Un investissement à bien raisonner
Les mélangeuses se dévoilent
Les conseillers élevage de la Chambre d’agriculture de la Nièvre organisent un «Rallye mélangeuses», au cours du mois de mars. La tournée consiste à présenter les différents types de matériels présents chez trois éleveurs du département, les atouts et les contraintes qu’ils impliquent et le raisonnement qui doit en découler avant tout investissement.
Les mélangeuses ont le vent en poupe dans les élevages nivernais. Elles sont «tendance». Avant d’investir, pourtant, il est souhaitable de bien étudier les différents types de matériels, l’impact financier et d’organisation de leur utilisation, et de se pencher globalement sur le système d’alimentation des bovins. Pour ce faire, la Chambre d’agriculture met sur pied un «rallye mélangeuses», à travers la Nièvre, d’ici la fin mars. Trois exploitations seront visitées, au cours de demi-journées d’information et d’échanges avec les exploitants concernés. Les rendez-vous sont fixés le jeudi 12 mars de 14 à 16h à l’EARL Cochet «La Goutte», 58170 Fléty) pour une démonstration de mélangeuse à vis verticale, le vendredi 13 mars de 14 à 16h à l’EARL Léger («Les Senaults», 58380 Lucenay-les-Aix) pour une démonstration de mélangeuse à pâles et le mercredi 18 mars de 14 à 16h chez Charles Magnien (à Saint-Gratien) pour une démonstration de mélangeuse-pailleuse utilisée dans deux élevages. Selon Jean-Louis Bridier, le conseiller de la Chambre, «l’objectif est d’inviter les éleveurs -entre 30 et 50- qui s’interrogent sur l’utilité d’acheter une mélangeuse, qui est un matériel coûteux, sachant qu’il y en a différentes conceptions, et qu’ils doivent s’interroger autant sur le choix du type que sur l’organisation du travail en terme de performances et en fonction du type de fourrages utilisés». Certaines mélangeuses vont mieux avec de l’ensilage que du foin et inversement...
Gagner du temps
«Cela commence à se vendre dans le département. L’argument commercial est de faire gagner du temps aux éleveurs mais ce qui implique une différence de travail dans la distribution des aliments. Une mélangeuse peut coûter entre 20 000 et 40 000 euros et il ne faut donc pas se tromper de choix technique et de volume» justifie Jean-Louis Bridier. Tout doit être raisonné en fonction de l’organisation de la ferme. A chaque rencontre du rallye, seront exposés «les points-clés sur les conceptions de matériels et l’adéquation aux fourrages récoltés, les liens entre la mélangeuse, les besoins des animaux et les possibilités de distribution, et un temps d’échange entre propriétaires et visiteurs éclairera sur les points faibles et les astuces des matériels présentés au regard de leur recherche de productivité» prévoit le conseiller. Une ration complète en une seule fois, c’est bien, mais une ration pour une laitonne ne convient pas à une vache et réciproquement... Le bon dosage de foin, de céréales et de concentrés doit donc être bien étudié, en fonction de la production de l’exploitation. «Si l’on dégage du temps et une moindre pénibilité grâce à une mélangeuse, dit Jean-Louis Bridier, pour autant, n ne peut pas faire tout et n’importe quoi avec ! Cela demande de la réflexion». C’est à cette réflexion qu’engage le rallye proposé par la Chambre... Avant d’autres portes ouvertes sur le thème de l’élevage d’ici un mois et demi.
Gagner du temps
«Cela commence à se vendre dans le département. L’argument commercial est de faire gagner du temps aux éleveurs mais ce qui implique une différence de travail dans la distribution des aliments. Une mélangeuse peut coûter entre 20 000 et 40 000 euros et il ne faut donc pas se tromper de choix technique et de volume» justifie Jean-Louis Bridier. Tout doit être raisonné en fonction de l’organisation de la ferme. A chaque rencontre du rallye, seront exposés «les points-clés sur les conceptions de matériels et l’adéquation aux fourrages récoltés, les liens entre la mélangeuse, les besoins des animaux et les possibilités de distribution, et un temps d’échange entre propriétaires et visiteurs éclairera sur les points faibles et les astuces des matériels présentés au regard de leur recherche de productivité» prévoit le conseiller. Une ration complète en une seule fois, c’est bien, mais une ration pour une laitonne ne convient pas à une vache et réciproquement... Le bon dosage de foin, de céréales et de concentrés doit donc être bien étudié, en fonction de la production de l’exploitation. «Si l’on dégage du temps et une moindre pénibilité grâce à une mélangeuse, dit Jean-Louis Bridier, pour autant, n ne peut pas faire tout et n’importe quoi avec ! Cela demande de la réflexion». C’est à cette réflexion qu’engage le rallye proposé par la Chambre... Avant d’autres portes ouvertes sur le thème de l’élevage d’ici un mois et demi.
Les rendez-vous du Rallye mélangeuses
- jeudi 12 mars, de 14 à 16h, à l’EARL Cochet, «La Goutte», 58170 Fléty : exemple d’une mélangeuse à vis verticale.
- Vendredi 13 mars, de 14 à 16h, à l’EARL Léger, «Les Senaults», 58380 Lucenay-les-Aix : exemple d’une mélangeuse à pâles.
- Mercredi 18 mars, de 14 à 16h, chez Charles Magnien, «Périgny», 58 Saint-Gratien-Savigny : exemple d’une mélangeuse-pailleuse utilisée dans deux élevages.
- Vendredi 13 mars, de 14 à 16h, à l’EARL Léger, «Les Senaults», 58380 Lucenay-les-Aix : exemple d’une mélangeuse à pâles.
- Mercredi 18 mars, de 14 à 16h, chez Charles Magnien, «Périgny», 58 Saint-Gratien-Savigny : exemple d’une mélangeuse-pailleuse utilisée dans deux élevages.