Concours départemental de chevaux de trait
Les percherons sur leur 31 à Decize
Organisé par le Syndicat Hippique Percherons de la Nièvre, ce concours a présenté trente-quatre chevaux au jury. Un rendez-vous important alors que la filière souffre et que la race menace de disparaître du département.
Crinière et queue tressées de fil rouge, toiletté, c’est le percheron dans toute sa tradition que professionnels et amateurs ont pu admirer aux Halles samedi 19 à Decize. Comme de coutume, les éleveurs vêtus de blanc menaient chaque animal afin que le jury décide lequel pourrait prétendre à la sélection au concours régional. Un cru 2017 qui a vu en lice une petite dizaine de percherons supplémentaires par rapport à l’année dernière. Le matin, les jurés ont d’abord noté les pouliches de un, deux et trois ans. Des animaux vifs et élégants. Puis l’après-midi était consacré aux juments suitées et non-suitées ainsi qu’aux mâles étalons. Jean Brest, président du Syndicat Hippique Percherons de la Nièvre, constate malheureusement que la pérennisation de l’activité ne tient que grâce à des personnes passionnées et avec le soutien trop rare des institutions. L’homme n’est donc pas très optimiste quant à l’avenir de ces percherons en terres nivernaises.
Un avenir incertain
De manière générale, la demande est en baisse de manière générale et la filière ne perdure dans la Nièvre que sous l’impulsion d’un petit nombre d’éleveurs qui n’attendent pas d’en vivre, mais vivent leur passion. 9 éleveurs, sur la vingtaine que compte la Nièvre, étaient en lice sur ce concours. Pourtant l’avenir n’est pas si sombre pour ces percherons – on en comptabilise deux cent dans le département – en particulier sur le marché du tourisme. Si les attelages font le bonheur des vacanciers, les Percherons participent aussi depuis une dizaine d’années à des courses de trait-tract au Japon ou paradent à Disneyland... Ces chevaux font aussi merveille dans le débardage forestier respectueux de l’environnement. Mais, pour Anaïs Pinto, fille et petite-fille d’éleveurs percherons à Arzambouy, vice-présidente du Syndicat et seule femme présente à ce concours, les espoirs restent ténus. Elle regrette le peu d’aide apportée par les Pouvoirs publics et craint, tout comme Jean Brest, que si rien n’est fait, la race ne finisse par disparaitre dans la Nièvre.
Un avenir incertain
De manière générale, la demande est en baisse de manière générale et la filière ne perdure dans la Nièvre que sous l’impulsion d’un petit nombre d’éleveurs qui n’attendent pas d’en vivre, mais vivent leur passion. 9 éleveurs, sur la vingtaine que compte la Nièvre, étaient en lice sur ce concours. Pourtant l’avenir n’est pas si sombre pour ces percherons – on en comptabilise deux cent dans le département – en particulier sur le marché du tourisme. Si les attelages font le bonheur des vacanciers, les Percherons participent aussi depuis une dizaine d’années à des courses de trait-tract au Japon ou paradent à Disneyland... Ces chevaux font aussi merveille dans le débardage forestier respectueux de l’environnement. Mais, pour Anaïs Pinto, fille et petite-fille d’éleveurs percherons à Arzambouy, vice-présidente du Syndicat et seule femme présente à ce concours, les espoirs restent ténus. Elle regrette le peu d’aide apportée par les Pouvoirs publics et craint, tout comme Jean Brest, que si rien n’est fait, la race ne finisse par disparaitre dans la Nièvre.