Emploi
Les employeurs agricoles expriment leur mécontentement
Entre l’entrée en vigueur au 1er janvier 2016 des nouvelles règles encadrant le fonctionnement de la complémentaire frais de santé et le compte pénibilité qui, malgré des assouplissements, reste en partie inapplicable, les employeurs agricoles souhaitent une réaction politique rapide.
Bien qu’un accord ait été unanimement conclu entre les différents partenaires sociaux, prévoyant notamment une condition d’ancienneté de 3 mois afin de ne pas pénaliser l’embauche des saisonniers, le législateur a décidé de supprimer toute condition d’ancienneté dans la dernière loi de finance de la sécurité sociale. En contrepartie, il a été prévu un mécanisme de dispense d’affiliation des salariés en CDD de moins de 3 mois, sous certaines conditions, impliquant le versement d’un «chèque santé» par l’employeur au profit du salarié.
Cette intention de faire participer l’employeur à l’acquisition de sa mutuelle cache en réalité une nouvelle usine à gaz, alourdissant tant la gestion administrative des salariés que le cout du travail saisonnier, déjà peu compétitif. Aujourd’hui, la FNSEA et la section employeurs de la FDSEA sont montées au créneau auprès des parlementaires pour tenter d’infléchir cette position irresponsable du législateur.
Compte pénibilité : le compte n’y est toujours pas!
Bien que des assouplissements concernant la suppression des fiches individuelles de pénibilité, la possibilité pour les branches professionnelles de réaliser des évaluations collectives ou la redéfinition du facteur gestes répétitifs, le dispositif reste en grande partie inapplicable en agriculture.
Le facteur posture pénible doit être réécrit ! Dans sa définition actuelle, son évaluation est trop subjective et donc inévaluable compte tenu de la diversité des tâches confiées à un salarié agricole.
Le facteur agent chimique doit être supprimé ! L’application de produits phytosanitaire est déjà très règlementée en agriculture et de nouvelles contraintes ne feraient que décourager les bonnes volontés.
Si le discours du gouvernement est en faveur d’une réduction du chômage, les actes, quant à eux, incitent plutôt les employeurs à geler leurs embauches voire à se tourner vers des prestataires étrangers.
Cette intention de faire participer l’employeur à l’acquisition de sa mutuelle cache en réalité une nouvelle usine à gaz, alourdissant tant la gestion administrative des salariés que le cout du travail saisonnier, déjà peu compétitif. Aujourd’hui, la FNSEA et la section employeurs de la FDSEA sont montées au créneau auprès des parlementaires pour tenter d’infléchir cette position irresponsable du législateur.
Compte pénibilité : le compte n’y est toujours pas!
Bien que des assouplissements concernant la suppression des fiches individuelles de pénibilité, la possibilité pour les branches professionnelles de réaliser des évaluations collectives ou la redéfinition du facteur gestes répétitifs, le dispositif reste en grande partie inapplicable en agriculture.
Le facteur posture pénible doit être réécrit ! Dans sa définition actuelle, son évaluation est trop subjective et donc inévaluable compte tenu de la diversité des tâches confiées à un salarié agricole.
Le facteur agent chimique doit être supprimé ! L’application de produits phytosanitaire est déjà très règlementée en agriculture et de nouvelles contraintes ne feraient que décourager les bonnes volontés.
Si le discours du gouvernement est en faveur d’une réduction du chômage, les actes, quant à eux, incitent plutôt les employeurs à geler leurs embauches voire à se tourner vers des prestataires étrangers.