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La Nièvre au Salon de l’agriculture

Loin de la cohue, quoique...

La Nièvre était le premier département de la toute nouvelle région Bourgogne-Franche Comté à inaugurer, samedi 27 février, le nouveau stand aux couleurs bleues de la nouvelle entité. L’occasion d’une action de séduction des élus, des professionnels, et des responsables institutionnels vis-à-vis du grand public.
Par Emmanuel Coulombeix
Loin de la cohue, quoique...
La Nièvre inaugurait samedi le tout nouveau stand régional Bourgogne-Franche Comté en présence des élus politiques et professionnels du département.
Sur la photo de famille, Stéphane Aurousseau et Emmanuel Bernard, le président de la FDSEA58 et celui de la Section bovine ont été invités à poser aux côtés des élus -toutes tendances confondues- et des responsables institutionnels du Département. Ils ont aussi pu discuter à bâtons rompus sur les difficultés de leur métier à la fois avec les décideurs mais aussi avec le grand public. Et, si le samedi précédent à Saint-Benin d’Azy, le ton se voulait plus scolaire -tendance école de la IIIème République, cette fois-ci la convivialité des gens d’un même terroir a présidé aux échanges. Les responsables politiques et professionnels se sont dit les choses, librement, autour d’un verre de Pouilly-Fumé et de canapés dont les chefs des Toques nivernaises et les adhérents de Morvan Terroirs ont le secret. En rien, cette légèreté apparente n’a pu atténuer l’intensité des propos échangés... A 11h, Patrice Joly, le président du Conseil départemental inaugurait officiellement la journée dédiée à la Nièvre sur le stand bleu aux couleurs de la nouvelle région Bourgogne Franche-Comté. Un peu plus tard, les paroles se sont donc libérées, en présence de Didier Ramet et Emmanuel Bernard, de Guillaume Maillard, nouveau conseiller régional d’opposition et vice-président de sa commission économie-agriculture, de Pascal Langevin et d’Hugues Pichard, les nouveaux présidents du Hard Book Charolais et de l’OS Charolais France, accompagnés de Florence Marquis, de Laetitia Goulinet, productrice de fromages de vache qui était invitée à promouvoir ses produits au micro de l’animateur de la Chambre régionale d’agriculture, mais aussi des deux nouveaux directeurs des lycées agricoles de Challuy et Château-Chinon et de quelques autres responsables des services du Département.

Bref échange avec François Hollande
On était alors loin de la cohue qui avait présidé à l’inauguration officielle du Salon, aux aurores, par le président de la République. Quoique... Emmanuel Bernard, Pascal Langevin et Hugues Pichard avaient pu s’adresser brièvement à François Hollande, avec Jean-Pierre Fleury et Pierre Vaugarny (président et vice-président de la FNB), sur le village charolais du hall des animaux, au détour d’une bousculade provoquée par les éleveurs laitiers. «Nous avons évoqué avec lui l’accord transatlantique en discussion, les négociations commerciales en cours avec la distribution/transformation, pour lesquelles le président nous a assuré que s’il fallait changer la loi, il la ferait changer, ainsi que la responsabilité des politiques pour la restauration hors domicile, question à laquelle il a été moins bavard» indiquait Emmanuel Bernard en début d’après-midi. Comme ses collègues nivernais et/ou éleveurs charolais, le secrétaire général adjoint d’Interbev arborait sur sa chemise un autocollant noir-et-blanc «je suis éleveur, je meurs» : «l’élevage est en état d’urgence et en disant cela, je pèse mes mots... C’est pour çà que je suis là aujourd’hui» a-t-il justifié. L’hospitalité des régions sur le salon n’est pas qu’une soumission aux diktats des règles de la communication. Les professionnels ont aussi pu se faire entendre... et pas qu’en hurlant  ! Reste à savoir comment les politiques peuvent encore saisir la balle au bond ?