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Vente aux enchères vêlage facile (VF) au Marault

Le top prix est parti à 8 020 euros

La vente aux enchères de taureaux à génisses de la station vêlage facile du Marault s’est déroulée, jeudi 28 janvier, en présence de nombreux visiteurs professionnels. 32 animaux, sur 40 proposés au catalogue, ont trouvé acquéreurs, pour un prix moyen de 3172 euros.
Par Emmanuel Coulombeix
Le top prix est parti à 8 020 euros
D’années en années, la vente aux enchères de taureaux à génisses de la station du Marault connait un succès grandissant. Il y avait encore beaucoup de professionnels autour du ring, le 28 janvier, venus pour voir et souvent pour appuyer sur les boîtiers é
Réduire le temps de travail passé auprès des animaux et diminuer les coûts de production  : ces arguments-phares du programme VF de la station du Marault depuis sept ans, continue à séduire des éleveurs venus de toute la France et même de l’étranger. C’est d’ailleurs un habitué portugais, M. Joao Correia, qui a remporté le top prix de la vente du 28 janvier dernier.
Au terme d’enchères particulièrement serrées, il a acquis Lancelot, pour 8020 euros, ainsi que deux autres taureaux à génisses. Comme lui, 21 élevages, venus autour du ring, ont remporté l’un des 40 animaux présentés, pour un prix moyen de 3 172 euros (les prix allant de 2500 euros, soit la mise à prix, à 4880 euros, hors top prix). Et, comme de coutume, les ventes amiables, dans la stabulation à l’issue des enchères, ont aussi connu un beau succès :
6 autres reproducteurs charolais ont été échangés, pour un prix moyen de 2416 euros... En constante progression, la vente aux enchères annuelle confirme donc l’orientation de la station du Marault qui se positionne comme la station de référence en terme de vêlage facile.

Les choix du Herd Book Charolais
C’est ainsi que le HBC entend faire rimer reproduction et choix génétiques avec performances et innovation. Il propose désormais différentes solutions pour permettre aux éleveurs d’accéder à cette génétique  : non seulement la vente aux enchères de reproducteurs, qui a sélectionné 40 animaux parmi 2000 charolais identifiés en fermes par les experts raciaux du HBC, mais aussi la diffusion de semences d’un nouveau taureau, VF Hashtag, avec des origines à 100% de monte naturelle et peu diffusées jusqu’à maintenant. Il est conseillé sur génisses à utiliser sur des souches précoces pour améliorer le développement squelettique, a une production très régulière et des veaux légers à la naissance qui ont une très bonne pousse par la suite...

Et puis le HBC, dont la sélection des veaux évalués repose sur le niveau génétique de leur ascendance avec une attention particulière sur l’index de facilité de naissance et sur celui de l’aptitude au vêlage, le HBC, donc, innove également. Lors de ces enchères, est apparu l’index de synthèse ISU (voir encadré ci-dessous), dont la race charolaise, contrairement aux autres races à viande, s’était jusqu’alors passée.

Et puis, depuis plusieurs années, le HBC a aussi investi dans la recherche au travers de deux programmes génomiques (Gembal et Degeram), pour améliorer la productivité numérique au travers de la collecte de phénotypes  : préparation au vêlage, comportement de la mère à la naissance, vigueur des veaux, qualité du colostrum, ouverture pelvienne des femelles. La prochaine promotion du programme VF, en 2017, fera donc rentrer en station des animaux génotypés.

ISU : un nouvel index est lancé

Pascal Langevin et Yves Pichard, pour qui c’était la première vente aux enchères VF en tant que présidents respectifs du HBC et de l’OS Charolais France, ont évoqué et expliqué les raisons qui ont poussé la race charolaise à se doter d’un nouvel index, l’ISU, annoncé par Stéphane Billoux, lors de la présentation des reproducteurs sur le ring. L’ISU, ou Index de synthèse unique, a été monté par les éleveurs à l’OS Charolais France, sous l’impulsion du HBC, en lien avec la filière. Il recouvre à 40% la qualité maternelle (dont 30% d’IVMAT), à 40% la morphologie adulte (pointages adultes) et à 20% l’intervalle vêlage/vêlage (indicateur économique). «C’est parlant, ça permet de mettre en avant la rentabilité de la vache.» Pour Pascal Langevin, c’est «un index qui parle, qui n’est pas lié à l’ascendance des produits», sachant qu’un éleveur peut attendre d’une femelle un veau par an et de la morphologie. «C’est un outil supplémentaire, complémentaire des autres index» selon Yves Pichard, qui le compare à «un assistant de l’oeil, un moyen de visualiser la mère du veau». Si le lancement officiel s’est fait ce 28 janvier, avec mention de l’ISU dans le catalogue des reproducteurs de la vente, cet index est déjà bien connu des autres races allaitantes.