Natura 2000 dans les vallées de la Loire et de l’Allier
Les contrats MAEt peuvent être prorogés jusqu’en 2015
Jocelyn Gillaizeau, chargé de mission Natura 2000 Loire-Allier au Conservatoire d’espaces naturels de la région Centre, organisait, jeudi 20 mars, une réunion à la maison du Pays Nevers Sud Nivernais, au Marault, pour faire le point avec les agriculteurs ligériens sur les mesures agro-environnementales 2014.
Une trentaine d’exploitants des deux rives de la Loire, de Nièvre et du Cher, sont venus entendre les explications du responsable, qui était épaulé par Catherine Lebreton, animatrice du Pays Nevers Sud Nivernais, et par une technicienne de la Direction départementale des territoires (DDT) du Cher. Au total, ce sont 55 exploitants agricoles des deux départements voisins (équitablement répartis) qui sont concernés par le programme Natura 2000 du CEN Centre et ses déclinaisons, ainsi que 12 structures engagées dans les MAE non agricoles. En matière agricole, l’objectif demeure de favoriser le maintien des pratiques de pâturage extensif, avec des subventions qui peuvent aller de 250 à 350 euros par ha, en fonction des engagements pris, du niveau de contraintes inscrites dans les différents cahiers des charges. Les contrats MAEt sont d’ailleurs nombreux et complexes, faisant passer en priorité, autour de la Loire, la préservation de l’habitat des espèces devant la ressource en eau, autre impératif qui ici se vérifie assez naturellement. Il a donc été question des programmes PP1 et PP2 (pâturage), PM1 et PM2 (fauche + pâturage), PF1 et PF2 (fauche uniquement) pour ce qui relève des prairies et des programmes PE2 (pâturage), PE3 (pastoralisme) et PO1 (restauration) pour les pelouses. Chaque type d’action fait l’objet de cahiers des charges précis, de recommandations et d’interdictions de pratiques ainsi que d’une palette de sanctions en cas de défaut, le tout pour chacun des deux départements. Les agriculteurs présents le 20 mars étaient donc chacun des cas uniques, selon leurs engagements et leurs contraintes respectifs.
[INTER]Ré-engagement jusqu’à la prochaine Pac[inter]
Ce qui les intéressait tous, en revanche, c’est le terme de leurs contrats. Nombre d’entre eux avaient signés des MAEt en 2008 et 2009, des engagements qui ont pris fin soit en 2013 soit en 2014, et cela alors que l’on ignore encore les modalités de la prochaines réforme de la Pac. Son application ne rentrant en vigueur qu’à partir de 2015, Jocelyn Gillaizeau a donc annoncé aux exploitants que [I]«la possibilité de reconduire les engagements MAE à l’identique avec une clause de résiliation en 2015»[i], c’est-à-dire jusqu’aux prochains dispositifs, leur est désormais offerte. Cette solution a été validée en CRAE Centre et Bourgogne et vise à leur permettre [I]«d’éviter une année blanche sur les engagements agro-environnementaux»[i] qu’ils avaient pris. Parmi d’autres, un agriculteur du Sancerrois a d’ailleurs expliqué son mécontentement puisque son contrat ayant pris fin en 2013 (engagé en 2008), il a déjà dû faire face à une année blanche, [I]«avec une perte de la prime à l’herbe»[i] à la clé. [I]«On fait de l’extensif, c’est bien, mais si on a plus les bêtes et qu’on a plus les aides en face, cela me reste en travers de la gorge. Ce ne sont pas des sommes modiques. Cela peut mettre l’équilibre financier de l’exploitation en danger»[i] a-t-il souligné. Une situation qui devrait donc se régler, d’ici l’échéance du 15 mai 2014, pour ceux qui souhaiteront bénéficier de la prolongation de leur contrat, avant de se ré-engager ou de se désengager l’année suivante.
[INTER]Ré-engagement jusqu’à la prochaine Pac[inter]
Ce qui les intéressait tous, en revanche, c’est le terme de leurs contrats. Nombre d’entre eux avaient signés des MAEt en 2008 et 2009, des engagements qui ont pris fin soit en 2013 soit en 2014, et cela alors que l’on ignore encore les modalités de la prochaines réforme de la Pac. Son application ne rentrant en vigueur qu’à partir de 2015, Jocelyn Gillaizeau a donc annoncé aux exploitants que [I]«la possibilité de reconduire les engagements MAE à l’identique avec une clause de résiliation en 2015»[i], c’est-à-dire jusqu’aux prochains dispositifs, leur est désormais offerte. Cette solution a été validée en CRAE Centre et Bourgogne et vise à leur permettre [I]«d’éviter une année blanche sur les engagements agro-environnementaux»[i] qu’ils avaient pris. Parmi d’autres, un agriculteur du Sancerrois a d’ailleurs expliqué son mécontentement puisque son contrat ayant pris fin en 2013 (engagé en 2008), il a déjà dû faire face à une année blanche, [I]«avec une perte de la prime à l’herbe»[i] à la clé. [I]«On fait de l’extensif, c’est bien, mais si on a plus les bêtes et qu’on a plus les aides en face, cela me reste en travers de la gorge. Ce ne sont pas des sommes modiques. Cela peut mettre l’équilibre financier de l’exploitation en danger»[i] a-t-il souligné. Une situation qui devrait donc se régler, d’ici l’échéance du 15 mai 2014, pour ceux qui souhaiteront bénéficier de la prolongation de leur contrat, avant de se ré-engager ou de se désengager l’année suivante.
GDS 58 Un nouveau bureau désigné
Suite à l’assemblée générale du Groupement de défense sanitaire (GDS) de la Nièvre, Alain Escurat avait annoncé qu’il se retirait de la présidence de la structure, après de nombreuses années passées à sa tête. Après le renouvellement des administrateurs, un conseil d’administration a eu lieu, au siège du GDS à Sermoise, mercredi 19 mars dernier, qui a désigné un nouveau président et un nouveau bureau. C’est Francis Taupin, éleveur charolais en GAEC à Saizy avec son frère Régis, par ailleurs président de Charolais de Bourgogne, qui a été élu à la présidence. Il sera entouré de Gilles Martin en tant que vice-président, Jean-Michel Aucoin comme secrétaire général, Gérard Laudet comme trésorier, ainsi que de quatre autres membres du bureau: Jean-Marie Baillon, Rodolphe de Givry, Bertrand Léger et Philippe Rollet.