Action syndicale de Nevers
Les agriculteurs bourguignons restent mobilisés !
Après la tenue de la manifestation régionale de Nevers, la semaine dernière, qui aura finalement réuni près de 1000 agriculteurs et 140 tracteurs, le ministère de l’Agriculture se repenche sur les dossiers primordiaux pour l’agriculture des zones intermédiaires.
Le rendez-vous au ministère est acquis et Paris a annoncé s’être remis à la tâche pour expertiser les propositions portées par les agriculteurs de la zone intermédiaire, via la FRSEA Bourgogne, la semaine dernière à Nevers. Trois dossiers sont actuellement sur la table : les modalités de répartition de la future PMTVA, le cahier des charges d’une MAE grandes cultures à destination des producteurs de la zone intermédiaire et le complexe dossier de la fusion des enveloppes ICHN/PHAE.
[INTER]PMTVA : Pas plus de 25 € d’écart entre la 40ème et la 41ème vache.[inter]
Particulièrement impactés par la mise en œuvre initialement prévue de la future PMTVA, les éleveurs spécialisés ont largement fait entendre leur voix à Nevers réclamant le resserrement des soutiens et la mise en œuvre d’un écart maximal de 25 €/animal entre la quarantième et la quarante et unième vache. Des positions relayées le soir même auprès du ministère par Michèle Kirry, préfète de la Nièvre, ainsi que par la FNB et la FNSEA à Paris.
Insistant sur le fait que le ministre de l’Agriculture s’était engagé à mettre en place une réforme au profit des territoires et productions les plus fragiles, ainsi que sur les conséquences dramatiques qu’entraineraient le maintien des perspectives actuelles sur l’économie des exploitations et de la filière, les éleveurs spécialisés ont été entendus, le ministère expertisant à l’heure actuelle la proposition visant à accompagner les 40 premières vaches sur une base de 172 €/animal et les suivantes à 147 €. Un impératif pour maintenir les équilibres d’une enveloppe rabotée de 47 millions d’€ par le ministre entre Cournon et les dernières décisions ministérielles de décembre, à contre-courant des engagements du Président de la République, François Hollande.
[INTER]MAE zones intermédiaires: la Bourgogne fer de lance[inter]
Côté grandes cultures, les responsables professionnels Bourguignons, via la FRSEA Bourgogne ont depuis plusieurs mois maintenant tiré la sonnette d’alarme quant à l’impact désastreux de la mise en place de la majoration des 52 premiers hectares sur le futur DPB. Sur des territoires défavorisés, ce n’est que par l’extension des surfaces cultivées que les producteurs de grandes cultures, par le biais de pratiques extensives et raisonnées, ont pu maintenir un revenu et compenser les faibles potentiels de production de la zone intermédiaire. Dans cette droite ligne de pratiques modernes et adaptées aux objectifs des MAE, la FRSEA Bourgogne, aux côtés des régions voisines, a su porter de nouvelles propositions de cahier des charges adapté aux enjeux locaux et réexpertiser avec le ministère de l’Agriculture à deux reprises au cours du mois écoulé. Là aussi, la rencontre prévue dans les prochains jours devra apporter des réponses concrètes aux producteurs victimes d’une vision tronquée de l’économie des exploitations de grandes cultures.
[INTER]Fusion des enveloppes ICHN/PHAE : le flou règne.[inter]
C’est enfin la mesure où tout reste à venir. A ce jour, un amateurisme difficilement tolérable laisse les éleveurs dans le doute quant à l’accompagnement des handicaps de production et de l’herbe. Si la fusion des enveloppes ICHN et PHAE demeure d’actualité, il n’en reste pas moins que pas une réponse n’est pour le moment apportée sur les modalités de répartition de l’enveloppe qui sera dédiée au financement de cette mesure. Les allocataires initiaux de la PHAE sont dans le flou, la majoration forfaitaire de 70 €/ha annoncée en début d’hiver s’est évaporée et le ministère et les services de l’état se réfugient derrière la perspective d’une enveloppe à 1,1 milliards d’€ en 2019. Mais d’ici là de l’eau sera passée sous les ponts et avec des revenus compris entre 5 000 et 15 000 € par an, les éleveurs ne pourront indéfiniment courber l’échine. Maintenir l’élevage en Bourgogne passe par l’envoi de signaux positifs aux producteurs. Sans message fort du ministère, ils n’auront d’autre choix que celui de la raison et s’orienteront indubitablement vers un abandon de l’élevage au profit d’un retournement massif des praires. La balle est aujourd’hui dans le camp du ministre Le Foll. Dernièrement conforté rue de Varennes, à l’agriculture, il ne lui reste plus qu’à tenter – bien que le mal soit déjà fait – de réconforter les agriculteurs. Action …
[INTER]PMTVA : Pas plus de 25 € d’écart entre la 40ème et la 41ème vache.[inter]
Particulièrement impactés par la mise en œuvre initialement prévue de la future PMTVA, les éleveurs spécialisés ont largement fait entendre leur voix à Nevers réclamant le resserrement des soutiens et la mise en œuvre d’un écart maximal de 25 €/animal entre la quarantième et la quarante et unième vache. Des positions relayées le soir même auprès du ministère par Michèle Kirry, préfète de la Nièvre, ainsi que par la FNB et la FNSEA à Paris.
Insistant sur le fait que le ministre de l’Agriculture s’était engagé à mettre en place une réforme au profit des territoires et productions les plus fragiles, ainsi que sur les conséquences dramatiques qu’entraineraient le maintien des perspectives actuelles sur l’économie des exploitations et de la filière, les éleveurs spécialisés ont été entendus, le ministère expertisant à l’heure actuelle la proposition visant à accompagner les 40 premières vaches sur une base de 172 €/animal et les suivantes à 147 €. Un impératif pour maintenir les équilibres d’une enveloppe rabotée de 47 millions d’€ par le ministre entre Cournon et les dernières décisions ministérielles de décembre, à contre-courant des engagements du Président de la République, François Hollande.
[INTER]MAE zones intermédiaires: la Bourgogne fer de lance[inter]
Côté grandes cultures, les responsables professionnels Bourguignons, via la FRSEA Bourgogne ont depuis plusieurs mois maintenant tiré la sonnette d’alarme quant à l’impact désastreux de la mise en place de la majoration des 52 premiers hectares sur le futur DPB. Sur des territoires défavorisés, ce n’est que par l’extension des surfaces cultivées que les producteurs de grandes cultures, par le biais de pratiques extensives et raisonnées, ont pu maintenir un revenu et compenser les faibles potentiels de production de la zone intermédiaire. Dans cette droite ligne de pratiques modernes et adaptées aux objectifs des MAE, la FRSEA Bourgogne, aux côtés des régions voisines, a su porter de nouvelles propositions de cahier des charges adapté aux enjeux locaux et réexpertiser avec le ministère de l’Agriculture à deux reprises au cours du mois écoulé. Là aussi, la rencontre prévue dans les prochains jours devra apporter des réponses concrètes aux producteurs victimes d’une vision tronquée de l’économie des exploitations de grandes cultures.
[INTER]Fusion des enveloppes ICHN/PHAE : le flou règne.[inter]
C’est enfin la mesure où tout reste à venir. A ce jour, un amateurisme difficilement tolérable laisse les éleveurs dans le doute quant à l’accompagnement des handicaps de production et de l’herbe. Si la fusion des enveloppes ICHN et PHAE demeure d’actualité, il n’en reste pas moins que pas une réponse n’est pour le moment apportée sur les modalités de répartition de l’enveloppe qui sera dédiée au financement de cette mesure. Les allocataires initiaux de la PHAE sont dans le flou, la majoration forfaitaire de 70 €/ha annoncée en début d’hiver s’est évaporée et le ministère et les services de l’état se réfugient derrière la perspective d’une enveloppe à 1,1 milliards d’€ en 2019. Mais d’ici là de l’eau sera passée sous les ponts et avec des revenus compris entre 5 000 et 15 000 € par an, les éleveurs ne pourront indéfiniment courber l’échine. Maintenir l’élevage en Bourgogne passe par l’envoi de signaux positifs aux producteurs. Sans message fort du ministère, ils n’auront d’autre choix que celui de la raison et s’orienteront indubitablement vers un abandon de l’élevage au profit d’un retournement massif des praires. La balle est aujourd’hui dans le camp du ministre Le Foll. Dernièrement conforté rue de Varennes, à l’agriculture, il ne lui reste plus qu’à tenter – bien que le mal soit déjà fait – de réconforter les agriculteurs. Action …