Crise de la viande bovine
Les éleveurs ont obtenu un vaste plan d'action
Après près de quatre jours de blocage des abattoirs du groupe Bigard, les éleveurs ont suspendu leur action. Non pas pour les 2 à 5 centimes du kilogramme obtenus dès cette semaine, mais bien après avoir arraché un vaste plan d'actions et d'engagement, tant de la filière et de l'interprofession que des pouvoirs publics, pour mettre fin et inverser la spirale baissière des prix.
Après plus de trois jours de blocage, le groupe Bigard - et son patron Jean-Paul Bigard - est enfin venu à la table des négociations. Comme les autres acteurs de la filière, il connaît désormais la détermination des éleveurs. Un avertissement à l'ensemble des entreprises du secteur - privées et coopératives - a, de fait, été lancé clairement : désormais, toutes sont sous la surveillance active des éleveurs et des Pouvoirs Publics. [I]«Nous aurons la capacité à revenir s'il le faut et si les engagements pris ne sont pas tous tenus !»[i], ont averti les responsables des FDSEA, des Jeunes agriculteurs et des sections bovines lors de leur rencontre avec Emmanuel Meunier, directeur du site Bigard Cuiseaux, à l'occasion de la levée du barrage, le 11 novembre au matin. L'avertissement valait, ils l'ont répété à maintes reprises, à l'attention de tous les opérateurs.
[INTER]Des blocages suspendus, pas levés[inter]
Cet accord ne constitue certes pas une fin en soi. Bien au contraire, il doit marquer [I]«l'enclenchement d'une dynamique nouvelle au sein de notre filière»[i], ont rappelé les responsables professionnels à Cuiseaux le 11 novembre.[I] «Il nous faut considérer que les blocages ont été suspendus et non levés : nous y retournerons si les engagements pris ne sont pas tenus et s'ils ne portent pas rapidement leurs premiers fruits !».[i]
La mise en garde est donc on ne peut plus claire : en suspendant leur action, les éleveurs entendent laisser une chance ultime au dialogue, interrompu de longue date mais que le récent rapport de force rend à nouveau possible. De fait, Jean-Paul Bigard que l'on n'avait pas vu aux réunions de l'interprofession depuis près de deux ans a, par sa volonté réaffirmée de siéger à nouveau, réenclenché le fil du dialogue. En soi et quand bien même on ferait abstraction de l'ensemble des autres engagements, ce fait constitue une avancée de taille.
[I]«Cette mobilisation a montré notre détermination à ce que le marché ne soit pas artificiellement verrouillé ou faussé. Elle a aussi montré notre volonté de relancer un véritable dialogue et une dynamique nouvelle au sein de notre filière pour une amélioration de la situation des marchés et donc une hausse progressive et pérenne de nos prix à la production»[i], rappelaient les responsables des FDSEA et des Jeunes agriculteurs.
Et c'est bien là le seul objectif à atteindre.
[INTER]Des blocages suspendus, pas levés[inter]
Cet accord ne constitue certes pas une fin en soi. Bien au contraire, il doit marquer [I]«l'enclenchement d'une dynamique nouvelle au sein de notre filière»[i], ont rappelé les responsables professionnels à Cuiseaux le 11 novembre.[I] «Il nous faut considérer que les blocages ont été suspendus et non levés : nous y retournerons si les engagements pris ne sont pas tenus et s'ils ne portent pas rapidement leurs premiers fruits !».[i]
La mise en garde est donc on ne peut plus claire : en suspendant leur action, les éleveurs entendent laisser une chance ultime au dialogue, interrompu de longue date mais que le récent rapport de force rend à nouveau possible. De fait, Jean-Paul Bigard que l'on n'avait pas vu aux réunions de l'interprofession depuis près de deux ans a, par sa volonté réaffirmée de siéger à nouveau, réenclenché le fil du dialogue. En soi et quand bien même on ferait abstraction de l'ensemble des autres engagements, ce fait constitue une avancée de taille.
[I]«Cette mobilisation a montré notre détermination à ce que le marché ne soit pas artificiellement verrouillé ou faussé. Elle a aussi montré notre volonté de relancer un véritable dialogue et une dynamique nouvelle au sein de notre filière pour une amélioration de la situation des marchés et donc une hausse progressive et pérenne de nos prix à la production»[i], rappelaient les responsables des FDSEA et des Jeunes agriculteurs.
Et c'est bien là le seul objectif à atteindre.