Deux motions
Loup et retraites : deux sujets d’importance
Deux motions ont été votées jeudi en fin de séance. L’une signée par tous les syndicats quelques jours avant la réunion nationale «loup». L’autre par la section départementale des anciens exploitants.
L’unité syndicale n’est pas toujours de mise, mais cette fois, le loup a mis tout le monde d’accord contre lui. Confédération Paysanne, FDSEA, JA et Coordination Rurale de la Nièvre, tous se sont entendus afin d’alerter sur «la menace réelle qu’un plan loup inefficace fait peser sur le devenir de l’élevage herbager du département». Une alerte alors qu’une réunion préparatoire nationale aura lieu mardi. Une date importante puisqu’elle élabore l’avis que devra rendre le Comité National de Protection de la Nature sur le plan loup 2018-2022 qui sera publié premier trimestre de l’année prochaine. Cette réunion devant aussi proposer un arrêté́ ministériel fixant les conditions et limites dans lesquelles des dérogations aux interdictions de destruction peuvent être accordées par les préfets concernant le loup ; un arrêté ministériel fixant le nombre maximum de loups dont la destruction pourra être autorisée pour l’année civile 2018 ; une circulaire relative à l’indemnisation des dommages causés par le loup, l’ours et le lynx aux troupeaux et animaux domestiques. Un sujet sensible qui fait beaucoup réagir. Ainsi Bertrand Ribaucourt considère que «si on respecte plus les loups que les paysans, on part en dérive complète» Lydie Deneuville, élue représentant la Coordination rurale se posant la question de savoir «qu’est-ce qu’apporte le loup ? En quoi est-ce vital ?» Pour Éric Bertrand : «il ne faut pas se laisser bouffer» par la mise en place d’une conditionnalité entre moyens de protection et indemnisation. Une indemnisation qui «ne doit pas être financée par le ministère de l’Agriculture» mais par le ministère de la Transition écologique et solidaire, comme le stipule là encore la motion.
Retraite et précarité
La seconde motion votée à l’unanimité lors de cette session est celle présentée par la section départementale des anciens exploitants par la voix d’André Bordet. La section veut «attirer l’attention des élus de la République et de l’État sur la situation toujours aussi préoccupante et dégradée que génère le faible niveau des pensions agricoles pour les retraités». Les membres de la Chambre d’agriculture de la Nièvre réclament ainsi «un calcul des retraites sur les 25 dernières années, comme les autres régimes ; d’obtenir des retraites agricoles, liquidées et futures, atteignant 85% du SMIC net et indexées pour une carrière complète ; de l’équité dans l’attribution des points de retraite proportionnelle». Ils exigent «que le financement des futures revalorisations repose sur la solidarité nationale et non sur la profession agricole par le RCO ; le relèvement du RFR (10.996 pour une part en métropole) de 2.000 euros par an permettant ainsi l’exonération fiscale des bas revenus (CSG, CDRS e à la CASA) et le rétablissement immédiat de la demi-part supplémentaires pour les veuves, veufs et invalides». Ils déplorent «la baisse du pouvoir d’achat, la fiscalité en hausse (…) plongeant beaucoup de retraités dans la précarité et surtout les conjointes» et s’insurgent «contre la fiscalisation de la majoration de 10% des pensions des retraités ayant eu au moins trois enfants et exigent sa forfaitisation». Suite à la lecture de cette motion, Denis Sanchez a évoqué la modification de la surface des parcelles de subsistance qui est passée de 7 à 2,5 hectares dans la Nièvre. Pas forcément un recul pour plusieurs membres de l’assistance, cette surface pouvant être parfois jugée trop grande pour un usage uniquement personnel.
Retraite et précarité
La seconde motion votée à l’unanimité lors de cette session est celle présentée par la section départementale des anciens exploitants par la voix d’André Bordet. La section veut «attirer l’attention des élus de la République et de l’État sur la situation toujours aussi préoccupante et dégradée que génère le faible niveau des pensions agricoles pour les retraités». Les membres de la Chambre d’agriculture de la Nièvre réclament ainsi «un calcul des retraites sur les 25 dernières années, comme les autres régimes ; d’obtenir des retraites agricoles, liquidées et futures, atteignant 85% du SMIC net et indexées pour une carrière complète ; de l’équité dans l’attribution des points de retraite proportionnelle». Ils exigent «que le financement des futures revalorisations repose sur la solidarité nationale et non sur la profession agricole par le RCO ; le relèvement du RFR (10.996 pour une part en métropole) de 2.000 euros par an permettant ainsi l’exonération fiscale des bas revenus (CSG, CDRS e à la CASA) et le rétablissement immédiat de la demi-part supplémentaires pour les veuves, veufs et invalides». Ils déplorent «la baisse du pouvoir d’achat, la fiscalité en hausse (…) plongeant beaucoup de retraités dans la précarité et surtout les conjointes» et s’insurgent «contre la fiscalisation de la majoration de 10% des pensions des retraités ayant eu au moins trois enfants et exigent sa forfaitisation». Suite à la lecture de cette motion, Denis Sanchez a évoqué la modification de la surface des parcelles de subsistance qui est passée de 7 à 2,5 hectares dans la Nièvre. Pas forcément un recul pour plusieurs membres de l’assistance, cette surface pouvant être parfois jugée trop grande pour un usage uniquement personnel.