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Des repas en circuits alimentaires de proximité dans les collèges

Les élèves nivernais ont bon goût

Dans le cadre de la Semaine nationale du goût, le Conseil général organise ses Journées départementales du goût, cette semaine, dans les collèges nivernais. Des repas à base de produits locaux sont proposés aux élèves dans les établissements participants.

Par Emmanuel Coulombeix
Les élèves nivernais ont bon goût
Patrice Joly et Colette Mongiat, président et vice-présidente du Conseil général, ont recueilli, mardi, les impressions des collégiens d’Henri Wallon à Varennes-Vauzelles, par rapport au repas de produits locaux servis le midi au restaurant scolaire de l’

Il ne faut plus dire «circuits courts» mais «circuits alimentaires de proximité». La précision a été dévoilée par Colette Mongiat, la vice-présidente du Conseil général chargée des collèges, mardi 14 octobre à midi dans le restaurant scolaire du collège Henri Wallon de Varennes-Vauzelles, où le président Patrice Joly est aussi venu partager son déjeuner avec les 370 demi-pensionnaires. Pour l’occasion, le chef cusinier -un Normand- avait concocté un bœuf -bourguignon- dont la viande était issue de l’élevage d’Olivier Laporte, éleveur à Maux. Comme dans ce 2ème collège du département, le menu servi, les 14, 16 et 17 octobre dans 22 établissements volontaires, représentait 972 kg de viande locale, de bœuf, de volaille ou d’agneau... Au collège  Henri Wallon, le bourguignon était servi avec des petites pommes de terres, elles aussi nivernaises, puisqu’arrivant tout droit d’une ferme de Luthenay-Uxeloup. L’effort financier, pour le Conseil général, se monte à 12 000 euros cette année, pour ces 6 400 repas proposés dans les 22 établissements nivernais. Ce sont 3100 repas supplémentaires par rapport à l’édition 2013, soit un volume de 220 kg de viande en plus. «L’objectif, outre l’éducation des jeunes au goût, c’est de servir des repas à base de produits locaux fournis par des producteurs à proximité» rappelait Colette Mongiat. L’exigence des circuits alimentaires de proximité dépasse celle des circuits courts car «est-ce qu’il ne vaut pas mieux s’approvisionner à quelques kilomètres de l’autre côté de la Loire (dans le Cher) plutôt que dans le Nord du département, quand on est un établissement de l’agglomération neversoise?» s’est-elle interrogée devant Marie-Josée Barberio, la principale du collège de Varennes-Vauzelles.

 

Une question de volumes

Pour les intendants des cantines comme pour les producteurs, les repas locaux, malgré une volonté politique et une conscience de bien faire, ne sont pas toujours une évidence. «C’est souvent une question de régularité d’approvisionnement des volumes demandés» témoignait mardi Mme Barberio. De même, un maraîcher de Nevers, un de ceux que le Conseil général aide dans le cadre de l’espace-test agricole, aura-t-il quelques difficultés à couvrir les besoins réguliers d’un collège du Morvan ou du Nord du département. L’obstacle est réel mais pas insurmontable : «aux quelques producteurs fidèles, qui participent aussi à l’opération Manger local, c’est génial, chaque mois dans les collèges, deux nouveaux agriculteurs se sont associés cette année» annonce la vice-présidente du Conseil général. Un producteur d’agneaux de Luzy et un maraîcher. Et puis, autre nouveauté, le Conseil général, qui veut recueillir l’assentiment des principaux concernés -les collégiens eux-mêmes- a lancé un concours de slogan. Les élèves sont invités à déposer dans une urne de leur collège, un bulletin sur lequel figure leur proposition pour remplacer le fameux «manger local, c’est génial !»  Et dire tout le bien qu’ils pensent du bon goût qui leur est proposé... La prochaine accroche de communication devra être soignée... aux petits oignons  !