Chambre d’agriculture
Les antibios c’est comme il faut, quand il faut...
La lutte contre le développement de l’antibiorésistance constitue un enjeu majeur de santé publique au niveau international. En effet, l’émergence et la diffusion croissante de souches de bactéries résistantes aux antibiotiques remettent en question l’efficacité de ces traitements tant chez l’homme que chez l’animal.
Préserver l’efficacité des antibiotiques constitue un réel défi de santé publique qui nécessite une approche intégrée de toutes les médecines selon le concept One Health, (une seule santé, humaine et animale). Face à ce contexte préoccupant, la Chambre d’agriculture de la Nièvre, avec l’aide de différents partenaires (GTV, GDS, laboratoire départemental et le centre de formation Apothi’Care) a organisé une demi-journée d’information à destination des éleveurs bovins. L’objectif de cette rencontre était de sensibiliser les agriculteurs au phénomène d’antibiorésistance, en leur rappelant quelques préconisations permettant d’avoir des animaux en meilleure santé et ainsi de limiter au maximum le recours aux antibiotiques. C’est chez Loïc Coudray, agriculteur à la tête d’un cheptel d’une centaine de vaches charolaises et leur, suite à Saint-Clair sur la commune de Rouy, que cet évènement s’est déroulé. Sensible et particulièrement soucieux du respect du bien-être animal, Loïc porte une vigilance accrue à la santé de son troupeau. Conditions de logement, alimentation et abreuvement de qualité, maîtrise du parasitisme, prévention vaccinale… Loïc met tout en œuvre pour que ses animaux soient en bonne santé dès leur naissance afin de limiter l’utilisation des antibiotiques.
Après un rappel de l’objectif de l’après-midi par Didier Ramet, président de la Chambre d’agriculture, c’est par groupes, pour favoriser les échanges, que les éleveurs présents se sont ensuite rendus sur les différents ateliers. Anne Balthazard vétérinaire à Magny-Cours et membre du GTV a animé un atelier rappelant l’importance de la vaccination dans la prévention des pathologies rencontrées en élevage allaitant. Roger Vandesteen, vétérinaire à Saint-Benin-d’Azy et également membre du GTV a rappelé les bonnes pratiques à adopter au moment du vêlage, étape essentielle au cours de laquelle se joue une bonne partie du devenir de l’animal. L’importance de bonnes conditions de logement a été présentée par Rodolphe Morizot du GDS. Christophe Dagouneau et Charles Duvignaud, conseillers bovins viande à la Chambre d’agriculture ont animé un atelier montrant les impacts d’une alimentation et d’un abreuvement de qualité sur la santé des animaux. Deux ateliers plus novateurs et moins connus des éleveurs étaient également au programme : s’initier aux méthodes alternatives avec une approche de l’aromathérapie par Florence Lardet, formatrice chez Apothi’Care et les clés de réussite d’un antibiogramme par Chantal Audeval du laboratoire départemental.
Après un rappel de l’objectif de l’après-midi par Didier Ramet, président de la Chambre d’agriculture, c’est par groupes, pour favoriser les échanges, que les éleveurs présents se sont ensuite rendus sur les différents ateliers. Anne Balthazard vétérinaire à Magny-Cours et membre du GTV a animé un atelier rappelant l’importance de la vaccination dans la prévention des pathologies rencontrées en élevage allaitant. Roger Vandesteen, vétérinaire à Saint-Benin-d’Azy et également membre du GTV a rappelé les bonnes pratiques à adopter au moment du vêlage, étape essentielle au cours de laquelle se joue une bonne partie du devenir de l’animal. L’importance de bonnes conditions de logement a été présentée par Rodolphe Morizot du GDS. Christophe Dagouneau et Charles Duvignaud, conseillers bovins viande à la Chambre d’agriculture ont animé un atelier montrant les impacts d’une alimentation et d’un abreuvement de qualité sur la santé des animaux. Deux ateliers plus novateurs et moins connus des éleveurs étaient également au programme : s’initier aux méthodes alternatives avec une approche de l’aromathérapie par Florence Lardet, formatrice chez Apothi’Care et les clés de réussite d’un antibiogramme par Chantal Audeval du laboratoire départemental.
L’importance du colostrum
Le veau naît sans défenses immunitaires. Le temps que celles-ci se mettent en place, le colostrum de sa mère constitue sa seule protection. Celui-ci est 3 fois plus riche en énergie, 4 fois plus riche en protéines et 2 fois plus riche en sélénium que le lait. Le colostrum combine fonctions immunitaires, propriétés laxatives et propriétés d’activation du tube digestif. Sa synthèse a lieu pendant les 3 semaines qui précèdent le vêlage. Pendant cette période, la ration des vaches gestantes ne doit souffrir d’aucun déficit. Une complémentation en minéraux, oligoéléments et vitamines est également indispensable et la vaccination en fin de gestation est un plus qui permet d’enrichir le colostrum en anticorps. L’éleveur doit s’assurer de la bonne qualité du colostrum de ses animaux, par exemple à l’aide d’un réfractomètre de Brix. On considère qu’un colostrum est de bonne qualité s’il est supérieur à 27° Brix (équivalent à un colostrum à 100 g/l d’immunoglobulines). Si plus de 60 % des colostrums sont inférieurs à 27° Brix, cela met en évidence un problème d’élevage : la préparation au vêlage est à revoir. Pour favoriser le transfert immunitaire, le veau doit boire, dans les 12 heures qui suivent sa naissance, une grande quantité de colostrum de bonne qualité. L’idéal est d’obtenir une concentration en immunoglobulines de 16 g/l, ce qui correspond à 2 l de colostrum de bonne qualité au minimum. Dans le cas d’une qualité moindre, le veau devra boire plus de colostrum. Des tests sont disponibles pour connaître le transfert immunitaire au moyen d’une prise de sang sur les veaux de 2 à 6 jours. La prise colostrale peut se faire par tétée naturelle. L’évacuation rapide du méconium (effet laxatif du colostrum) et la température corporelle du veau à 24 heures (entre 39 et 39,5 °C) sont les indicateurs qui permettent de s’assurer que le veau a bien tété. La prise colostrale au biberon ou à la sonde peut être utilisée de façon ponctuelle ou lors de problème de transfert immunitaire, pour garantir une quantité suffisante de colostrum bue. Chaque éleveur doit disposer d’un stock de colostrum de bonne qualité congelé afin de remédier aux vaches qui n’en produisent pas suffisamment. Attention, car les sachets de colostrum apportent essentiellement de l’eau et de l’énergie mais assurent une très faible protection immunitaire.