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Vitagora

Le préfet découvre le pôle de compétitivité agroalimentaire

Éric Delzant, a assisté la semaine dernière à une présentation du développement et des enjeux de Vitagora.
Par Ma signature
Le préfet découvre le pôle de compétitivité agroalimentaire
Pierre Guez directeur général de Dijon Céréales et président de Vitagora, Valérie Vuillemot, Directrice Générale Dijon Céréales Meunerie et Eric Delzant, Préfet de Bourgogne.
Vitagora, pôle de compétitivité tri-régional (Bourgogne, Franche-Comté et Île-de-France), regroupe un réseau de 190 adhérents - grandes entreprises, PME, laboratoires de recherche publics ou privés et acteurs de formation. Classé «très performant» par l’étude d’évaluation des pôles de compétitivité en 2012, Vitagora a pour mission de favoriser la croissance de ses adhérents par le développement de produits et services innovants, afin d’attaquer des marchés alimentaires à haute valeur ajoutée, en France et à l’export.
A ce jour, le pôle a labellisé un total de 140 projets de R&D collaboratifs. Ces projets représentent des investissements de plus de 200 millions d’euros et visent la création de chiffres d’affaires additionnels de 900 millions d’euros et 370 emplois au sein des entreprises partenaires des projets.

Cinq entreprises témoignent
En présence d’Eric Delzant, préfet de Bourgogne, et sur invitation de Pierre Guez, directeur général de Dijon Céréales et président de Vitagora, cinq entreprises, des PME innovantes aux grands groupes industriels, ont expliqué le pourquoi de leur adhésion au pôle de compétitivité Vitagora. Parmi les retombées directes et indirectes de leur implication dans le pôle de compétitivité, elles ont cité l’effet de catalyseur et d’accélérateur du pôle pour faire émerger des projets d’innovation entre acteurs de son réseau, que ce soit entre industriels et chercheurs, entre PME et grands groupes, ou même entre acteurs de filières très éloignées. Les intervenants étaient également unanimes sur l’intérêt que présentait leur participation à des projets d’innovation collaboratifs, permettant à certains de démontrer leur savoir-faire, de gagner en légitimité et en visibilité, mais aussi de monter en compétences, facteur-clé pour instaurer une culture d’innovation au sein de l’entreprise. Le rendez-vous s’est conclu par la présentation des retombées concrètes d’une démarche de structuration de la filière blé-farine-pain, initiée par Vitagora, avec une visite guidée du Moulin Decollogne à Aiserey et une dégustation du pain G-Nutrition, issu de Farine +, le premier projet de recherche et de développement labellisé par Vitagora.

Commentaires
Patrice Arbault (président de Nexidia) : «Quelles sont les perspectives d’une TPE telle que Nexidia au sein d’un pôle de compétitivité ? La première chose est la valeur du réseau : rencontrer de grands donneurs d’ordre et avoir des contrats directement avec ces sociétés. La seconde, c’est de participer à des projets et de démontrer notre savoir-faire. La troisième chose, c’est d’y participer dans une voie d’internationalisation, de développement de la société et de recherche de capitaux».
Thierry Coutureau (responsable recherche pour le Groupe Seb) : «Nous nous sommes appuyés sur Vitagora pour être mis en relation avec un grand réseau afin d’acquérir très rapidement des compétences dans de nombreux domaines, nécessaires pour monter des projets collaboratifs. Ceci a permis de rattraper du retard et même de prendre des longueurs d’avance, notamment dans les domaines de la cuisson du riz et du digital appliqué à la cuisine. Sans Vitagora, nous serions beaucoup moins avancés à ce jour».
Michel Paindavoine (directeur de Global Sensing Technologies) : «Nous avons monté notre premier projet FUI, Neuro-DSP en 2013. Sans Vitagora, nous n’aurons jamais pu monter ce projet. Le pôle nous a permis de nouer des liens avec des partenaires locaux, PME et grands groupes. Deux nouveaux projets FUI auxquels nous participons s’apprêtent à être lancés : Iris+ et Damav. Cette fois-ci, le pôle nous a permis d’être mis en relation avec des partenaires situés sur l’ensemble du territoire national et au sein de diverses filières industrielles : les Laboratoires Goémar en Bretagne, Orange en Ile-de-France, ou même Airbus et Novadem, deux entreprises de la filière aérospatiale situées dans le Sud de la France».

Arnaud Sabatier, PDG de Salaisons Sabatier : «Participer aux projets Emac et Valeco² nous a ouvert des perspectives de développement auxquelles on ne s’attendait pas : par exemple, faire monter en compétences notre entreprise par l’embauche d’ingénieurs. Le manque d’encadrement dans les PME est en effet une grosse problématique. Participer à des projets permet de  répondre à cette problématique, à la fois au niveau de la R&D mais aussi sur le plan commercial, puisqu’il faut savoir vendre nos innovations».
Valérie Vuillemot (directrice Générale de Dijon Céréales Meunerie) : «Le projet FUI Farine+, ce n’est pas un seul produit mais un ensemble d’avancées technologiques au profit de la filière blé-farine-pain. Il s’agit aussi d’une ouverture vers de nouveaux marchés, dont les marchés de la Silver Economie, voire même des marchés qui restent à créer».