Session de la Chambre d’agriculture de la Nièvre
Les comptes financiers 2013 adoptés avec un excédent de 1000 euros
Élections municipales obligent, la session de la Chambre d’agriculture du 27 mars au Marault, n’a pas vu de personnalités prononcer de discours. Hubert Goglins, le DDT adjoint, n’était présent «que pour répondre à des questions techniques». Outre le bilan des activités 2013, présentées par Joël Caniou, Marc Binot et Thérèse Romefort, les trois chefs de service, les élus se sont prononcés sur les comptes financiers 2013. Adoptés avec un excédent de 1000 euros, au prix de très sérieuses économies internes. Tour d’horizon des petites phrases, des prises de position et des délibérations...
[G]Absentéisme:[g] Cric Bertrand, président de l’assemblée consulaire, a poussé un coup de gueule en début de session. Ce qui cause son irritation, c’est l’absence de certains élus à la session, [I]«des membres que l’on n’a parfois pas vus depuis que la Chambre est en place! Cà m’embête. On n’est pas élus pour gagner une ligne sur une carte de visite. Il faut aussi parfois mettre les mains dans le cambouis. Passez le message à vos collègues!»[i] a exhorté Eric Bertrand.
[G]Économies:[g] Le même Éric Bertrand, dans un élan d’enthousiasme et de reconnaissance, a aussi tenu à [I]«féliciter tous les personnels de la maison, au premier rang desquels je cite l’équipe de direction»[i]. Motif de sa satisfaction: [I]«C’est une équipe qui sort des produits en plus et des charges en moins. Je suis ravi de vous présenter des comptes en équilibre mais çà ne se fait pas en claquant des doigts. Tous les jours, sur chaque poste, nous allons chercher des économies avec les dents»[i] a dit le président. Une façon comme une autre de regretter, une nouvelle fois, le gel de l’imposition décidé par l’État qui prive la Chambre d’agriculture de nouvelles ressources, dans un contexte où les charges ont tendance à grimper pour toutes les institutions publiques.
[G]Bureau d’études:[g] les comptes financiers 2013 de la Chambre ont donc été adoptés par les élus, à 5,619 millions d’euros de recettes et 5,618 millions de dépenses (excédent de 1031 euros), soit une baisse de près de 20 000 euros par rapport au compte financier 2012 et de 64 000 euros par rapport aux prévisions du budget modificatif 2013. [I]«C’est un exercice difficile de garder l’équilibre entre nos missions de service public, ce qui est financé par l’imposition, et les prestations de bureau d’études. Le personnel de la Chambre a réussi à faire passer et financer des projets d’études, ce qui est bien, mais, personnellement, je ne souhaite pas que la Chambre ne devienne qu’un bureau d’études, sinon à quoi çà sert de conserver une assemblée consulaire»[i] s’est interrogé le président dans ses propos liminaires.
[G]Blaireau:[g] les membres ont adopté une délibération, proposée par le bureau de la Chambre au vu des éléments fournis par la Fédération départementale des chasseurs et visant à ce que le blaireau soit classé comme une espèce nuisible par les services de l’État. Etienne Berger, le président de la FDC présent au Marault, a souligné la prolifération exponentielle des blaireaux dans le département et le fort développement des dégâts sur les exploitations agricoles et rurales. [I]«la seule solution pour l’instant, c’est le déterrage... Le droit de destruction, qui est un additif au droit de propriété accordé aux fermiers autorise le piégeage mais pas le droit de chasse»[i]. L’inquiétude enfle parmi les Nivernais, d’autant plus que cette espèce est reconnue comme un vecteur potentiel de la tuberculose. Des exemples pas si lointains sont dans toutes les têtes.
[G]Ferme du Marault:[g] Dans son intervention, Daniel Barbier, vice-président du Conseil général, a attiré l’attention des membres sur le devenir de la ferme du Marault et [I]«l’urgence à agir»[i]. [I]«Si les travaux ne sont pas effectués d’ici août, la commission de sécurité opposera son véto»[i] a-t-il dit en précisant qu’une première tranche, financée par le Conseil général à hauteur de 150 000 euros (sur un total de 200 000 euros), venait d’être engagée, [I]«encore faut-il avoir des interlocuteurs réceptifs»[i]! Éric Bertrand lui a emboité le pas en confiant «[I]qu’il s’agit surtout de problèmes d’hommes. Nous sommes à la croisée des chemins. C’est le GIE qui gère l’infrastructure, dont le Herd Book Charolais détient 44% des parts et la Chambre 7%»[i], à côté de l’Ufragec et de Charolais embryons. [I]«Les devis sont acceptés. Les mises aux normes doivent être effectives au 15 août mais, au-delà il faut un projet de vie au Marault, un plan de revitalisation. Il y a urgence à faire que la gouvernance existe. Des projets sont évoqués, tels que des ateliers expérimentaux d’engraissement, intéressant pour les éleveurs et pour la race, un projet ovin et un projet apicole. D’autres partenaires agricoles ont aussi toute leur place sur le site»[i] a lancé le président de la Chambre. D’ici-là, les élus manifestent leur inquiétude quant à la tenue du Congrès mondial charolais et la finale départementale de labours, fin août, et Univerbois, en octobre.
[G]Loup, y es-tu?:[g] Clément Blandin, mi-figue mi-raisin, a interrogé le président de la Fédération des chasseurs à propos de la présence éventuelle du loup dans le Morvan. [I]«Pour l’instant, c’est une rumeur et quand on en parle on nous rit au nez»[i] a-t-il dit. Ce qui n’empêche pas les spéculations d’aller bon train. Étienne Berger lui a répondu [I]«que la question n’est pas de savoir si le loup est là mais quand il le sera»[i]. La récente découverte dans l’Aube d’un loup isolé fait prendre la menace très au sérieux.
[G]Économies:[g] Le même Éric Bertrand, dans un élan d’enthousiasme et de reconnaissance, a aussi tenu à [I]«féliciter tous les personnels de la maison, au premier rang desquels je cite l’équipe de direction»[i]. Motif de sa satisfaction: [I]«C’est une équipe qui sort des produits en plus et des charges en moins. Je suis ravi de vous présenter des comptes en équilibre mais çà ne se fait pas en claquant des doigts. Tous les jours, sur chaque poste, nous allons chercher des économies avec les dents»[i] a dit le président. Une façon comme une autre de regretter, une nouvelle fois, le gel de l’imposition décidé par l’État qui prive la Chambre d’agriculture de nouvelles ressources, dans un contexte où les charges ont tendance à grimper pour toutes les institutions publiques.
[G]Bureau d’études:[g] les comptes financiers 2013 de la Chambre ont donc été adoptés par les élus, à 5,619 millions d’euros de recettes et 5,618 millions de dépenses (excédent de 1031 euros), soit une baisse de près de 20 000 euros par rapport au compte financier 2012 et de 64 000 euros par rapport aux prévisions du budget modificatif 2013. [I]«C’est un exercice difficile de garder l’équilibre entre nos missions de service public, ce qui est financé par l’imposition, et les prestations de bureau d’études. Le personnel de la Chambre a réussi à faire passer et financer des projets d’études, ce qui est bien, mais, personnellement, je ne souhaite pas que la Chambre ne devienne qu’un bureau d’études, sinon à quoi çà sert de conserver une assemblée consulaire»[i] s’est interrogé le président dans ses propos liminaires.
[G]Blaireau:[g] les membres ont adopté une délibération, proposée par le bureau de la Chambre au vu des éléments fournis par la Fédération départementale des chasseurs et visant à ce que le blaireau soit classé comme une espèce nuisible par les services de l’État. Etienne Berger, le président de la FDC présent au Marault, a souligné la prolifération exponentielle des blaireaux dans le département et le fort développement des dégâts sur les exploitations agricoles et rurales. [I]«la seule solution pour l’instant, c’est le déterrage... Le droit de destruction, qui est un additif au droit de propriété accordé aux fermiers autorise le piégeage mais pas le droit de chasse»[i]. L’inquiétude enfle parmi les Nivernais, d’autant plus que cette espèce est reconnue comme un vecteur potentiel de la tuberculose. Des exemples pas si lointains sont dans toutes les têtes.
[G]Ferme du Marault:[g] Dans son intervention, Daniel Barbier, vice-président du Conseil général, a attiré l’attention des membres sur le devenir de la ferme du Marault et [I]«l’urgence à agir»[i]. [I]«Si les travaux ne sont pas effectués d’ici août, la commission de sécurité opposera son véto»[i] a-t-il dit en précisant qu’une première tranche, financée par le Conseil général à hauteur de 150 000 euros (sur un total de 200 000 euros), venait d’être engagée, [I]«encore faut-il avoir des interlocuteurs réceptifs»[i]! Éric Bertrand lui a emboité le pas en confiant «[I]qu’il s’agit surtout de problèmes d’hommes. Nous sommes à la croisée des chemins. C’est le GIE qui gère l’infrastructure, dont le Herd Book Charolais détient 44% des parts et la Chambre 7%»[i], à côté de l’Ufragec et de Charolais embryons. [I]«Les devis sont acceptés. Les mises aux normes doivent être effectives au 15 août mais, au-delà il faut un projet de vie au Marault, un plan de revitalisation. Il y a urgence à faire que la gouvernance existe. Des projets sont évoqués, tels que des ateliers expérimentaux d’engraissement, intéressant pour les éleveurs et pour la race, un projet ovin et un projet apicole. D’autres partenaires agricoles ont aussi toute leur place sur le site»[i] a lancé le président de la Chambre. D’ici-là, les élus manifestent leur inquiétude quant à la tenue du Congrès mondial charolais et la finale départementale de labours, fin août, et Univerbois, en octobre.
[G]Loup, y es-tu?:[g] Clément Blandin, mi-figue mi-raisin, a interrogé le président de la Fédération des chasseurs à propos de la présence éventuelle du loup dans le Morvan. [I]«Pour l’instant, c’est une rumeur et quand on en parle on nous rit au nez»[i] a-t-il dit. Ce qui n’empêche pas les spéculations d’aller bon train. Étienne Berger lui a répondu [I]«que la question n’est pas de savoir si le loup est là mais quand il le sera»[i]. La récente découverte dans l’Aube d’un loup isolé fait prendre la menace très au sérieux.