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Il a été coupé à Brassy

Le sapin de Noël de l’Élysée fait la fierté des producteurs du Morvan

Pour la 7è année consécutive, le choix de la Présidence de la République s’est porté sur un sapin de Noël élevé et abattu dans le Morvan, qui ornera la cour d’honneur du palais. Le 16 décembre à 19h, il sera officiellement illuminé.
Par Ma signature
Le sapin de Noël de l’Élysée fait la fierté des producteurs du Morvan
A Brassy, Jean-Christophe Bonin a tronçonné le sapin présidentiel, le 24 novembre dernier (photo Val’Hor).
Alors que la saison de coupe se poursuit dans le Morvan, où l’on expédie les sapins qui décoreront les foyers français d’ici Noël,  le Palais de l’Elysée s’apprête à recevoir le sien, qui sera officiellement illuminé le 16 décembre et au pied duquel les enfants invités au Noël de l’Elysée déballeront leurs cadeaux. Pour la 7ème fois, le roi des forêts choisi pour trôner sous les ors de la République, est issu du Morvan. Cette année, il a été commandé et tronçonné, le 24 novembre dernier, par le producteur Jean-Christophe Bonin, établi sur la commune de Brassy. Arrivé à pleine maturité, le résineux mesure 12 mètres de haut, pèse 2 tonnes, affiche 6 mètres d’envergure  : des mensurations hors normes pour un client prestigieux dont le souci de représentation de l’excellence française se vérifie dans l’appel à des producteurs chevronnés.

Jusqu’à fin janvier
Le Nordmann morvandiau, décorera la cour de la Présidence de la République, à partir du 16 décembre donc, et restera en place jusqu’à la fin du mois de janvier. Il sera installé la veille, le 15 décembre et mis en lumière par les petites mains élyséennes, après un périple qui n’a rien d’un long fleuve tranquille. Compte tenu de ses dimensions, le sapin de Jean-Christophe Bonin suit un parcours épique, qui le conduit de Brassy à Paris, avec escale à Auxerre où les Voies navigables de France (VNF) se chargent de son acheminement fluvial jusque dans la capitale. Son arrivée est prévue le 8 décembre sur le quai des Champs-Elysées.

Partenariat Val’hor et AFSNN
Depuis 2007, Val’hor -l’interprofession de l’horticulture et de la fleuristerie et du paysage dont dépendent les producteurs de sapins de Noël- et l’Association française du sapin de Noël naturel (AFSNN), œuvrent en partenariat pour fournir officiellement non pas «le» mais «les» sapins qui ornent la Présidence de la République, à la fois dans la cour mais aussi dans la salle des fêtes de l’Elysée. Selon les deux structures, le remarquable Nordmann qui a été choisi cette année pour la Cour du palais «est à l’image de toute la passion que mettent les producteurs morvandiaux dans la culture du sapin. Elaboré dans le cadre d’une production raisonnée..., il illustre parfaitement l’excellence et le savoir-faire de nos producteurs locaux».

"Le marché du sapin de Noël 2014 se présente plutôt bien»

- Comment s’est déroulée l’année pour les producteurs de sapins naturels ?
«Globalement, nous avons disposé de conditions plutôt bonnes, marquées par des pluies abondantes et un automne chaud. En vérité, il nous faudrait un peu de froid maintenant pour que les sapins qui orneront Noël 2014 soient au mieux. Pour les ménages, l’idéal sera de pouvoir éviter de surchauffer la pièce dans laquelle ils installeront leur sapin et de conserver une bonne hygrométrie».

- Quelles sont les tendances de marché pour cette année ?
«La tendance de marché est stable, similaire à celle de l’an passé où 5,6 millions de sapins naturels ont été achetés en France. Le sapin naturel reste largement majoritaire dans notre pays. La commande de nos acheteurs est bonne et les prix se tiennent. Il faudra bien sûr surveiller les ventes finales aux particuliers. Le sapin de Noël reste un symbole incontournable et apparemment les arbitrages budgétaires des ménages ne se font pas à ce niveau. On pourra peut-être constater une réduction de la taille achetée et peut-être aussi une légère préférence pour une variété moins chère, mais rien n’est sûr. De façon générale, l’achat du sapin s’anticipe et il est intéressant de remarquer qu’en 2013, ce sont les spécialistes de la vente de végétaux qui ont profité de cette période, plus que la distribution généraliste. Autre fait marquant: les consommateurs portent une plus grande importance au recyclage».

- Et pour l’avenir ?
«L’enjeu se situera sur la capacité à maintenir des niveaux de prix raisonnables en dépit de la hausse continue des intrants et produits annexes. Les producteurs vont devoir faire des efforts, notamment pour que le sapin français reste une priorité comme acte d’achat des consommateurs. Sur ce plan, les réseaux de distribution jouent bien le jeu en privilégiant la proximité de production avec les sapins naturels produits en France».