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Pac, budget, environnement, foncier, l'€™eau...

Les dossiers agricoles du futur Président...

Programme chargé pour le futur Président de la République et surtout son gouvernement, qui vont avoir du pain sur la planche, sur le plan agricole comme sur le reste. De la réforme de la PAC aux problèmes budgétaires, du dossier de la recherche et de l'€™innovation aux problématiques fiscales, foncières et aux aléas climatiques qui posent la question de la gestion des risques... Les dossiers agricoles sont nombreux et les agriculteurs attendent un cap qui leur redonne des perspectives et projette leur activité dans un avenir un peu moins incertain. Les politiques sont attendus au tournant de la PAC comme ils sont attendus sur d'€™autres dossiers reportés pour cause d'€™élections présidentielles, mais qui peuvent s'€™avérer pour le futur Président de la République comme autant de cadeaux empoisonnés.
Par D'€™après une enquête de la rédaction d'€™Agra Presse
Les dossiers agricoles du futur Président...
Après le 6 mai, le gouvernement français et ses représentants auprès de l'€™UE vont pouvoir entrer dans le vif des négociations sur la réforme de la PAC. Un sujet que l'€™actualité politique avait relégué dans les coulisses de l'€™Europe. Les Vingt-sept vont devoir trouver un compromis sur le cadre financier pour l'€™Union de 2014 à 2020. La bataille s'€™annonce rude, même si la France ne s'€™en tire pas si mal au vu des propositions législatives présentées le 12 octobre dernier. Reste des points majeurs à négocier , comme le verdissement des paiements directs, la redistribution des aides entre les états. Un des problèmes les plus délicats reste l'€™alignement envisagé d'€™ici à 2019 du niveau de paiements directs à l'€™échelle nationale ou régionale, 40% de cet alignement devant être opérés dès 2014 selon la proposition de la commission. Paris estime que chacun des vingt-sept doit bénéficier «d'€™une large flexibilité sur les modalités» d'€™une disposition qui risque de créer des scissions entre les exploitants d'€™un même pays. Pour les dirigeants français, la réforme de la PAC se profile comme un défi intérieur autant qu'€™extérieur.

[INTER]Budget européen : le grand écart de la position française [inter]
Sur le budget, la France continue de faire le grand écart, réclamant d'€™un côté, avec l'€™Allemagne, le Royaume-Uni, la Finlande, les Pays-Bas, la Suède et l'€™Autriche, une limitation des dépenses du budget européen, tout en s'€™opposant haut et fort à toute baisse des crédits prévus pour la PAC. Dacian Ciolos a souhaité récemment un peu plus de cohérence entre le fait de prôner une maîtrise, voire une réduction du budget général de l'€™Union et la demande du maintien de l'€™enveloppe agricole

[INTER]L'€™environnement : un dossier au long cours[inter]
Sur l'€™environnement, le futur gouvernement va devoir prendre des orientations claires sur plusieurs dossier épineux : la gestion de l'€™eau (en quantité comme en qualité), les produits phytosanitaires (Ecophyto 2018) et plus globalement sur toutes les questions environnementales qui se posent aujourd'€™hui. Certains évoquent «une continuité dans les décisions», d'€™autres placent l'€™environnement dans un débat plus large : celui de l'€™avenir de l'€™agriculture française et européenne et de la place de l'€™agriculture dans la société et l'€™économie.

[INTER]L'€™espace agricole en question[inter]
L'€™artificialisation des terres agricoles est au centre des préoccupations des producteurs qui sont en concurrence avec les aménageurs, qui évoquent la pénurie de logements et les collectivités locales qui veulent maintenir un territoire dynamique... Bref, comme pour la gestion de l'€™eau, il va falloir trouver des arbitrages, proposer des choix collectifs, déterminer de nouveaux équilibres... Instaurer une démocratie foncière faite de règles et d'€™éthique.

[INTER]La gestion de l'€™eau : un choix politique[inter]
Sujet particulièrement conflictuel, la gestion de l'€™eau va être l'€™un des grands rendez-vous du prochain ministre de l'€™Agriculture. La question de la mobilisation de la ressource en eau s'€™avère très politique. Les agriculteurs attendent un vrai plan de stockage de l'€™eau, mais au-delà du quantitatif se pose également la question du qualitatif. Enfin dans un contexte de resserrement de toutes les dépenses, quid des possibilités d'€™accompagnement du financement des projets par un Etat défaillant ? Sur le terrain, il va falloir être innovant et économe...

[INTER]La relève se prépare sans attendre le verdict des urnes[inter]
D'€™autres dossiers, tout aussi complexes et polémiques attendent le futur ministre de l'€™Agriculture : les OGM, l'€™ouverture des interprofessions aux syndicats minoritaires représentatifs, la concentration de la distribution et la nécessaire évolution du droit de la concurrence. Comment peser face à une GMS hyperconcentrée sans se regrouper et être accusé d'€™entente illégale ?
Une chose est sûre, le futur (ou la future) ministre de l'€™agriculture ne va pas chômer et devra avoir un pied dans le terroir et l'€™autre à Bruxelles. A droite comme à gauche certains noms sont évoqués, mais les conseillers des deux camps travaillent déjà sur les questions agricoles et se tiennent régulièrement au courant de l'€™évolution des dossiers (comme le gel et la sécheresse) qui nécessiteront des initiatives d'€™urgence dès la prise de fonction du nouveau gouvernement.