Journée « herbe » à Montapas le 10 septembre (2)
«Le sur-semis permet de refaire des prairies dégradées»
La Chambre d’agriculture de la Nièvre organise une journée «herbe», le 10 septembre, chez Denis Adam à Montapas. Il y sera question d’une production performante et abondante 365 jours par an. Deuxième volet de notre série d’articles avant l’événement: Philippe Jaillard, conseiller de la Chambre, présente les atouts et les contraintes de la technique du sur-semis.
[G]Terres de Bourgogne: Le sur-semis, qu’est-ce que c’est?
Philippe Jaillard:[g] [I]«Le sur-semis consiste à réintroduire des semences de graminées ou de légumineuses dans des prairies en place, pour la plupart sans retournement ni désherbage préalable. Cette technique vise à regarnir les parties dégradées de la prairie et, dans un deuxième temps, de réintroduire de meilleures espèces en vue d’améliorer la flore (ray grass, dactyle, fétuque, trèfle...). Le sur-semis est plutôt pratiqué durant les années de forte sécheresse ou de dégradation importante des prairies, de préférence fin-août ou début septembre»[i].
[G]TdB: La technique est-elle courante dans la Nièvre?
P.J.:[g] [I]«J’ai commencé à m’y intéresser, pour la Chambre d’agriculture, entre 2003, qui avait été la plus grosse année de sécheresse de ces dernières années, et 2007, en faisant des constats et mesures sur les premiers essais mis en place par Michel Nicot, éleveur bio à Saint-Martin du Puy. Chez lui, le sur-semis est intégré en technique pure car, étant en bio, il ne peut ni retourner ni désherber. Sinon, dans le département, cela ne se fait que de manière très ponctuelle, le plus souvent lors d’une reprise ou d’un agrandissement d’exploitation et si les prairies sont dégradées»[i].
[G]TdB: Quels sont les investissements et les contraintes?
P.J.:[g] [I]«Il existe des semoirs spécifiques, adaptés aux différents types de sols, et qui coûtent entre 10000 et 40000 euros. A la lumière de mon expérience chez Michel Nicot, j’arrive à la conclusion que le modèle le moins cher, acheté en 2002, reste aujourd’hui le plus efficace. Le 10 septembre à Montapas, Michel Nicot le présentera d’ailleurs au public. La principale contrainte, l’incontournable, c’est la patience!
Le sur-semis ne marche pas à tous les coups: il n’intervient que sur du végétal déjà en place et l’herbe peut avoir des sursauts d’humeur. Si elle redémarre trop vite, elle étouffe les nouvelles pousses semées. Cela dépend de l’année climatique, de la météo, des conditions de sols et du savoir-faire avec le semoir... C’est une technique pointue. Une prairie sur-semée peut ne mettre que 3 ans à se réimplanter! L’avantage, c’est qu’on n’interrompt pas la production de la prairie»[i].
[G]TdB: Compte tenu de ces incertitudes, quel peut être l’intérêt d’utiliser le sur-semis?
P.J.:[g] [I]«A la Chambre d’agriculture, nous avons fait des analyses, des mesures et des contrôles sur trois ans, chez Michel Nicot, entre un semis le 1er septembre 2003 et la récolte au printemps 2005.
Ce qui ressort globalement, pour les bovins, c’est qu’en moyenne nous améliorons de 20% la valeur énergétique du fourrage (UF) et de 30 à 60% la valeur azote.
Et en terme de rendements, nous gagnons entre 20 et 30% supplémentaires de volume. C’est tout bénéfice quand ça réussit...»[i]
[G]TdB: Est-ce que cela pourrait se généraliser dans le département?[g]
[G]P.J.:[g] [I]«Il y a un semoir pour le Morvan et un aux portes de Nevers.
Partout où il y a des prairies naturelles, le sur-semis peut se pratiquer. A chaque type de sol, existe son type de semoir!
En réalité, les éleveurs doivent prendre en compte les contraintes, qu’elles soient environnementales (par exemple, dans le cadre des futures MAE) ou qu’elles soient liées aux sols»[i].
Philippe Jaillard:[g] [I]«Le sur-semis consiste à réintroduire des semences de graminées ou de légumineuses dans des prairies en place, pour la plupart sans retournement ni désherbage préalable. Cette technique vise à regarnir les parties dégradées de la prairie et, dans un deuxième temps, de réintroduire de meilleures espèces en vue d’améliorer la flore (ray grass, dactyle, fétuque, trèfle...). Le sur-semis est plutôt pratiqué durant les années de forte sécheresse ou de dégradation importante des prairies, de préférence fin-août ou début septembre»[i].
[G]TdB: La technique est-elle courante dans la Nièvre?
P.J.:[g] [I]«J’ai commencé à m’y intéresser, pour la Chambre d’agriculture, entre 2003, qui avait été la plus grosse année de sécheresse de ces dernières années, et 2007, en faisant des constats et mesures sur les premiers essais mis en place par Michel Nicot, éleveur bio à Saint-Martin du Puy. Chez lui, le sur-semis est intégré en technique pure car, étant en bio, il ne peut ni retourner ni désherber. Sinon, dans le département, cela ne se fait que de manière très ponctuelle, le plus souvent lors d’une reprise ou d’un agrandissement d’exploitation et si les prairies sont dégradées»[i].
[G]TdB: Quels sont les investissements et les contraintes?
P.J.:[g] [I]«Il existe des semoirs spécifiques, adaptés aux différents types de sols, et qui coûtent entre 10000 et 40000 euros. A la lumière de mon expérience chez Michel Nicot, j’arrive à la conclusion que le modèle le moins cher, acheté en 2002, reste aujourd’hui le plus efficace. Le 10 septembre à Montapas, Michel Nicot le présentera d’ailleurs au public. La principale contrainte, l’incontournable, c’est la patience!
Le sur-semis ne marche pas à tous les coups: il n’intervient que sur du végétal déjà en place et l’herbe peut avoir des sursauts d’humeur. Si elle redémarre trop vite, elle étouffe les nouvelles pousses semées. Cela dépend de l’année climatique, de la météo, des conditions de sols et du savoir-faire avec le semoir... C’est une technique pointue. Une prairie sur-semée peut ne mettre que 3 ans à se réimplanter! L’avantage, c’est qu’on n’interrompt pas la production de la prairie»[i].
[G]TdB: Compte tenu de ces incertitudes, quel peut être l’intérêt d’utiliser le sur-semis?
P.J.:[g] [I]«A la Chambre d’agriculture, nous avons fait des analyses, des mesures et des contrôles sur trois ans, chez Michel Nicot, entre un semis le 1er septembre 2003 et la récolte au printemps 2005.
Ce qui ressort globalement, pour les bovins, c’est qu’en moyenne nous améliorons de 20% la valeur énergétique du fourrage (UF) et de 30 à 60% la valeur azote.
Et en terme de rendements, nous gagnons entre 20 et 30% supplémentaires de volume. C’est tout bénéfice quand ça réussit...»[i]
[G]TdB: Est-ce que cela pourrait se généraliser dans le département?[g]
[G]P.J.:[g] [I]«Il y a un semoir pour le Morvan et un aux portes de Nevers.
Partout où il y a des prairies naturelles, le sur-semis peut se pratiquer. A chaque type de sol, existe son type de semoir!
En réalité, les éleveurs doivent prendre en compte les contraintes, qu’elles soient environnementales (par exemple, dans le cadre des futures MAE) ou qu’elles soient liées aux sols»[i].
Clamecy Un nouveau sous-préfet
Nicolas Regny a été nommé sous-préfet de l’arrondissement de Clamecy, le 21 juillet dernier. Il remplace à ce poste Jean-Marie Huftier, parti en retraite il y a de cela plusieurs mois. Nicolas Regny arrive de la préfecture de la Haute-Marne, où il était directeur des services du cabinet depuis 2011. Avant cela, son parcours professionnel l’a mené de la préfecture du Loir-et-Cher (1996-2000) en tant que chef du bureau de la communication et de la documentation, à la préfecture de l’Isère où il a été nommé chef-adjoint du bureau du cabinet (2000) puis chef du service interministériel de défense et de protection civiles (2004). Le nouveau sous-préfet de Clamecy est né le 10 avril 1967 à Roanne (Loire). Après son diplôme de l’Institut d’études politiques (IEP) de Lyon (1988), il a passé une maîtrise d’Administration économique et sociale (AES) à l’Université Lyon 2 (1989) et a été admis à l’Institut régional d’administration (IRA) de Lyon (1993-1994).