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Mécanisation

Le robot Traxx est prêt !

Le concessionnaire Richy a invité les viticulteurs au lancement en avant-première, quelques jours avant le Sitevi de Montpellier, de l’enjambeur autonome Traxx de marque Exxact Robotics (Exel Industrie). La curiosité des professionnels pour ce produit est réelle.

Par David Bessenay
Le robot Traxx est prêt !
Le robot autonome Traxx est équipé d’un moteur diesel et d’un réservoir d’une capacité de 110 litres.

Les plus fidèles des journées de démonstration ne découvraient pas le robot pour la première fois, à l'occasion de cette démonstration organisée par Richy le 20 novembre à Davayé, en Saône-et-Loire, puisque l’enjambeur Traxx a déjà « tourné » sur le territoire. Et pour cause : « ce n’est pas seulement une machine, c’est le fruit de plusieurs années de recherches, d’essais dans des exploitations, d’échanges constants avec les professionnels de terrain, conçu main dans la main avec celles et ceux qui protègent les vignes au quotidien », précise François Duboz responsable commercial de Tecnoma. Si la marque avait choisi Davayé pour dévoiler son nouveau bijou, « c’est parce que le concessionnaire a été moteur par rapport au développement de la machine. Il y a une vraie attente de leur part », poursuit-il.

L’aTRAXXion du jour ! 

Richard Devevey, responsable commercial chez Richy, confirme : « C’est notre rôle de participer au développement des machines, on doit défendre et anticiper les marchés de demain ». Et de rappeler qu’il y a 45 ans, à l’arrivée de la machine à vendanger, certains pensaient qu’elle n’avait aucun avenir…. « Les robots autonomes vont continuer à évoluer techniquement, réglementairement », sont convaincus les deux professionnels qui veulent effacer tout scepticisme. « Au-delà de la performance technique, ce robot incarne une vision : celle d’une viticulture de la technologie qui libère du temps pour ce qui compte vraiment », renchérit François Duboz, directeur du Domaine jurassien de la Pinte.

Car en cette période où la filière est grandement chahutée, se pose la question des capacités d’investissement des acteurs. « Je ne le vois pas comme ça. C’est un gain de temps. Le vigneron peut effectuer des tâches à plus forte valeur ajoutée pendant ce temps », argumente encore le responsable commercial.

Le moment des présentations

La « bête » en question, c’est un outil relativement compact (3,16 m de long, 1,55 m de large et 2,10 m de haut) qui enjambe un rang, capable de travailler sur vignes étroites comme sur vignes larges et qui accueille tout type d’outils de travail du sol : interceps, disques émotteurs, disques crénelés, étoiles Kress, en attendant à terme de recevoir la pulvérisation.

Traxx assimile bien la pente (30 %) et les dévers (10 %) et son rayon de braquage ne dépasse pas 5 mètres ce qui en fait un véhicule relativement agile.

Une attention toute particulière a été portée à l’aspect sécuritaire de ce véhicule qui peut rouler à 6 km/h. Il est équipé à la fois de bumpers de haute sensibilité (à l’avant et à l’arrière) et d’un Lidar, ce qui assure des arrêts d’urgence si nécessaire.

Guidage facile

L’enjeu de ce nouvel outil qui dispose d’une autonomie d’environ 30/35 heures, c’est le guidage. « C’est un système de guidage ergonomique, facile à prendre en main dans un environnement rassurant pour le viticulteur », résume Guillaume Paire, spécialiste R & D pour Exxact Robotics. Deux possibilités sont proposées : la télécommande pour une gestion manuelle simple et instinctive avec une portée de 200 mètres, ou une interface sur smartphone qui permet d’assurer le suivi de la mission en cours et l’état d’avancement des travaux.

Les acquéreurs ne sont pas lâchés dans la nature avec leur nouvel outil mais accompagnés, à commencer pour ce qui concerne l’arpentage des parcelles du domaine. La maison Richy a décidé de faire l’acquisition d‘une machine, qui permettra aux vignerons du secteur de faire des tests grandeur nature. « Aujourd’hui nous ne lançons pas seulement un produit, nous ouvrons un chapitre dans lequel la tradition et l’innovation marchent ensemble et où l’humain reste au centre », conclut François Duboz.

La curiosité autour de ce nouvel outil est réelle.