Jeunes Agriculteurs
Les JA tirent le signal d’alarme
Accords avec le Mercosur, cours de la viande, dégâts de gibier, aides PAC, zones défavorisées... certains voyants de l’agriculture nivernaise sont au rouge. C’est ce qu’ont rappelé les JA à l’administration départementale, interpellée vendredi 2 mars sur l’exploitation de Jean-Charles Seutin, secrétaire général des JA de la Nièvre.
C’est autour d’un repas 100% local, où la viande de Corbigny était à l’honneur, que les Jeunes Agriculteurs ont accueilli la délégation constituée du préfet Joël Mathurin, le sous-préfet de Clamecy Michel Robquin, le directeur adjoint de la DDT Sylvain Rousset, la cheffe du service Économie agricole de la DDT Madame Donvez et la mairesse de Saint-Germain-des-Bois, Agnès Devoucoux. Un rendez-vous sous le signe de l’inquiétude.
La viande française en danger
C’est autour de produits locaux, travaillés par des producteurs et artisans nivernais, que les JA ont choisi de dénoncer les accords avec le Mercosur, pour mieux symboliser la menace imminente que représentent les accords pour les producteurs et pour la qualité française. «Où sont les lignes rouges de cet accord ?» interpellent les JA. Le Préfet cherche à se montrer rassurant, argumentant que la viande importée devra respecter les normes françaises. «Comment s’en assurer», répond Jean-Charles Seutin, «alors qu’il n’existe pas de traçabilité dans ces pays ?».
Ces accords de libre-échange sont a mettre en parallèle avec les prix actuels de la viande, et l’incapacité de la filière à rémunérer justement les producteurs, comme le souligne Clément Blandin, président des Jeunes Agriculteurs: «En 2013, on avait un euro de plus en prix du kilo de carcasse; les prix à l’étalage n’ont pas bougé depuis, alors, à qui profite la hausse ?»
Aides bio au rabais: ça ne passe pas
Autre sujet d’indignation pour les jeunes agriculteurs: le versement des aides au maintien bio. Car, même si «les ATR ont été versées» comme le rappelle la DDT, le plafond des aides a été brutalement abaissée à 12 000 euros. «Les plans d’entreprise et les prévisionnels réalisés avant cette décision se basaient sur les montants maximum d’aides», explique Thomas Beaumier, «et du jour au lendemain, l’aide est quasiment divisée par deux: qui peut accepter ça ? Dans mon cas personnel», poursuit-il, «40% de la surface éligible n’a pas reçu d’aides... L’État prône le passage en bio, mais ne soutient pas ceux qui sont installés, où est la logique?». Un constat partagé par de nombreux agriculteurs, «Plus personne n’y comprend rien», ajoute Florian Guyard, «on ne sait plus où on en est, entre ce qui est payé, ce qui devrait l’être, ce qui le sera (ou pas...)...comment gérer nos entreprises avec un tel manque de visibilité ?».
Dégâts de gibier
Autre sujet de préoccupation et d’actualité pour les JA: la gestion du dossier des dégâts de gibier par la Fédération de chasse et son président Bernard Perrin. Les dégâts atteignent un niveau insupportable, entre autres aux abords des chasses à caractère commercial. Autant en CTL que face à la profession à l’occasion de la manifestation JA-FDSEA du 15 février , Jean-Charles remarque que «la voix du président M. Perrin n’est pas forcément la voix des chasseurs», puisqu’en effet certaines équipes de chasse elles-même s’alarment de la gestion prônée par la Fédération de chasse. Le préfet a confirmé vendredi qu’il tiendrait une conférence prochainement avant de trancher sur les nouvelles dispositions du Schéma cynégétique.
Abattoir de Corbigny
Les Jeunes Agriculteurs n’ont pas manqué l’occasion de rappeler l’importance du maintien des outils d’abattage et de découpe de Corbigny, suite au départ annoncé de Sicarev, et ont fait savoir qu’ils soutenaient et participaient activement à l’association tout récemment créée pour le maintien et le développement de l’activité, baptisée Avenir Territoire Élevage.
Zones défavorisées
Enfin, les JA ont tenu à aborder le thème des zones défavorisées, et la cartographie finalement établie dans laquelle la Nièvre «perd des communes qui étaient légitimement dans la zone, c’est injustifiable. Le fait même de remettre à plat tous les critères sur tout le territoire sans augmenter l’enveloppe, c’était partir du mauvais pied» conclut Clément Blandin.
La viande française en danger
C’est autour de produits locaux, travaillés par des producteurs et artisans nivernais, que les JA ont choisi de dénoncer les accords avec le Mercosur, pour mieux symboliser la menace imminente que représentent les accords pour les producteurs et pour la qualité française. «Où sont les lignes rouges de cet accord ?» interpellent les JA. Le Préfet cherche à se montrer rassurant, argumentant que la viande importée devra respecter les normes françaises. «Comment s’en assurer», répond Jean-Charles Seutin, «alors qu’il n’existe pas de traçabilité dans ces pays ?».
Ces accords de libre-échange sont a mettre en parallèle avec les prix actuels de la viande, et l’incapacité de la filière à rémunérer justement les producteurs, comme le souligne Clément Blandin, président des Jeunes Agriculteurs: «En 2013, on avait un euro de plus en prix du kilo de carcasse; les prix à l’étalage n’ont pas bougé depuis, alors, à qui profite la hausse ?»
Aides bio au rabais: ça ne passe pas
Autre sujet d’indignation pour les jeunes agriculteurs: le versement des aides au maintien bio. Car, même si «les ATR ont été versées» comme le rappelle la DDT, le plafond des aides a été brutalement abaissée à 12 000 euros. «Les plans d’entreprise et les prévisionnels réalisés avant cette décision se basaient sur les montants maximum d’aides», explique Thomas Beaumier, «et du jour au lendemain, l’aide est quasiment divisée par deux: qui peut accepter ça ? Dans mon cas personnel», poursuit-il, «40% de la surface éligible n’a pas reçu d’aides... L’État prône le passage en bio, mais ne soutient pas ceux qui sont installés, où est la logique?». Un constat partagé par de nombreux agriculteurs, «Plus personne n’y comprend rien», ajoute Florian Guyard, «on ne sait plus où on en est, entre ce qui est payé, ce qui devrait l’être, ce qui le sera (ou pas...)...comment gérer nos entreprises avec un tel manque de visibilité ?».
Dégâts de gibier
Autre sujet de préoccupation et d’actualité pour les JA: la gestion du dossier des dégâts de gibier par la Fédération de chasse et son président Bernard Perrin. Les dégâts atteignent un niveau insupportable, entre autres aux abords des chasses à caractère commercial. Autant en CTL que face à la profession à l’occasion de la manifestation JA-FDSEA du 15 février , Jean-Charles remarque que «la voix du président M. Perrin n’est pas forcément la voix des chasseurs», puisqu’en effet certaines équipes de chasse elles-même s’alarment de la gestion prônée par la Fédération de chasse. Le préfet a confirmé vendredi qu’il tiendrait une conférence prochainement avant de trancher sur les nouvelles dispositions du Schéma cynégétique.
Abattoir de Corbigny
Les Jeunes Agriculteurs n’ont pas manqué l’occasion de rappeler l’importance du maintien des outils d’abattage et de découpe de Corbigny, suite au départ annoncé de Sicarev, et ont fait savoir qu’ils soutenaient et participaient activement à l’association tout récemment créée pour le maintien et le développement de l’activité, baptisée Avenir Territoire Élevage.
Zones défavorisées
Enfin, les JA ont tenu à aborder le thème des zones défavorisées, et la cartographie finalement établie dans laquelle la Nièvre «perd des communes qui étaient légitimement dans la zone, c’est injustifiable. Le fait même de remettre à plat tous les critères sur tout le territoire sans augmenter l’enveloppe, c’était partir du mauvais pied» conclut Clément Blandin.