Les interrogations et les inquiétudes sont nombreuses
Les réunions Pac ont fait le plein
La semaine dernière, la DDT et la Chambre d’agriculture de la Nièvre organisaient 5 réunions d’information sur la nouvelle Pac, à travers tout le département. Une fréquentation inédite témoignait des nombreuses interrogations des agriculteurs nivernais.
Les réunions qui se sont déroulées à Ciez, Saint-Pierre le Moutier, Saint-Jean aux Amognes, Corbigny et Saint-Honoré les Bains, la semaine dernière, n’ont pas désempli. Il faut sans doute y voir là une forme d’impatience de la part des producteurs nivernais, de même qu’une grande interrogation, confinant parfois à l’inquiétude.
Avec respectivement 100, 40, 90, 90 et 50 participants, ces réunions -une par bassin- ont fait le plein, à la demi-surprise des conseillers de la Chambre d’agriculture. Selon Thérèse Romefort, la directrice de l’Etablissement départemental de l’Elevage (EDE) et chef de service à la Chambre d’agriculture, «nous avons rencontré de nombreux agriculteurs différents à chaque fois, beaucoup de nouvelles têtes, des jeunes et des plus âgés, qui nous ont fait remonter leurs demandes quant aux inconnues qui subsistent encore sur les différentes modalités d’application de la nouvelle Pac». Ces rencontres, co-organisées avec la Direction départementale des territoires (DDT), avaient déjà été programmées au mois de juin dernier, avant d’être annulées et reportées en raison du manque de détails sur les nouveaux critères tels que décidés par le ministère de l’Agriculture... Et sept mois après, les agents et les conseillers restent encore dans l’attente des précisions de leur tutelle. «On est en janvier, et le gouvernement ne nous dit toujours rien, c’est un dysfonctionnement» estime Thérèse Romefort, au vu de la mobilisation des agriculteurs nivernais lors de ces échanges... 430 au total en une semaine.
Accompagnement et bilans personnalisés
Alors que l’EDE commence à faire la point et la synthèse des débats, les différents conseillers de la Chambre évoquent les questions qui ont été posées le plus souvent par l’assistance. Ainsi en est-il de l’aide à la vache allaitante dont on ne sait pas encore sur quoi se basera le critère de la prolificité, ou encore la période prise en compte pour l’évaluation des 0,8 veaux nés, mais aussi les premières simulations quant aux surfaces d’intérêt écologique (SIE), ou même la pérennisation de l’ICHN... Liste non exhaustive. Les agents et les conseillers tentent, autant qu’ils le peuvent, d’éclairer les agriculteurs de la façon la plus pertinente possible, en fonction des connaissances qu’ils ont déjà acquises et des spéculations en cours à Paris. «Il y a eu énormément de questions, le public a été très réactif» souligne Béatrice Bourdon, l’une des conseillères de la Chambre d’agriculture qui a été longuement sollicitée. «Nous avons eu aussi beaucoup de contacts d’agriculteurs qui voulaient des précisions sur nos prestations Cartopac et nos formations» indique-t-elle. Une tendance confirmée et encouragée par Thérèse Romefort : «nous devons insister sur le besoin de faire un pré-diagnostic, par exemple pour calculer la localisation de la SIE et vérifier l’assolement. Nous devrons faire des bilans personnalisés sinon les télédéclarations risquent de durer indéfiniment. Nous proposerons des accompagnements individuels et des formations, entre le 1er avril et le 15 mai, dates entre lesquelles les télé-déclarations seront à faire». La tache est rude. Jusqu’à cette année, près de 600 agriculteurs faisaient tout seul leurs déclarations en ligne. Avec le changement de règles du jeu, «il y a un risque que beaucoup se reportent sur les propositions d’accompagnement des différents prestataires» prévoit déjà la directrice de l’EDE.
Avec respectivement 100, 40, 90, 90 et 50 participants, ces réunions -une par bassin- ont fait le plein, à la demi-surprise des conseillers de la Chambre d’agriculture. Selon Thérèse Romefort, la directrice de l’Etablissement départemental de l’Elevage (EDE) et chef de service à la Chambre d’agriculture, «nous avons rencontré de nombreux agriculteurs différents à chaque fois, beaucoup de nouvelles têtes, des jeunes et des plus âgés, qui nous ont fait remonter leurs demandes quant aux inconnues qui subsistent encore sur les différentes modalités d’application de la nouvelle Pac». Ces rencontres, co-organisées avec la Direction départementale des territoires (DDT), avaient déjà été programmées au mois de juin dernier, avant d’être annulées et reportées en raison du manque de détails sur les nouveaux critères tels que décidés par le ministère de l’Agriculture... Et sept mois après, les agents et les conseillers restent encore dans l’attente des précisions de leur tutelle. «On est en janvier, et le gouvernement ne nous dit toujours rien, c’est un dysfonctionnement» estime Thérèse Romefort, au vu de la mobilisation des agriculteurs nivernais lors de ces échanges... 430 au total en une semaine.
Accompagnement et bilans personnalisés
Alors que l’EDE commence à faire la point et la synthèse des débats, les différents conseillers de la Chambre évoquent les questions qui ont été posées le plus souvent par l’assistance. Ainsi en est-il de l’aide à la vache allaitante dont on ne sait pas encore sur quoi se basera le critère de la prolificité, ou encore la période prise en compte pour l’évaluation des 0,8 veaux nés, mais aussi les premières simulations quant aux surfaces d’intérêt écologique (SIE), ou même la pérennisation de l’ICHN... Liste non exhaustive. Les agents et les conseillers tentent, autant qu’ils le peuvent, d’éclairer les agriculteurs de la façon la plus pertinente possible, en fonction des connaissances qu’ils ont déjà acquises et des spéculations en cours à Paris. «Il y a eu énormément de questions, le public a été très réactif» souligne Béatrice Bourdon, l’une des conseillères de la Chambre d’agriculture qui a été longuement sollicitée. «Nous avons eu aussi beaucoup de contacts d’agriculteurs qui voulaient des précisions sur nos prestations Cartopac et nos formations» indique-t-elle. Une tendance confirmée et encouragée par Thérèse Romefort : «nous devons insister sur le besoin de faire un pré-diagnostic, par exemple pour calculer la localisation de la SIE et vérifier l’assolement. Nous devrons faire des bilans personnalisés sinon les télédéclarations risquent de durer indéfiniment. Nous proposerons des accompagnements individuels et des formations, entre le 1er avril et le 15 mai, dates entre lesquelles les télé-déclarations seront à faire». La tache est rude. Jusqu’à cette année, près de 600 agriculteurs faisaient tout seul leurs déclarations en ligne. Avec le changement de règles du jeu, «il y a un risque que beaucoup se reportent sur les propositions d’accompagnement des différents prestataires» prévoit déjà la directrice de l’EDE.