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315 milliards pour la relance de l’investissement en Europe

Le pari de Jean-Claude Juncker

Par Ma signature
Jean-Claude Juncker, président de la nouvelle commission européenne a dévoilé mercredi dernier sa stratégie de relance de l’économie européenne, en panne après des années de crise. Ce plan prévoit de créer jusqu’à 1,3 millions d’emplois supplémentaires d’ici la fin de 2017 et d’ajouter 300 à 400 milliards de PIB à la richesse de l’Union européenne, soit 2,3% de croissance en plus.
L’instrument c’est un nouveau fonds : le fonds européen pour les instruments stratégiques (FEIS), placé sous le contrôle de la Commission européenne et confié à la Banque européenne pour l’investissement (BEI), les deux assumant le risque puisque les 21 milliards de fonds publics européens déjà programmés viennent d’une part (16 milliards) directement du budget de l’Union européenne (dont la moitié en capital) et d’autre part, 5 milliards de la BEI.
Cette mise de fonds devrait attirer et garantir les 315 milliards d’investissements privés visés, sans engagement budgétaire des Etats, donc en ayant recours ni au déficit, ni à la dette.
«C’est le plus gros effort récent entrepris par l’Europe pour l’investissement. Pour chaque euro mis dans ce programme, on va générer 15 euros pour la recherche et développement ou les infrastructures» a précisé Jean-Claude Juncker. Et de fait, les financement iraient en priorité à des projets d’infrastructures énergétique, numérique ou de transport.