Conseil national FNPL
Le Paquet lait en questions et réponses
Comme chaque année, le Conseil national de la Fédération nationale des producteurs de lait a réuni tous les responsables des sections lait régionales et départementales. En réflexion : le paquet lait et ses incidences. Deux représentants professionnels bourguignons commentent cette réunion. Entretien avec Nathalie Mairet, administratrice FNPL et Nadine Darlot, responsable régionale lait.
[G]TdB : Le Paquet lait est présenté comme un outil de gestion de la fin des quotas, une perspective qui inquiète beaucoup de producteurs, quel regard portez-vous sur ses dispositions, comment en évaluez-vous la portée ?
Nathalie Mairet :[g] [I]«D'abord il faut dire que ce Conseil national a été très constructif. Tout le monde va dans le même sens et travaille à forger l'avenir de la production. Ce qui se construit en ce moment est très important pour les producteurs de lait, nous avançons sur les contrats et sur les organisations de producteurs. Tous les obstacles juridiques ne sont pas levés, mais nous avons demandé au ministère de l'Agriculture d'intervenir pour simplifier ce cadre juridique et faciliter la création des OP».
[i]
[G]Nadine Darlot : [g][I]«Ce que l'on peut en retenir c'est l'important effort de structuration de la filière, qui doit amener les producteurs à renforcer leur position dans la chaîne d'approvisionnement. Il s'agit de se préparer aux évolutions des marchés après la fin des quotas. Mais en parallèle on se trouve aujourd'hui face à un risque majeur : les recommandations sur le prix du lait obtenues de haute lutte sont mises à l'index par les instances européennes qui voient là un outil de contournement des règles de la concurrence. Dès janvier on ne pourra plus communiquer sur le prix du lait».[i]
[G]TdB : Le marché mondial du lait est porteur, mais la concurrence est déjà forte, quel avenir pour la production française dans ce contexte ?
Nathalie Mairet :[g][I] «Les marchés se reprennent bien, ce qui pourrait amener un accroissement de la production avec le risque d'un effet négatif sur les prix. Dans ce contexte, il est d'autant plus important de trouver un système collectif qui évite les dérapages, car le marché sera exposé à une plus forte volatilité. C'est tout l'enjeu de l'évolution de l'interprofession».[i]
[G]Nadine Darlot : [g][I]«On peut craindre que le Paquet lait, au niveau des indicateurs du prix du lait, ne mette à mal tout ce qui a été construit depuis quinze ans, de quoi porter un coup au moral. Cependant notre position est favorable, tant sur le plan de l'évolution des marchés mondiaux avec une demande croissante attendue des pays émergents, que sur celui du contexte de notre production en France, comme en Europe, du point de vue du climat et des sols. Ces avantages pédoclimatiques nous permettent une autonomie alimentaire et facilitent la gestion des effluents, nous pouvons ainsi être compétitifs et nous préparer aux évolutions du marché»[i].
Nathalie Mairet :[g] [I]«D'abord il faut dire que ce Conseil national a été très constructif. Tout le monde va dans le même sens et travaille à forger l'avenir de la production. Ce qui se construit en ce moment est très important pour les producteurs de lait, nous avançons sur les contrats et sur les organisations de producteurs. Tous les obstacles juridiques ne sont pas levés, mais nous avons demandé au ministère de l'Agriculture d'intervenir pour simplifier ce cadre juridique et faciliter la création des OP».
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[G]Nadine Darlot : [g][I]«Ce que l'on peut en retenir c'est l'important effort de structuration de la filière, qui doit amener les producteurs à renforcer leur position dans la chaîne d'approvisionnement. Il s'agit de se préparer aux évolutions des marchés après la fin des quotas. Mais en parallèle on se trouve aujourd'hui face à un risque majeur : les recommandations sur le prix du lait obtenues de haute lutte sont mises à l'index par les instances européennes qui voient là un outil de contournement des règles de la concurrence. Dès janvier on ne pourra plus communiquer sur le prix du lait».[i]
[G]TdB : Le marché mondial du lait est porteur, mais la concurrence est déjà forte, quel avenir pour la production française dans ce contexte ?
Nathalie Mairet :[g][I] «Les marchés se reprennent bien, ce qui pourrait amener un accroissement de la production avec le risque d'un effet négatif sur les prix. Dans ce contexte, il est d'autant plus important de trouver un système collectif qui évite les dérapages, car le marché sera exposé à une plus forte volatilité. C'est tout l'enjeu de l'évolution de l'interprofession».[i]
[G]Nadine Darlot : [g][I]«On peut craindre que le Paquet lait, au niveau des indicateurs du prix du lait, ne mette à mal tout ce qui a été construit depuis quinze ans, de quoi porter un coup au moral. Cependant notre position est favorable, tant sur le plan de l'évolution des marchés mondiaux avec une demande croissante attendue des pays émergents, que sur celui du contexte de notre production en France, comme en Europe, du point de vue du climat et des sols. Ces avantages pédoclimatiques nous permettent une autonomie alimentaire et facilitent la gestion des effluents, nous pouvons ainsi être compétitifs et nous préparer aux évolutions du marché»[i].
Un outil d'avenir ?
Le Paquet lait vise à assurer un avenir à long terme du secteur laitier et à prendre le relais des quotas laitiers que l'UE abolira en 2015. Le Paquet prévoit des contrats écrits entre producteurs et transformateurs de lait et la possibilité de négociations collectives des termes de contrat via les organisations de producteurs.
Il définit de nouvelles règles européennes pour les organisations inter-branches, permettant aux acteurs de la chaîne du lait de dialoguer et de mener certaines activités. Il comporte une série de mesures en faveur de la transparence. Il s'appliquera jusqu'à la mi-2020, mais la commission européenne fera un rapport sur la situation du marché et l'application des mesures dès 2014 et 2018.