Commercialisation
Les marchés, un rôle essentiel dans la crise sanitaire
Dans un communiqué diffusé le 7 juillet, la Fédération française des marchés de bétail à vif (FMBV) rappelle le rôle essentiel que ces structures ont assumé pendant le confinement. Leur importance, vis-à-vis des éleveurs et des négociants, se trouve ainsi renforcée.
Fin mars-début avril, alors que la France était plongée au plus fort de la crise sanitaire qui l’a poussé à se confiner, les marchés de bétail à vif ont accusé une baisse d’activité de 75%. Ils ont été jusqu’à 19 à devoir fermer leurs portes. Au global, sur 14 semaines, la perte sur les effectifs a été de 30%. Voilà ce que rappelle la Fédération française des marchés de bétail à vif (FMBV) dans un communiqué diffusé le 7 juillet. Elle y souligne que «Sur les prix, on note une baisse de 10 cts du broutard charolais sur 14 semaines entre 2019 et 2020 alors que cette baisse n’était que de 2 cts sur les mêmes semaines entre 2018 et 2019. Le marché italien tient tant bien que mal et montre des signes de difficulté tandis que la situation du marché espagnol est catastrophique : peu de clients pour cette destination se manifestent et l’ambiance est morose. Sur les vaches charolaises, la baisse sur cette même période est de 4 cts alors qu’on avait constaté une augmentation des prix de 9 cts entre 2018 et 2019. Sur les semaines 24 et 25 (entre le 8 et le 20 juin), on constate une hausse de 15 et 19 cts du prix moyen, laissant présager un avenir plus clément. Sur l’agneau, outre la baisse enregistrée au moment de Pâques, on ne note pas d’impact de la crise sur les prix».
«Repères de prix fiables»
La FMBV indique également que, dans le contexte de confinement «les marchés ont déployé toutes les mesures nécessaires afin de maintenir leur activité tout en assurant la protection de leurs salariés et de leurs opérateurs (…) Certains ont décidé de fermer leurs portes mais un grand nombre d’entre eux se sont maintenus ouverts pour assurer l’écoulement des animaux, l’approvisionnement des outils de la filière et l’information sur les prix aux éleveurs et opérateurs de la filière. Les marchés qui se sont maintenus ouverts ont reçu de nombreuses sollicitations des professionnels, des syndicats voire des institutions politiques locales pour se maintenir et assurer la continuité de publication des cotations. Ceux qui ont fermé ont connu également ces mêmes sollicitations pour réouvrir. Cela démontre l’intérêt que revêtent les cotations de marché, intérêt incontestable en période de crise comme celle que nous avons vécue. Dans ces périodes charnière difficiles pour tous, les éleveurs et les négociants ont besoin plus que jamais des cotations de marché, repères de prix fiables dans la filière». En conclusion, pour la fédération, «Les marchés restent des baromètres pour la filière et des repères incontestables pour la fixation des prix à l’amont ; cette crise le démontre et le confirme».
«Repères de prix fiables»
La FMBV indique également que, dans le contexte de confinement «les marchés ont déployé toutes les mesures nécessaires afin de maintenir leur activité tout en assurant la protection de leurs salariés et de leurs opérateurs (…) Certains ont décidé de fermer leurs portes mais un grand nombre d’entre eux se sont maintenus ouverts pour assurer l’écoulement des animaux, l’approvisionnement des outils de la filière et l’information sur les prix aux éleveurs et opérateurs de la filière. Les marchés qui se sont maintenus ouverts ont reçu de nombreuses sollicitations des professionnels, des syndicats voire des institutions politiques locales pour se maintenir et assurer la continuité de publication des cotations. Ceux qui ont fermé ont connu également ces mêmes sollicitations pour réouvrir. Cela démontre l’intérêt que revêtent les cotations de marché, intérêt incontestable en période de crise comme celle que nous avons vécue. Dans ces périodes charnière difficiles pour tous, les éleveurs et les négociants ont besoin plus que jamais des cotations de marché, repères de prix fiables dans la filière». En conclusion, pour la fédération, «Les marchés restent des baromètres pour la filière et des repères incontestables pour la fixation des prix à l’amont ; cette crise le démontre et le confirme».