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«Potentiel de Production»

Les données sont sorties

Depuis 2013, la Chambre d’agriculture publie un recueil des données statistiques de l’élevage nivernais, traitées et analysées à partir des notifications IPG à l’EDE. Le dernier numéro est téléchargeable sur son site internet.
Par Emmanuel Coulombeix
Les données sont sorties
Le document «Potentiel de production» en élevage bovins viande est disponible au téléchargement sur le site internet de la Chambre d’agriculture de la Nièvre.
«Le tri des données permet non seulement la production d’un document servant aux références individuelles de Mon Troupeau mais le traitement informatique fournit aussi la matière à cet autre outil de synthèse, plus collectif» explique Amélie Brisson, la conseillère de la Chambre d’agriculture. «La force de cet outil, c’est qu’il permet de porter un regard sur l’évolution des élevages, des vêlages et des mises en marché depuis 10 ans». Que ressort-il des données compilées jusqu’au 1er janvier 2016 dans la Nièvre ? «Ce qui ressort le plus, c’est une stabilité du nombre de vêlages, autour de 144 000 durant la campagne mais que le nombre de détenteurs a diminué de 500 en 10 ans : on garde le potentiel de production dans la Nièvre mais il y a une concentration des vêlages par rapport aux élevage» souligne Amélie Brisson.

Système de vêlages classiques
Ce qui ressort aussi à la lecture du document, c’est que sur les mois moyens de vêlage, la Nièvre reste dans un système classique, c’est-à-dire que «80% des veaux sont nés entre le 15 janvier et le 1er mars. C’est constant car ce système est adapté au potentiel herbager du département». Et ce, même s’il y a eu une très légère tendance à l’avancement depuis dix ans. Pour ce qui est du type de production, que ce soit en mâles ou en femelles, «les ventes sont faites majoritairement en maigre rajeuni. Par génération de naissances, 75% des mâles sont vendus broutards et 88% des génisses en maigres (45% de celles-ci en broutardes)». Quant aux vaches mises sur le marché, 60% sont vendues maigres contre 40% finies, ce qui est une caractéristique de l’élevage nivernais puisque, en moyenne en Bourgogne, la proportion de vaches finies vendues atteint 75%. C’est une tendance constante, qui est particulièrement «adaptée à la production sud-méditerranéenne et recherchée par ces marchés» indique la conseillère. Enfin, concernant le marché de la Turquie en 2015, il faut le relativiser. Certes, ce sont 4 000 broutards supplémentaires qui se sont vendus avant le 1er septembre, soit le double des chiffres habituels, mais «en quantité de broutards vendus sur la campagne (ndlr  : qui est constante entre 51 000 et 52 000), ces 4 000 broutards ne représentent qu’une augmentation de 8%».