Congrès de la Fédération Nationale Bovine à Autun
Les régions montent aux créneaux «Assez de coup bas, des résultats !»
Export perturbé, marché intérieur à la peine, prix en berne, charges en hausses... l'élevage français s'enfonce chaque jour un peu plus dans la crise, alors que d'autres places européennes, comme l'Allemagne, tirent leur épingle du jeu. C'est ce que les éleveurs ont rappelé au fil des contributions régionales, et c'est le message qui a été martelé au ministre de l'Agriculture.
Alors que le contexte mondial est porteur et que de nouveaux marchés s'ouvrent aux importation de bovins vifs et de viande bovine, la situation s'aggrave sur les terres d'élevage françaises. Les éleveurs n'acceptent plus d'être, comme l'a déclaré Bruno Le Maire, [I]«les grands perdants»[i] et le [I]«seul maillon de la chaîne à n'avoir pas pu répercuter l'augmentation de ses charges»[i]. Le congrès de la Fédération bovine qui s'est ouvert à Autun les 2 et 3 février porte beaucoup d'espoirs, il se situe aussi au carrefour d'attentes fortes qui s'expriment entre autres au travers des propositions formulées par le président de la Fédération nationale bovine, Pierre Chevalier. Pour ce dernier, la survie de l'élevage est liée à des prises de décisions courageuses comme l'augmentation du prix de la viande à la consommation et son corolaire, l'augmentation du prix de la viande à la production. C'est un premier point incontournable porté par la FNB, mais Pierre Chevalier a aussi donné un coup de pied dans la fourmilière en appelant de ses vœux la création d'un GIE export (groupement d'intérêt économique) destiné à relancer la dynamique de l'exportation. Car selon lui, nos entreprises [I]«ronronnent»[i] et sont plus préoccupées par la concurrence interne par la stratégie d'export. Les dernières informations semblent lui donner raison puisque ce sont nos partenaires européens qui se trouvent fréquemment les mieux placés sur les marchés du Maghreb, de la Turquie et du Liban qui s'ouvrent largement. Géographiquement la France est plutôt bien placée par rapport à ces marchés, mais les éleveurs de bovins maigres constatent une stagnation du marché plutôt paradoxale. Au plus fort des sorties de broutards, les prix n'encouragent pas à l'euphorie. L'atmosphère du Congrès s'en ressent et le discours du ministre de l'Agriculture était particulièrement attendu.
A maintes reprises il a réaffirmé que sa «détermination à se battre est totale pour les producteurs bovins qui ont un revenu inférieur à celui des autres agriculteurs». Bruno Le Maire a été sollicité sur les questions de prix de vente, sur la réforme des cotations, mais aussi sur la mise en place des machines à classer dans les abattoirs. La FNB et les éleveurs présents n'ont pas manqué de lui rappeler ses engagements pour sortir la filière bovine française de la crise. Quant à la FNB, elle considère comme son président que ce congrès de la dernière chance se situe [I]«au tournant de l'histoire de la viande bovine en France»[i], avec un enjeu majeur : assurer la pérennité de la filière française.
[INTER]La Sâone-et-Loire [I]«Terre d'élevage»[i][inter]
Terre d'élevage, la Saône-et-Loire a été choisie pour accueillir ce congrès. Bernard Joly, éleveur à Barnay, petite commune située entre Autun (71) et Saulieu (21), président de la Fédération bovine de Saône-et-Loire et membre du bureau de la FNB est le président du comité d'organisation du congrès. Assisté par un noyau dur d'une quinzaine de bénévoles, il a pu aussi compter sur l'engagement de nombreux volontaires pendant ces quelques jours. En toile de fond reconnaît-il, [I]«l'ambiance est lourde, plombée par le prix du broutard et les inquiétudes récurrentes sur le prix des bovins finis. En dépit de toutes les ouvertures annoncées nous ne pouvons pas profiter de toutes les opportunités, car les conditions d'accès à ces marchés ne nous sont pas favorables»[i]. Avec 250 personnes attendues le premier jour et plus de 500 pour la cloture du congrès, [I]«tout devait bien se passer cependant»[i]. Au sein de la Bourgogne, la situation de la Saône-et-Loire a semblé particulièrement bien [I]«cadrer»[i] avec l'image que l'on veut donner de l'élevage. «Les pratiques extensives, la qualité de l'élevage charolais, consacrée en 2010 par l'obtention de l'AOC «Bœuf de Charolles», son rôle dans l'équilibre des territoires, le respect de l'environnement, l'attachement des éleveurs à une production de qualité... Tous ces atouts sont mis en valeur pendant toute la durée du congrès» soutient Bernard Joly. Car un congrès ce n'est pas seulement des débats et des discours, comme autant de portes ouvertes sur le futur, c'est aussi l'accueil et la restauration de centaines de participants qui découvrent ainsi les ressources du département d'accueil. La viande bovine, le vin et le fromage, ainsi que de nombreux produits du terroir ont ainsi été proposés à la dégustation. De quoi redonner quelque légèreté à un congrès placé sous le signe de la gravité.
A maintes reprises il a réaffirmé que sa «détermination à se battre est totale pour les producteurs bovins qui ont un revenu inférieur à celui des autres agriculteurs». Bruno Le Maire a été sollicité sur les questions de prix de vente, sur la réforme des cotations, mais aussi sur la mise en place des machines à classer dans les abattoirs. La FNB et les éleveurs présents n'ont pas manqué de lui rappeler ses engagements pour sortir la filière bovine française de la crise. Quant à la FNB, elle considère comme son président que ce congrès de la dernière chance se situe [I]«au tournant de l'histoire de la viande bovine en France»[i], avec un enjeu majeur : assurer la pérennité de la filière française.
[INTER]La Sâone-et-Loire [I]«Terre d'élevage»[i][inter]
Terre d'élevage, la Saône-et-Loire a été choisie pour accueillir ce congrès. Bernard Joly, éleveur à Barnay, petite commune située entre Autun (71) et Saulieu (21), président de la Fédération bovine de Saône-et-Loire et membre du bureau de la FNB est le président du comité d'organisation du congrès. Assisté par un noyau dur d'une quinzaine de bénévoles, il a pu aussi compter sur l'engagement de nombreux volontaires pendant ces quelques jours. En toile de fond reconnaît-il, [I]«l'ambiance est lourde, plombée par le prix du broutard et les inquiétudes récurrentes sur le prix des bovins finis. En dépit de toutes les ouvertures annoncées nous ne pouvons pas profiter de toutes les opportunités, car les conditions d'accès à ces marchés ne nous sont pas favorables»[i]. Avec 250 personnes attendues le premier jour et plus de 500 pour la cloture du congrès, [I]«tout devait bien se passer cependant»[i]. Au sein de la Bourgogne, la situation de la Saône-et-Loire a semblé particulièrement bien [I]«cadrer»[i] avec l'image que l'on veut donner de l'élevage. «Les pratiques extensives, la qualité de l'élevage charolais, consacrée en 2010 par l'obtention de l'AOC «Bœuf de Charolles», son rôle dans l'équilibre des territoires, le respect de l'environnement, l'attachement des éleveurs à une production de qualité... Tous ces atouts sont mis en valeur pendant toute la durée du congrès» soutient Bernard Joly. Car un congrès ce n'est pas seulement des débats et des discours, comme autant de portes ouvertes sur le futur, c'est aussi l'accueil et la restauration de centaines de participants qui découvrent ainsi les ressources du département d'accueil. La viande bovine, le vin et le fromage, ainsi que de nombreux produits du terroir ont ainsi été proposés à la dégustation. De quoi redonner quelque légèreté à un congrès placé sous le signe de la gravité.