Morvan
Les sapins aussi ont soif...
Dans le massif du Morvan, la sécheresse qui sévit depuis le début de l’été fait aussi quelques victimes supplémentaires. Si l’herbe pour les animaux vient à manquer, les plants de sapins de Noël de l’année sont aussi impactés...
De nombreux reportages télévisés et écrits ont relaté, la semaine dernière, les conséquences de la sécheresse sur les sapins de Noël dans le Morvan. «Lundi (3 août), il est bien tombé 5 mm, autant dire rien du tout» constatait René Durand, le président de l’Union des producteurs de sapins de Noël du Morvan (UPSNM), pour qui «même les années moins chaudes, le mois d’août est la période la plus difficile pour les sapins. Il faudrait sans doute plusieurs jours de pluie pour stabiliser la situation, comme pour les éleveurs qui manquent d’herbe» estime-t-il. Pour autant, il est encore bien trop tôt pour tirer un bilan cataclysmique de la sécheresse sur les sapins. «Je n’ai pas encore été évaluer les dégâts dans mes parcelles» expliquait jeudi dernier Alexandre Mocellin, polyculteur-éleveur diversifié en sapins. Selon René Durand, «il y a des brûlures sur certaines essences : les épicéas ont souffert selon leur exposition. Cela fait longtemps que nous subissons les grosses chaleurs et il y a des aiguilles qui n’ont pas encore durci depuis la mi-juin, comme cela devrait être le cas». «On évaluera les dégâts entre la fin-août et le mois de septembre» indique le président de l’UPSNM.
Les plants de l’année plus fragilisés
«La sécheresse touche surtout les plantations de l’année, celles que nous avons réalisées au printemps. Les pousses de 2014 sont aussi un petit peu plus chétives mais résistent mieux. Il n’y a que très peu d’incidences sur les autres» indique René Durand. Frédéric Naudet, patron des pépinières Naudet à Planchez-en-Morvan et président de l’Association française des sapins de Noël naturels (AFSNN), confirme de fait et complète : «les reportages de presse ont un peu été exagérés. Disons que nous subissons ce phénomène comme tous les autres agriculteurs, ni plus ni moins». A la Maison du Parc du Morvan, Vincent Houis, l’animateur de l’AFSNN, dispose toutefois de photos spectaculaires où l’on voit des parcelles entières de plants de l’année complètement grillés. Mais ce qui inquiète le plus les producteurs ce sont les investissements à venir, «il va falloir replanter» regrette Frédéric Naudet. «Si une parcelle est détruite à 50%, il faut enlever les plants morts. C’est encore un coût de plantation supplémentaire» poursuit René Durand. Faute de quoi, dans cinq ans ou plus, quand les sapins devraient être en âge de venir orner les foyers français, l’offre ne sera pas à la hauteur des besoins... Comme un trou dans les étrennes des producteurs du Morvan...
Les plants de l’année plus fragilisés
«La sécheresse touche surtout les plantations de l’année, celles que nous avons réalisées au printemps. Les pousses de 2014 sont aussi un petit peu plus chétives mais résistent mieux. Il n’y a que très peu d’incidences sur les autres» indique René Durand. Frédéric Naudet, patron des pépinières Naudet à Planchez-en-Morvan et président de l’Association française des sapins de Noël naturels (AFSNN), confirme de fait et complète : «les reportages de presse ont un peu été exagérés. Disons que nous subissons ce phénomène comme tous les autres agriculteurs, ni plus ni moins». A la Maison du Parc du Morvan, Vincent Houis, l’animateur de l’AFSNN, dispose toutefois de photos spectaculaires où l’on voit des parcelles entières de plants de l’année complètement grillés. Mais ce qui inquiète le plus les producteurs ce sont les investissements à venir, «il va falloir replanter» regrette Frédéric Naudet. «Si une parcelle est détruite à 50%, il faut enlever les plants morts. C’est encore un coût de plantation supplémentaire» poursuit René Durand. Faute de quoi, dans cinq ans ou plus, quand les sapins devraient être en âge de venir orner les foyers français, l’offre ne sera pas à la hauteur des besoins... Comme un trou dans les étrennes des producteurs du Morvan...