Session de la Chambre d’agriculture de la Nièvre
Les comptes et les GIEE
La Chambre d’agriculture de la Nièvre a tenu session, jeudi 25 février, dans la salle Roger Laurisson de la ferme du Marault. Au programme, figuraient deux «gros morceaux»: l’adoption des comptes de la compagnie consulaire et la présentation par Mickaël Geloen de la démarche des deux groupes Copernic et Magellan agréés GIEE.
La session de la Chambre d’agriculture s’est déroulée la semaine dernière à la ferme du Marault. Tour d’horizon des points évoqués :
Comptes financiers : Les élus ont adopté les comptes 2015, finissant sur un résultat positif de 112 000 euros, contre 2 500 euros en 2014. Ce bon résultat est dû à des charges de personnel en baisse, du fait du départ de trois salariés qui ont été remplacés en interne sans recrutement extérieur, mais aussi grâce à l’augmentation de certains produits tels que les prestations pour le drainage. Le président Éric Bertrand a rappelé que la compagnie avait apporté 58 000 euros au fonds de roulement l’année dernière (86 jours d’avance, presque à la limite des 90 jours autorisés), «ce que je n’avais pas vu depuis des années» a-t-il souligné, la Chambre ayant puisé dans ce fonds les années précédentes. Pour autant, la Chambre a nettement réduit la voilure puisque elle enregistre 300 000 euros d’activité en moins (-6%). Par ailleurs, Pierre Balique, côté investissements, a souligné que désormais le parc automobile était complet et que les dépenses qui seront maintenant engagées ne concerneront que le renouvellement. Il a également annoncé qu’un coup de nettoyage sera apporté l’an prochain au bâtiment du 25 boulevard Léon Blum à Nevers. S’agissant des effectifs de la compagnie consulaire, elle compte désormais 56 ETP (équivalent temps plein), ce qui révèle une baisse depuis quelques exercices, mais un chef de service et un chargé de communication devraient être recrutés courant 2016. Le président Bertrand, avant le vote, a indiqué sa «satisfaction de présenter de tels comptes financiers, sauf que le seul moyen pour que les comptes restent en équilibre, c’est de travailler le moins possible, comme le mot “collectif” est un gros mot et que les services ne sont jamais financés à 100%. Si on arrêtait de travailler, les comptes seraient en hyper-excédent : on va quand même essayer de travailler un peu au service de tous les agriculteurs nivernais» a-t-il ironisé.
Utilisons le Vivea ! Éric Bertrand a regretté que les agriculteurs utilisent si peu le fonds Vivea dans la Nièvre. «Il offre des possibilités de financement de formations et nous avons la possibilité de former les agriculteurs du département au plus près de chez eux. C’est de l’argent qui est le nôtre et si l’on ne l’utilise pas, il sera utilisé par nos voisins. Ne craignez pas de diffuser le catalogues des formations de la Chambre autour de vous ! Et nous sommes à l’écoute pour ajouter des sessions en fonction des besoins. Il suffit de 7 agriculteurs qui partagent une même préoccupation sur un thème donné» a-t-il lancé.
Présentation des deux GIEE nivernais : Le deuxième gros dossier de la session était consacré à la présentation des démarches de groupe engagées par les deux Groupements d’intérêt écologique et économique (GIEE) que sont les groupes Copernic et Magellan. C’est Mickaël Geloen, le conseiller grandes cultures de la Chambre, animateur pionnier de cette nouvelle méthode, qui a retracé l’historique et les modalités de fonctionnement de ces deux groupes d’agriculteurs nivernais, issus à l’origine du Ceta Entre Loire et Allier qui se sont réunis en 2011 pour la première fois. Ces GIEE laissent apparaître une méthode tout à fait originale, désormais labellisée, qui fait mettre en retrait les techniciens, dont le rôle est plus celui d’animation ou de facilitation que de conseil, et donne la parole aux agriculteurs eux-mêmes. De tour de plaine en visite d’exploitations, le groupe, selon un rite chronométré, aborde une problématique de l’exploitant hôte, qui introduit la réunion en posant son objectif. Les agriculteurs participants se transforment en conseillers et, en fonction de la cible technico-économique, passent en revue les leviers agronomiques qu’ils conseilleraient à leur hôte. Cette méthode fait l’objet d’échanges, de réflexion, de présentations collectives comme autant de pistes d’amélioration et en fin de réunion, une phase d’assemblage d’une heure permet de hierarchiser les pistes retenues et de formaliser une proposition... Selon Mickaël Geloen, l’intérêt de ces ateliers de co-conception réside dans la redynamisation d’un groupe (nouvelle thématique, nouveau fonctionnement), la motivation dans le changement de système, une vision plus globale dans l’approche de l’exploitation (agronomie, énergie, organisation du temps de travail...) et l’apport de partenariats...
Le questionnement des vignerons : Didier Quentin, viticulteur membre de Chambre, a attendu l’arrivée du préfet de la Nièvre au Marault, pour évoquer deux préoccupations de ses collègues du Val de Loire. Le mardi précédent, ils avaient été manifester devant la préfecture du Cher à Bourges pour dénoncer un projet d’autorisation d’encépagement Sauvignon et Pinot autour de la zone délimitée Pouilly, et qui risque de créer un préjudice de notoriété aux vignerons de ces AOC (le Sancerre est aussi concerné). «Nous sommes très déterminés. Nous voudrions que le ministre arbitre et trouve une solution qui protège l’AOC» a lancé Didier Quentin au préfet. La deuxième source de mécontentement des vignerons nivernais, Didier Quentin l’a résumée par le fait que les Ligériens ne seraient pas traités de la même façon que leurs homologues bourguignons, certes parce qu’ils appartiennent aux Vins du Centre et non aux Vins de Bourgogne, mais alors qu’ils dépendent de la même région administrative que la Côte d’Or ou la Saône-et-Loire. «Il y a des aides à l’exportation auxquelles nous n’avons pas droit» s’est-il plaint en confiant que son espoir, «c’est qu’avec la refonte des régions, nous ne soyons plus seuls et que les vins du Jura appuient aussi sur ce dossier auprès du BIVB».
Départ du DDT: Jean-Pierre Condemine, le préfet, en a fait l’annonce en conclusion de la sessions. C’était la dernière à laquelle assistait Yves Castel, le Directeur départemental des territoires (DDT), qui devrait faire valoir ses droits à la retraite dans les mois à venir...
Comptes financiers : Les élus ont adopté les comptes 2015, finissant sur un résultat positif de 112 000 euros, contre 2 500 euros en 2014. Ce bon résultat est dû à des charges de personnel en baisse, du fait du départ de trois salariés qui ont été remplacés en interne sans recrutement extérieur, mais aussi grâce à l’augmentation de certains produits tels que les prestations pour le drainage. Le président Éric Bertrand a rappelé que la compagnie avait apporté 58 000 euros au fonds de roulement l’année dernière (86 jours d’avance, presque à la limite des 90 jours autorisés), «ce que je n’avais pas vu depuis des années» a-t-il souligné, la Chambre ayant puisé dans ce fonds les années précédentes. Pour autant, la Chambre a nettement réduit la voilure puisque elle enregistre 300 000 euros d’activité en moins (-6%). Par ailleurs, Pierre Balique, côté investissements, a souligné que désormais le parc automobile était complet et que les dépenses qui seront maintenant engagées ne concerneront que le renouvellement. Il a également annoncé qu’un coup de nettoyage sera apporté l’an prochain au bâtiment du 25 boulevard Léon Blum à Nevers. S’agissant des effectifs de la compagnie consulaire, elle compte désormais 56 ETP (équivalent temps plein), ce qui révèle une baisse depuis quelques exercices, mais un chef de service et un chargé de communication devraient être recrutés courant 2016. Le président Bertrand, avant le vote, a indiqué sa «satisfaction de présenter de tels comptes financiers, sauf que le seul moyen pour que les comptes restent en équilibre, c’est de travailler le moins possible, comme le mot “collectif” est un gros mot et que les services ne sont jamais financés à 100%. Si on arrêtait de travailler, les comptes seraient en hyper-excédent : on va quand même essayer de travailler un peu au service de tous les agriculteurs nivernais» a-t-il ironisé.
Utilisons le Vivea ! Éric Bertrand a regretté que les agriculteurs utilisent si peu le fonds Vivea dans la Nièvre. «Il offre des possibilités de financement de formations et nous avons la possibilité de former les agriculteurs du département au plus près de chez eux. C’est de l’argent qui est le nôtre et si l’on ne l’utilise pas, il sera utilisé par nos voisins. Ne craignez pas de diffuser le catalogues des formations de la Chambre autour de vous ! Et nous sommes à l’écoute pour ajouter des sessions en fonction des besoins. Il suffit de 7 agriculteurs qui partagent une même préoccupation sur un thème donné» a-t-il lancé.
Présentation des deux GIEE nivernais : Le deuxième gros dossier de la session était consacré à la présentation des démarches de groupe engagées par les deux Groupements d’intérêt écologique et économique (GIEE) que sont les groupes Copernic et Magellan. C’est Mickaël Geloen, le conseiller grandes cultures de la Chambre, animateur pionnier de cette nouvelle méthode, qui a retracé l’historique et les modalités de fonctionnement de ces deux groupes d’agriculteurs nivernais, issus à l’origine du Ceta Entre Loire et Allier qui se sont réunis en 2011 pour la première fois. Ces GIEE laissent apparaître une méthode tout à fait originale, désormais labellisée, qui fait mettre en retrait les techniciens, dont le rôle est plus celui d’animation ou de facilitation que de conseil, et donne la parole aux agriculteurs eux-mêmes. De tour de plaine en visite d’exploitations, le groupe, selon un rite chronométré, aborde une problématique de l’exploitant hôte, qui introduit la réunion en posant son objectif. Les agriculteurs participants se transforment en conseillers et, en fonction de la cible technico-économique, passent en revue les leviers agronomiques qu’ils conseilleraient à leur hôte. Cette méthode fait l’objet d’échanges, de réflexion, de présentations collectives comme autant de pistes d’amélioration et en fin de réunion, une phase d’assemblage d’une heure permet de hierarchiser les pistes retenues et de formaliser une proposition... Selon Mickaël Geloen, l’intérêt de ces ateliers de co-conception réside dans la redynamisation d’un groupe (nouvelle thématique, nouveau fonctionnement), la motivation dans le changement de système, une vision plus globale dans l’approche de l’exploitation (agronomie, énergie, organisation du temps de travail...) et l’apport de partenariats...
Le questionnement des vignerons : Didier Quentin, viticulteur membre de Chambre, a attendu l’arrivée du préfet de la Nièvre au Marault, pour évoquer deux préoccupations de ses collègues du Val de Loire. Le mardi précédent, ils avaient été manifester devant la préfecture du Cher à Bourges pour dénoncer un projet d’autorisation d’encépagement Sauvignon et Pinot autour de la zone délimitée Pouilly, et qui risque de créer un préjudice de notoriété aux vignerons de ces AOC (le Sancerre est aussi concerné). «Nous sommes très déterminés. Nous voudrions que le ministre arbitre et trouve une solution qui protège l’AOC» a lancé Didier Quentin au préfet. La deuxième source de mécontentement des vignerons nivernais, Didier Quentin l’a résumée par le fait que les Ligériens ne seraient pas traités de la même façon que leurs homologues bourguignons, certes parce qu’ils appartiennent aux Vins du Centre et non aux Vins de Bourgogne, mais alors qu’ils dépendent de la même région administrative que la Côte d’Or ou la Saône-et-Loire. «Il y a des aides à l’exportation auxquelles nous n’avons pas droit» s’est-il plaint en confiant que son espoir, «c’est qu’avec la refonte des régions, nous ne soyons plus seuls et que les vins du Jura appuient aussi sur ce dossier auprès du BIVB».
Départ du DDT: Jean-Pierre Condemine, le préfet, en a fait l’annonce en conclusion de la sessions. C’était la dernière à laquelle assistait Yves Castel, le Directeur départemental des territoires (DDT), qui devrait faire valoir ses droits à la retraite dans les mois à venir...