Fenaison
Les enrubannages se poursuiven
Les chantiers d’enrubannages se terminent dans le département. C’est le cas notamment au Gaec Rageon à Saint-Parize-le-Chatel.
C’est entre deux averses que Mathieu Moreau, agriculteur à Saint-Parize-le-Chatel a terminé de faucher son foin. Ce polyculteur éleveur gère en Gaec avec sa mère une exploitation de 160 hectares dont 30 ha sont en céréales autoconsommées et 20 ha en prairies temporaires. Son cheptel se compose de
75 vaches et 360 agnelages. Pour la fenaison, il a 16 hectares de quatre parcelles en ensilage et deux fois 4 ha d’enrubannage. En raison de la sécheresse qui a touché et qui continue de toucher le département, il a été obligé de revoir sa rotation. Habituellement, il tourne avec de la dactyle - luzerne du ray-grass et du trèfle. Cette année il a donc opté pour une rotation de Méteil derrière laquelle il va semer du Sorgho mélangé avec de la vesse et sur une autre parcelle une rotation avec du Moa et du trèfle. Dans une année dite «normale» sans aléas, il réserve la première coupe d’ensilage pour les bovins. Les deuxième et troisième coupes sont pour l’alimentation des ovins. Cette année, il va devoir réserver ses deux premières coupes aux vaches. La complémentation pour les brebis va se faire à l’enrubannage. Un changement de stratégie qui va s’accompagner forcément d’un surcoût qui n’a pas encore été chiffré par le polyculteur. Pour cette campagne de fenaison 2019, il a fauché ses parcelles de méteil au stade «début épiaison». Il estime ses rendements entre 30 à 40 % de matière sèche. En 2018, il avait réalisé un total de 6 tonnes de MS. «Je pense que j’aurais un tiers de moins que l’an passé. La faute, selon moi, au vent du nord qui sèche les parcelles et au gel tardif» estime-t-il en conclusion.
Contact : Étienne Bourgy, conseiller énergie à la Chambre d’Agriculture, 03 86 93 40 00
75 vaches et 360 agnelages. Pour la fenaison, il a 16 hectares de quatre parcelles en ensilage et deux fois 4 ha d’enrubannage. En raison de la sécheresse qui a touché et qui continue de toucher le département, il a été obligé de revoir sa rotation. Habituellement, il tourne avec de la dactyle - luzerne du ray-grass et du trèfle. Cette année il a donc opté pour une rotation de Méteil derrière laquelle il va semer du Sorgho mélangé avec de la vesse et sur une autre parcelle une rotation avec du Moa et du trèfle. Dans une année dite «normale» sans aléas, il réserve la première coupe d’ensilage pour les bovins. Les deuxième et troisième coupes sont pour l’alimentation des ovins. Cette année, il va devoir réserver ses deux premières coupes aux vaches. La complémentation pour les brebis va se faire à l’enrubannage. Un changement de stratégie qui va s’accompagner forcément d’un surcoût qui n’a pas encore été chiffré par le polyculteur. Pour cette campagne de fenaison 2019, il a fauché ses parcelles de méteil au stade «début épiaison». Il estime ses rendements entre 30 à 40 % de matière sèche. En 2018, il avait réalisé un total de 6 tonnes de MS. «Je pense que j’aurais un tiers de moins que l’an passé. La faute, selon moi, au vent du nord qui sèche les parcelles et au gel tardif» estime-t-il en conclusion.
Contact : Étienne Bourgy, conseiller énergie à la Chambre d’Agriculture, 03 86 93 40 00