livraison. En 2006, il avait atteint un pic de production avec un volume annuel de 900 tonnes, chiffre qui s'est réduit depuis mais «nous obtenons un meilleur résultat financier pour un volume de 300 tonnes en développant les services qu'avec 900 tonnes sans service» selon Jean-Louis Rollot. Un atout pour les éleveurs bovins charolais de la région qui peuvent ici valoriser leurs productions via la vente directe sous forme de cartons à expédier.
[INTER]Produits stérilisés et surgelés[inter]
Valorisation, tel est également l'ambition de «La Marmite du Père Jean», une société créée par Sybile Séraphin, une productrice d'escargots, qui a décidé de se diversifier dans la création, pour son compte ou à la demande de ses clients, de produits transformés. La Communauté de communes Entre l'Alène et la Roche a acheté le logement du gardien de l'ancienne usine France-Méca et lui met à disposition, après travaux, par un système de location-vente. Ce bâtiment aura une salle de préparation froide, une salle de hachage et une salle de préparation chaude, qui permettra aux éleveurs et aux petits porteurs de projets de «démarrer une activité nouvelle et porteuse, sans investissement majeur lié à une installation dite classique». C'est un appel du pied à la diversification, dans cette région traditionnellement tournée vers l'élevage bovin et qui tente de répondre à un besoin croissant des consommateurs locaux.
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Premier effort réalisé au profit de l'abattoir du sud-Morvan, la rénovation de l'atelier de découpe et la mise en place d'une salle dédiée au conditionnement symbolise sa politique de diversification. Après de multiples aléas, depuis dix ans, qui lui avaient même fait craindre de mettre la clé sous la porte, l'abattoir propose aujourd'hui à ses clients, des services d'abattage, de découpe à façon, de conditionnement sous vide et de réalisations de lots complexes jusqu'à la livraison. En 2006, il avait atteint un pic de production avec un volume annuel de 900 tonnes, chiffre qui s'est réduit depuis mais «nous obtenons un meilleur résultat financier pour un volume de 300 tonnes en développant les services qu'avec 900 tonnes sans service» selon Jean-Louis Rollot. Un atout pour les éleveurs bovins charolais de la région qui peuvent ici valoriser leurs productions via la vente directe sous forme de cartons à expédier.
[INTER]Produits stérilisés et surgelés[inter]
Valorisation, tel est également l'ambition de «La Marmite du Père Jean», une société créée par Sybile Séraphin, une productrice d'escargots, qui a décidé de se diversifier dans la création, pour son compte ou à la demande de ses clients, de produits transformés. La Communauté de communes Entre l'Alène et la Roche a acheté le logement du gardien de l'ancienne usine France-Méca et lui met à disposition, après travaux, par un système de location-vente. Ce bâtiment aura une salle de préparation froide, une salle de hachage et une salle de préparation chaude, qui permettra aux éleveurs et aux petits porteurs de projets de «démarrer une activité nouvelle et porteuse, sans investissement majeur lié à une installation dite classique». C'est un appel du pied à la diversification, dans cette région traditionnellement tournée vers l'élevage bovin et qui tente de répondre à un besoin croissant des consommateurs locaux.