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Malt-Brasserie

Les malteurs et brasseurs européens chez Cérévia

Dans le cadre d’un “Crop tour” qui passera aussi par la Tchéquie, un groupe d’une quarantaine de brasseurs et malteurs européens a été accueilli par Cérévia dans le Sénonais et à Dijon. L’occasion d’aborder les enjeux de la filière brassicole régionale.
Par Ma signature
Les malteurs et brasseurs européens chez Cérévia
Cérévia, union chargée de la collecte céréalière de sept groupes coopératifs sur trois régions (Bourgogne, Franche-Comté, Rhône-Alpes), accueillait ces mardi 10 et mercredi 11 juin une délégation d’une quarantaine de malteurs et brasseurs européens, ainsi que des représentants d’obtenteurs proposant des semences d’orges brassicoles.
Les membres de la délégation venaient essentiellement d’Europe du Nord (Allemagne, Danemark, Pays Bas) mais aussi d’Espagne. Leur visite s’inscrivait dans le cadre d’un [I]«Crop Tour»[i] (organisé par l’agence d’information RMI Analytics) qui passera aussi par la Tchéquie dans les jours qui viennent.
Après une étape sur le territoire sénonais de l’union Seine-Yonne, membre de Cérévia, cette délégation s’est arrêtée à Dijon pour échanger avec les équipes de Cérévia et Dijon Céréales, sur les enjeux liés à la qualité de la filière brassicole régionale.
En aval, Cérévia prend en charge la commercialisation de quelques 450 000 tonnes de brasserie, auprès d’une clientèle très diversifiée, dont 25% se situe sur le marché français et 75% à l’export, principalement en Allemagne, Belgique et Bassin Méditerranée (Grèce, Turquie, Espagne, Italie) et plus ponctuellement en Chine.
A Sens et Dijon, les équipes de Cérévia ont souligné la tradition et le savoir-faire bourguignons en matière de production d’orges de brasserie : ce sont en effet près de 200 000 ha d’orges qui ont été implantés en 2013 en Bourgogne, dont 70% sont consacrés aux orges brassicoles. Ces 200 000 ha représentent 1/3 des surfaces de céréales de la région.
Les visites de parcelles d’essais, sur le terrain, ont permis aux transformateurs d’apprécier très concrètement le travail mené à l’échelon de la production par les agriculteurs et les coopératives bourguignonnes pour une orge brassicole de qualité. Dans le Sennonais la visite s’est déroulée chez M. Gonnet, à Evry, sur des parcelles d’essai d’orges d’hiver et de printemps. Près de Dijon, des parcelles d’essais d’orges d’hiver du Technopôle Agro-Environnement ont été visitées, à Varois-et-Chaignot, chez l’EARL Boussageon. Un peu plus tard ce sont les parcelles d’essais d’orge de printemps de l’EARL Dugied à Pluvault qui ont été visitées.
Sur deux jours, ces rencontres entre les acteurs de la filière orge-malt-bière ont permis des échanges très riches sur les attentes de chacun, mais aussi de voir sur pied des nouvelles variétés émergentes, comme Étincel (orge d’hiver) et Irina (orge de printemps), prometteuses au plan agronomique et répondent au cahier des charges des brasseurs.

L’orge en France, en chiffres :

• En moyenne, 10 millions de tonnes d’orges sont produites chaque année en France. • Un tiers de cette production est de l’orge de brasserie qui permet de produire 1,3 million de tonnes de malt. • La France est le 2nd exportateur mondial d’orges de brasserie, le 1er exportateur mondial de malt (15 unités de production) et le 9ème producteur européen de bière, • La filière bière en France (du champ au demi) fait vivre 65 000 personnes • Les tchèques sont les 1ers consommateurs avec 150 litres par an et par habitant. • La Chine est le premier pays producteur et consommateur en volume depuis 2002 et ne consomment pourtant “que” 29 litres par personne