Fièvre catarrhale ovine (FCO)
Les vaccinations ont commencé
Aux questions et aux informations aléatoires succèdent désormais les actes. Depuis hier, les vétérinaires pratiquent les premières vaccinations contre la FCO dans les élevages nivernais. Le nombre de doses devrait suffire à passer jusqu’à la fin de l’année. Mardi 20 septembre, une réunion a fait le point au marché au cadran de Corbigny.
Depuis hier, les premières vaccinations de broutards destinés à l’export ont débuté dans le département. Les vétérinaires sanitaires ont pu transmettre leurs bons de commande à leurs centrales d’achat dès lundi dernier, après qu’une réunion à la DDCSPP, vendredi 25 septembre, a validé le nombre de doses disponibles pour la Nièvre. Dans un communiqué, la préfecture, le 29 septembre, a indiqué que le ministère avait affecté 94700 doses de Merial au département, dont 87000 immédiatement pour les broutards, permettant ainsi de vacciner 47350 bovins (dont 43500 broutards). «Sont ainsi principalement concernés les bovins âgés de 6 à 16 mois». Mardi soir, Philippe Guillien, le président du marché au cadran de Corbigny, lors d’une réunion qui a rassemblé une centaine d’éleveurs, a précisé que la priorité est donnée «aux animaux immédiatement exportables». Ils ont été fléchés, par exploitation, au vu des références (BDNI) d’exportation correspondant à la période de septembre à décembre 2014. «N’hésitez pas à contacter la DDCSPP, si vous manquez de vaccins par rapport au nombre d’animaux que vous souhaitez exporter cette année et de vous signaler, en réclamant» a lancé Philippe Guillien en réponse à des questions de la salle. Au début de semaine, Eric Bertrand, le président de la Chambre d’agriculture, qui avait assisté à la réunion de vendredi, a toutefois fait savoir que «tous les éleveurs doivent jouer le jeu car, sur le papier, le nombre de doses devrait suffire pour les animaux d’export d’ici la fin de l’année, à condition de bien cibler les vaccins vers les animaux prêts à partir». 43 500 broutards nivernais devraient donc pouvoir sortir du département, début novembre, après les 21 jours entre la primo-vaccination et le rappel plus 10 jours de délai supplémentaire. Cela devrait être suffisant en attendant que les laboratoires, qui indiquent des délais de 4 à 6 mois de fabrication, diffusent de nouvelles doses pour tous les autres animaux. Mardi, le Dr Bertrand Gibe, vétérinaire à Corbigny, a bien entendu l’impatience des éleveurs. Il avait dans la journée passé commande des doses et commencé à prendre rendez-vous dans les exploitations, pour de premières injections, hier, jeudi.Il a rappelé que deux visites et déplacements, ainsi que le produit et l’acte, seront couverts, financièrement, par l’Etat.
A quand la reprise du commerce ?
Alain Bonnel, le directeur du GDS 58, a ré-expliqué les conditions de la découverte du sérotype 8 (FC0) dans l’Allier et a également indiqué qu’une suspicion «sérieuse» était en cours de validation en bord du Cher. S’il a de nouveau plaidé pour une simplification des zones de précaution (interdites, protection, surveillance), il a aussi estimé que «nous en saurons plus d’ici la fin de la semaine, de nouveaux cas étant identifiés tous les jours dans le bassin de production (mais pas dans la Nièvre), et que les limites peuvent bouger rapidement». Le travail de cartographie sanitaire est en cours dans la Nièvre et à ce jour, «6 des 16 élevages retenus pour des prises de sang aléatoires sur 30 animaux se sont révélés négatifs». Il y a donc plus urgence à vacciner pour relancer le commerce le plus tôt possible, que pour régler une hypothétique attaque du moucheron vecteur de la FCO. Philippe Guillien a d’ailleurs plutôt pointé du doigt une autre crainte : «si vous vaccinez tous lundi, compte-tenu des délais, nous risquons de connaître un marché début novembre avec 500 animaux à vendre et 350 invendus. Je ne sais pas ce que sera le marché à ce moment-là» a-t-il dit. Ce à quoi, Laurine Coquillon, représentant la société de négoce privé Indal, à Planchez-en-Morvan, a voulu répondre de façon rassurante : «Si vous sortez vos animaux début novembre, il y aura toujours des besoins pour décembre et les deux premières semaines de janvier. Je ne m’engage pas sur les prix des animaux, qui n’ont pas de valeur parce qu’ils ne sont pas exportables, mais on sait qu’il y aura une certaine demande». Et le président de Sicagemac de rajouter : «Les Italiens ont autant besoin de nos broutards que nous avons besoin de les exporter!» Reste à savoir à quels prix.
A quand la reprise du commerce ?
Alain Bonnel, le directeur du GDS 58, a ré-expliqué les conditions de la découverte du sérotype 8 (FC0) dans l’Allier et a également indiqué qu’une suspicion «sérieuse» était en cours de validation en bord du Cher. S’il a de nouveau plaidé pour une simplification des zones de précaution (interdites, protection, surveillance), il a aussi estimé que «nous en saurons plus d’ici la fin de la semaine, de nouveaux cas étant identifiés tous les jours dans le bassin de production (mais pas dans la Nièvre), et que les limites peuvent bouger rapidement». Le travail de cartographie sanitaire est en cours dans la Nièvre et à ce jour, «6 des 16 élevages retenus pour des prises de sang aléatoires sur 30 animaux se sont révélés négatifs». Il y a donc plus urgence à vacciner pour relancer le commerce le plus tôt possible, que pour régler une hypothétique attaque du moucheron vecteur de la FCO. Philippe Guillien a d’ailleurs plutôt pointé du doigt une autre crainte : «si vous vaccinez tous lundi, compte-tenu des délais, nous risquons de connaître un marché début novembre avec 500 animaux à vendre et 350 invendus. Je ne sais pas ce que sera le marché à ce moment-là» a-t-il dit. Ce à quoi, Laurine Coquillon, représentant la société de négoce privé Indal, à Planchez-en-Morvan, a voulu répondre de façon rassurante : «Si vous sortez vos animaux début novembre, il y aura toujours des besoins pour décembre et les deux premières semaines de janvier. Je ne m’engage pas sur les prix des animaux, qui n’ont pas de valeur parce qu’ils ne sont pas exportables, mais on sait qu’il y aura une certaine demande». Et le président de Sicagemac de rajouter : «Les Italiens ont autant besoin de nos broutards que nous avons besoin de les exporter!» Reste à savoir à quels prix.